Perplexity lance une plateforme « local-first », mais attention à la config nécessaire pour en profiter

 
Perplexity a annoncé Portable Computer, une plateforme « local-first » conçue pour permettre l’exécution d’agents IA sur le matériel détenu localement par l’utilisateur. Une nouveauté qui implique toutefois d’avoir accès à une configuration particulièrement costaude.
Les mini supercalculateurs DGX Spark semblent tout désignés pour tirer parti de la nouvelle plateforme locale de Perplexity // Source : Nvidia

Profiter d’agents IA capables de calculer toutes leurs tâches localement, en ne recourant au cloud que lorsqu’une tâche dépasse les capacités locales, et toujours avec l’accord de l’utilisateur. L’idée est loin d’être nouvelle, mais elle s’est frayé un chemin jusque chez Perplexity, qui annonce cette semaine sa nouvelle plateforme Portable Computer.

Cette plateforme « local-first » est conçue pour l’exécution locale d’agents IA directement sur le matériel de l’utilisateur. L’objectif est double : réduire la facture de tokens, mais aussi lutter contre la fuite de données privées vers des serveurs distants.

Perplexity négocie le virage de l’IA locale, en misant sur une approche hybride

Comme le précise Perplexity dans un article de blog, le modèle, le harnais (« harness » en anglais, c’est-à-dire la structure qui transforme un modèle de langage en agent capable de mener à bien les tâches qu’on lui confie) et l’historique des conversations restent ainsi sur la machine locale ; tandis que les fonctions nécessitant l’extérieur (recherche web, connecteurs, appel à un modèle cloud plus puissant) ne sont activées qu’avec l’accord explicite de l’utilisateur.

Pour le formuler autrement, le système fonctionne dans un environnement isolé (votre machine) et peut accéder à des outils tels que Gmail ou GitHub sans transférer de données sensibles à des serveurs tiers. Cependant, si une requête dépasse les capacités de traitement local de la plateforme, Portable Computer vous demande alors la permission de passer à un modèle plus puissant, cette fois dans le cloud.

Reste une limite que Perplexity reconnaît elle-même : les modèles compacts qui tournent en local restent en retrait des modèles de pointe sur les tâches de raisonnement les plus difficiles, comme le code complexe. Le passage ponctuel vers le cloud réduit l’écart sans le combler totalement. Pour du travail vraiment exigeant, on reste donc tributaire des serveurs distants.

Une plateforme pour l’instant exclusive aux configurations Nvidia

Cette approche principalement locale implique en revanche une configuration puissante. Perplexity ne cache pas que sa plateforme est principalement conçue pour fonctionner sur les mini supercalculateurs Nvidia DGX Spark. Perplexity explique d’ailleurs que sa plateforme est conçue pour l’architecture CUDA de Nvidia.

Si vous n’avez pas de DGX Spark, la firme requiert alors une carte graphique RTX dotée d’au moins 24 Go de mémoire vidéo, c’est-à-dire une RTX 3090, une RTX 4090 ou une RTX 5090, les seules cartes grand public à embarquer autant de mémoire.

On apprend par ailleurs que la plateforme ne fonctionne pour l’instant que sous Linux. Une version Windows est évoquée pour septembre, mais aucune compatibilité avec les Mac et MacBook n’est pour l’instant prévue.

Son accès est enfin réservé aux abonnés des formules Pro, Max et Enterprise de Perplexity, qui évoque pour l’instant deux modèles d’IA disponibles : Qwen 3.8 27B et PPLX 27B, une version post-entraînée de Qwen 3.8.


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