Projet Pegasus : les smartphones d’Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe auraient été visés par les services secrets marocains

Une tempête diplomatique se prépare

 

Le président français, Emmanuel Macron, figurait parmi les cibles des services secrets marocains. Ils ont également visé également les anciens premiers ministres de France, Belgique et d'Algérie.

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron // Source : AFP

L’affaire Pegasus continue de faire l’actualité. Pour rappel, le projet à but non lucratif Forbidden Stories, avec l’aide de 16 médias, ont révélé avoir trouvé des traces de logiciels espions fabriqués par la société de surveillance israélienne NSO Group sur des smartphones de journalistes, militants, dissidents ou encore des opposants politiques.

Ce logiciel aspire l’ensemble des données du smartphone : photographies, vidéos, carnet d’adresses, localisations… mais aussi les messages chiffrés dans des applications comme Signal ou WhatsApp. Il vise tous les appareils, Windows, Android et même la dernière version de l’OS de l’iPhone.

Emmanuel Macron aurait été surveillé par le Maroc

On savait que le Maroc était dans la liste des clients de NSO Group. On sait désormais que le Maroc a tenté d’accéder au téléphone portable du président français Emmanuel Macron à l’aide du logiciel espion Pegasus, c’est en tout ce que déclare le journal Le Monde.

On a également retrouvé des numéros de téléphone appartenant à d’anciens Premiers ministres belges et actuel président du Conseil européen, Charles Michel, ainsi l’ancien Premier ministre français Edouard Philippe et l’ancien Premier ministre algérien Noureddine Bedoui. Si ces informations se confirment, Rabat pourrait se retrouver plongé dans une gigantesque tempête diplomatique avec ses principaux alliés internationaux.

Pour l’instant, le parquet de Paris a été le premier organe judiciaire à ouvrir une enquête sur l’espionnage de deux journalistes du site français Mediapart – avant que la nouvelle de la tentative de piratage du président Macron ne soit connue – dans le cadre des révélations de l’enquête Projet Pegasus, menée par l’organisation à but non lucratif Forbidden Stories en collaboration avec un consortium international de 16 médias, dont Le Monde, The Guardian mais aussi The Washington Post.

La France enquête, le Maroc dément

« Si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves« , a déclaré l’Elysée. Selon Le Monde, parmi les plus de 10 000 téléphones que les services secrets marocains ont tenté d’espionner depuis 2017, il y en avait un qu’Emmanuel Macron utilise régulièrement, ce qui aurait pu leur donner accès à des conversations privées et à des informations confidentielles du président français depuis mars 2019. Outre Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Edouard Philippe, les numéros d’au moins 14 ministres et anciens ministres français – et même certains de leurs proches – sont apparus. Précisons néanmoins que sans une analyse technique détaillée des appareils, il est impossible de savoir si les services secrets ont réussi à installer les logiciels espions.

Rabat dément avoir utilisé le logiciel Pegasus et a qualifié de « fausse » l’enquête de Forbidden Stories et de ses partenaires, qui suggèrent que les services du Royaume avaient infiltré les téléphones de plusieurs personnalités étrangères, ainsi que de nombreux militants, dissidents et journalistes de diverses nationalités.

Amnesty International et le projet à but non lucratif Forbidden Stories ont révélé avoir trouvé des traces de logiciels espions fabriqués par la société de surveillance israélienne NSO Group sur des iPhone qui exécutent la…
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