Les notifications à outrance peuvent devenir un fléau. On peut bien entendu les couper. Mais on aimerait surtout qu’elles deviennent plus pertinentes et plus adaptées à notre usage.

Vous avez 146 interactions sur Twitter

Si vous avez une tablette Android, vous avez sans doute déjà vécu cela. Vous ne l’avez pas utilisée depuis deux ou trois jours, elle s’est déchargée, et vous la rallumez. Vous attendez quelques secondes après le démarrage, et la voilà qui croule sous le poids des notifications. Tout ce qui s’est passé ces trois derniers jours dans votre vie numérique, tout se bouscule sur votre écran. Pour peu qu’elle soit équipée d’un vibreur, elle pourrait avancer toute seule vers le bord de la table de salon.

Et s’il s’agissait de notifications que vous avez ratées, ce serait certes toujours aussi agaçant, mais au moins utile. Mais non, dans bien des cas, ces notifications vous les avez déjà vues sur d’autres appareils, vous les avez même déjà traitées la plupart du temps. Il y a quelque chose qui cloche, fondamentalement, dans la manière dont nous sommes notifiés de nos mises à jour, et ce problème tient autant de notre façon de laisser entrer ces alertes, que de la manière intrusive dont elles polluent littéralement nos interfaces.

Un contrôle à exercer soi-même

Une part de la responsabilité nous incombe certainement. À force de multiplier les comptes de réseaux sociaux, de messagerie instantanée, les fils d’actualité, ou même les jeux, on s’expose évidemment à un flux d’alertes que l’on peut contrôler, bien que cela nécessite un investissement franchement fastidieux. Que ce soit au niveau du système ou à l’intérieur des applications en question, pas toujours facile de trouver où désactiver quoi et pour qui. Les réseaux sociaux adorent changer leur interface régulièrement, et il est aisé de se perdre dans leurs paramètres de confidentialité, ou tout simplement d’avoir autre chose à faire que d’établir un système pertinent.

Alors on laisse tomber et on subit. Alertes pour des messages que l’on a déjà vus, badges mal synchronisés, sonnerie qui bippe sur 5 appareils différents alors qu’on suit déjà la conversation sur un appareil, rien ne nous est épargné. Et ce n’est pas que leur multiplication : il y aurait également un gros travail à faire sur la façon dont elles s’affichent, sans trop se gêner à couvrir le contenu que l’on est en train de consulter. Oui, figurez vous qu’il nous arrive d’utiliser la partie supérieure ou le coin inférieur droit de nos écrans.


Le machine learning : une solution ?

On ne veut pas tout couper, même si ça fait du bien de temps en temps, et on peine à s’investir dans un contrôle plus fin de nos alertes quotidiennes. Un problème sans solution ? Pas tout à fait. Pourquoi, par exemple, ne pas mettre mieux à contribution le « machine learning » à la mode sur nos appareils pour mieux apprendre à nous connaître, savoir plus précisément ce dont on veut être alerté, quand et comment. Nos smartphones et ordinateurs intègrent des assistants personnels, certains sont même équipés de puces dédiées à l’intelligence artificielle. Les réseaux sociaux font appel à des algorithmes de plus en plus complexes pour déterminer ce qu’il nous intéresse de voir dans nos flux. Il y a sans doute là dedans la possibilité, a minima, de savoir quelles notifications nous avons déjà reçues, vues et même traitées.