La Poste se modernise. Un robot chariot suivant automatiquement le facteur est en cours de test à Montpellier pour un déploiement plus global d’ici la fin de l’année.

Crédit photo : N. Bonzom / Maxele Presse

Si l’on a été bercé par les films de science-fiction et d’anticipation des années 80/90, alors le soulèvement des robots pourrait paraître quelque peu décevant. Loin de correspondre aux stéréotypes de ces derniers, leurs premiers pas dans notre monde les montrent plutôt brinquebalants et quelque peu… sous-doués.

Cela ne les empêche pas pour autant de pouvoir se montrer utiles aux Hommes. La Poste en est convaincue et commence déjà ses premiers tests en France afin d’aider les facteurs dans leur tâche.

Hector, le robot chariot de La Poste

À Montpellier, certains facteurs sont en effet accompagnés dans leur tournée d’une nouvelle aide : un robot chariot. Baptisé « Hector » pour l’homme suivi par la caméra de France 3, il suit automatiquement les jambes de son maître pour libérer ses bras et faciliter la distribution du courrier.

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Ce chariot automatisé a évidemment le grand intérêt de pouvoir porter jusqu’à 150 kilos de colis et autres lettres, permettant un rendement supérieur à chaque facteur. Il marche qui plus est sur batterie, un gain non négligeable pour l’environnement donc.

Interrogé par France 3, un responsable de La Poste met en avant qu’avec le développement du e-commerce, La Poste devrait une nouvelle fois connaître « une croissance à deux chiffres » et que ces robots permettront d’optimiser les livraisons en milieu urbain.

Inquiétude des syndicats

Peur d’un grand remplacement final pour les travailleurs syndiqués ? Loin de là. Un représentant de la CGT avance plutôt une inquiétude concernant les dirigeants de La Poste eux-mêmes et leurs attentes, de manière à ce que les agents n’aient pas « 20 kilomètres à courir derrière un robot suiveur ».

De nouvelles organisations du travail sont donc attendues avec le déploiement de cette nouvelle flotte de robots suiveurs. Leur expansion plus globale est attendue pour la fin de l’année dans les grandes agglomérations françaises.