Samsung vient d’annoncer la mise en production de ses nouvelles puces de RAM 8 Go LPDDR5. Celles-ci promettent des performances améliorées et une consommation énergétique revue à la baisse.

L’industrie du smartphone est rythmée aussi bien par ses nouveaux appareils… que par ses nouveaux composants. Et cette industrie est si importante qu’à ce petit jeu, Samsung a désormais dépassé Intel.

Le constructeur et fournisseur coréen alimente de nombreux smartphones, et vient de dévoiler sa prochaine évolution : une puce de 8 Go de RAM LPDDR5, promettant des performances largement supérieures à la génération précédente LPDDR4X.

Première puce 8 Go LPDDR5

Ce n’est bien sûr pas la première puce de 8 Go, mais bien la première LPDDR5 qui est donc gravée en 10nm. Celle-ci est capable d’atteindre une vitesse de transfert jusqu’à 6 400 Mb/s contre 4 266 Mb/s sur la génération LPDDR4X, soit 1,5 fois plus rapide.

De plus, cette nouvelle puce est capable d’atteindre ces taux de transfert sans pour autant consommer plus. Samsung le promet en ayant doublé le nombre de « banques » de mémoire de 8 à 16 tout en optimisant l’architecture circuit. De plus, la puce est capable de baisser automatiquement son voltage selon son utilisation, et peut passer en « mode veille profond » au besoin représentant la moitié de la consommation du mode veille actuel des LPDDR4X.

Cette nouvelle puce sera disponible en deux bandes passantes : 6 400 Mb/s à 1.1V ou 5 500 Mb/s à 1.05V. Elle n’est pas uniquement destinée au mobile, mais aussi aux voitures autonomes.

Quand la verrons-nous ?

Ce type de puce sera parfaite dès lors que nous entrerons dans l’ère de la 5G, puisqu’elle permettra de créer des appareils autonomes toujours plus puissants capables de gérer des infrastructures réseau complexes tout en consommant bien moins.

Ceci étant, nos smartphones pourront également profiter de ce gain de puissance, mais… il est peu probable que nous les voyons avant 2019, au plus tôt. Si Samsung est souvent premier sur ces évolutions, il est rarement le premier à les utiliser.

À voir bien sûr, mais il y a fort à parier que les premiers appareils intégrant cette puce apparaissent en fin d’année 2019 sur des smartphones de constructeurs chinois, avant d’atteindre la masse d’ici 2020.