Test du Roborock Saros 20 et Saros 20X : une puissance élevée pour un nettoyage impeccable

Il place la barre (de seuil) très haut

Présenté au CES 2026, le Saros 20 est une évolution du Saros 10R, avec des améliorations notables sur le plan de la performance. Citons notamment une aspiration 60 % plus puissante, un lavage des serpillières à 100 ºC et un châssis amélioré. Face aux annonces de la concurrence, que vaut ce modèle qui reprend l'essentiel des fonctions de son prédécesseur ?
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Présenté aux côtés du Saros 20 Sonic et Saros Rover lors du CES 2026, le Roborock Saros 20 reprend en réalité les fonctionnalités du Saros 10R, à savoir une navigation sans dôme LiDAR et des serpillières rotatives. Ce changement de nom est dû au fait que la serpillière vibrante se retrouve désormais sur le Saros 20 Sonic, dont le nom est plus explicite.

Pour ce qui est du Saros 20, il ne se contente pas de reprendre la fiche technique de son prédécesseur, mais l’améliore considérablement. La puissance d’aspiration passe notamment à 35 000 Pa, contre 22 000 Pa sur la génération précédente, tandis que le lavage des serpillières peut désormais s’effectuer à l’eau bouillante. Roborock a également revu le châssis de son fleuron, autorisant désormais un passage de seuils allant jusqu’à 8,5 cm.

Après plusieurs semaines de test, voici notre verdict sur cette évolution d’un produit déjà bien abouti.

Fiche technique

Modèle Roborock Saros 20
Dimensions 38,1 cm x 48,8 cm x 47,5 cm
Couleur Noir
Fonction lavage Oui
Fiche produit

Ce test a été réalisé à partir d’un produit fourni à la marque.

Un design premium, mais familier

Côté look, la nouvelle gamme Saros ne déçoit pas et s’inscrit dans une esthétique résolument moderne, aux lignes épurées et à l’allure raffinée. La station d’accueil, pièce centrale de l’installation, se distingue immédiatement par sa façade gris mat, qui vient remplacer l’effet miroir, certes joli mais prône aux traces de doigts. Le reste de la structure adopte un noir profond, renforçant cette sensation de produit haut de gamme qui s’intègre facilement dans un intérieur contemporain.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Sur la partie supérieure de la base, on accède directement aux deux réservoirs d’eau, ce qui est certes pratiques, mais moins esthétique que sous un couvercle rabattable. À l’avant, la discrétion est de mise : Un capot amovible s’intègre avec le reste de la façade et vient dissimuler le sac à poussière ainsi que le réservoir dédié au détergent, évitant ainsi de casser l’unité visuelle de la station.

Enfin, sur la partie basse de la, on retrouve une planche de lavage à picots et amovible. Celle-ci fait cependant l’impasse sur les raclettes, que l’on trouvait pourtant sur la précédente version.

Le robot lui-même ressemble comme deux gouttes d’eau au Saros 10R. Il se distingue par l’absence de ce fameux dôme LiDAR sur son sommet. Ce choix technique permet au Saros 20 de rester l’un des aspirateurs les plus fins du marché, affichant une hauteur de seulement 7,98 cm. Pour compenser, il est bardé de capteurs 3D et d’une caméra en façade, lui permettant de cartographier les pièces avec précision, de détecter les obstacles les plus fins et d’identifier les zones particulièrement sales.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Sous l’appareil, le Saros 20 déploie tout son arsenal mécanique. On y trouve deux patins de serpillière rotatifs qui peuvent se relever pour ne pas mouiller les tapis. Le patin droit s’étend vers l’extérieur pour nettoyer au plus près des plinthes et débusquer la poussière dans les coins, tout comme la brosse latérale. Au centre, on retrouve le double rouleau-brosse DuoDivide, conçu pour diriger les poils et cheveux vers le centre de l’aspiration.

Concernant la qualité de fabrication, on retrouve ici le savoir faire de Roborock avec des plastiques solides et des alignements de bonne facture. On regrette toutefois l’aspect brillant de la partie supérieure du robot, facilement sujet aux micro-rayures.

Une interface logicielle exemplaire et ultra-complète

Comme à son habitude, Roborock livre une expérience logicielle de premier ordre. Dès la mise en route du Saros 20, la phase de cartographie initiale impressionne par sa rapidité. Bien que dépourvu de dôme LiDAR, le robot s’appuie sur sa vision 3D pour identifier les pièces avec une précision chirurgicale, distinguant sans mal un salon d’une cuisine. Vous gardez toutefois la main pour peaufiner le résultat : fusionner des zones, définir des barrières virtuelles ou positionner vos meubles en 3D pour une visualisation plus immersive. Le système gère jusqu’à quatre cartes différentes, idéal pour les maisons à étages, et détecte automatiquement son environnement dès qu’on le change de niveau.

Le cœur de l’application réside dans une personnalisation du nettoyage poussée à l’extrême. Vous pouvez régler la puissance d’aspiration et le débit d’eau, mais Roborock va beaucoup plus loin. Pour les maniaques du détail, il est possible de demander au robot de nettoyer dans le sens des rainures du parquet ou des joints de carrelage, évitant ainsi les traces et les frottements inutiles. La gestion du nettoyage est totalement automatisée grâce au dosage intelligent du détergent, le robot puisant la quantité exacte nécessaire dans son réservoir dédié. Si vous préférez déléguer, le mode SmartPlan utilise l’IA pour ajuster ces paramètres en temps réel selon le type de sol et le niveau de saleté détecté.

L’application permet également de piloter finement la station d’accueil. On peut notamment y activer le trempage des patins à l’eau bouillante (100 °C) et ajuster la fréquence de retour à la base. Les options de séchage à l’air chaud sont également paramétrables en durée pour s’adapter à l’humidité ambiante. Pour ceux qui surveillent leur facture d’électricité, une option permet de programmer la recharge de l’appareil uniquement pendant les heures creuses.

La gestion des tapis est tout aussi complète. Dans les menus, on peut ordonner au robot de relever ses patins, de les détacher complètement dans la station (pour les tapis à poils longs) ou d’augmenter automatiquement la puissance d’aspiration dès qu’un revêtement textile est détecté.

La caméra frontale transforme le Saros 20 en véritable patrouilleur domestique avec un flux vidéo en direct et un système audio bidirectionnel. L’IA embarquée photographie les obstacles (câbles, chaussures, oublis des animaux) pour vous les signaler sur la carte. Si vous avez des compagnons à quatre pattes, le robot peut même partir à leur recherche pour vous envoyer une photo de leur sieste.

Enfin, le Saros 20 offre une compatibilité avec Google Assistant et Alexa, ainsi que le protocole Matter, garantissant une intégration parfaite dans n’importe quel écosystème domotique. Il embarque également l’assistant maison Hello Rocky, qui permet de lancer un nettoyage ciblé d’une simple commande vocale, sans même toucher à son smartphone.

Des performances de nettoyage qui repoussent les limites

Si le Saros 10R plaçait déjà la barre très haut, le Saros 20 va encore plus loin, notamment avec sa puissance d’aspiration grimpant à 35 000 Pa. Ce chiffre, presque vertigineux pour un aspirateur robot, se traduit sur le terrain par une efficacité redoutable : aucune poussière, même incrustée dans des tapis denses, ne semble pouvoir lui résister. Le système repose toujours sur le bloc DuoDivide, dont les deux rouleaux en caoutchouc et nylon font un travail remarquable pour diriger les débris vers le centre sans jamais s’emmêler dans les cheveux ou les poils d’animaux. La brosse latérale FlexiArm vient compléter le tableau en allant chercher la saleté au plus profond des angles et sous les plinthes de cuisine. Sur sols durs, aucune poussière, miette, ou autre débris ne subsiste après le passage du robot. Sur les tapis, la combinaison de la puissance d’aspiration, du double rouleau brosse et du châssis AdaptiLift en font une arme redoutable. En effet, ce dernier permet au robot de relever son corps pour mieux aspirer les tapis et en retirer la poussière avec une efficacité impressionnante.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Le lavage humide, assuré par deux patins rotatifs, profite également des améliorations de la station. Cette dernière utilise désormais de l’eau bouillante à 100 °C, une évolution notable par rapport aux 80 °C du modèle précédent. Cette température extrême permet non seulement de désinfecter les fibres, mais surtout de dissoudre les graisses les plus tenaces dès que le robot repart au charbon. Le dosage du détergent reste entièrement automatisé, la station effectuant elle-même le mélange optimal avant de remplir le réservoir interne de l’appareil.

Le Saros 20 impressionne tout autant par ses capacités de lavage. Il est capable de détecter une flaque ou un déversement de liquide et peut alors relever sa brosse d’aspiration pour éviter de souiller les filtres ou de créer une mixture peu ragoûtante dans son bac à poussière. Il se concentre alors exclusivement sur le lavage à la serpillière, puis retourne à sa base pour nettoyer ses patins avant de poursuivre son cycle de nettoyage. C’est un gain de sérénité énorme par rapport aux générations précédentes.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Lors de mes essais, je l’ai mis à rude épreuve avec du café et du ketchup séchés. Le résultat est tout simplement bluffant. Si le café a disparu dès le premier passage en mode standard, le ketchup a demandé une approche plus méthodique. Le robot a identifié la difficulté, relevé sa brosse d’aspiration et multiplié les passages à la serpillière jusqu’à disparition complète de la tache. Au quotidien, il a su effacer les souvenirs de balade que mon quadrupède a disséminé partout sur le carrelage, qu’il s’agisse de poussière, terre, ou traces de pattes humides.

Malgré cette débauche de technologie et de puissance, le Saros 20 parvient à rester étonnamment discret, avec une moyenne située entre 60 et 65 dB. Il sait se faire oublier en mode standard, et le mode « Ne pas déranger » permet de brider les fonctions bruyantes comme la vidange automatique durant la nuit. En revanche, le séchage est assez audible, produisant environ 55 dB.

Son endurance est à l’avenant, dépassant les 200 minutes, ce qui lui permet de traiter de grandes surfaces sans essoufflement.

Une navigation tout-terrain et un évitement d’obstacles affiné

Le Saros 20 fait l’impasse sur le dôme LiDAR traditionnel au profit d’une vision 3D ToF (Time-of-Flight) et d’un LiDAR frontal, contrairement au Saros 20 Sonic qui lui préfère un LiDAR rétractable. Si cette architecture est ce qui permet au Saros 20 de conserver sa silhouette ultra-fine, elle représentait un léger point faible sur le 10R, parfois un peu hésitant. Sur cette nouvelle génération, on sent que l’algorithme a mûri : le robot se repère plus rapidement et ses trajectoires gagnent en assurance.

Toutefois, je trouve la navigation moins précise qu’avec un modèle à télémètre laser classique, notamment en faible luminosité. Globalement, la navigation est fiable et précise, mais le robot manque de finesse dans son analyse, en particulier de nuit. Il lui est notamment arrivé de mal mesurer le passage au niveau des plinthes de ma buanderie, de se rayer le capot supérieur et de terminer sa course bloqué avec le meuble de cuisine qui a appuyé sur le bouton du robot, qui s’est éteint sans que je ne le lui demande.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Le véritable tour de force de ce modèle réside cependant dans son nouveau châssis AdaptiLift. Là où le 10R commençait à peiner sur des seuils de plus de 4 cm, le Saros 20 repousse les limites du possible pour un robot aspirateur en franchissant des obstacles allant jusqu’à 8,5 cm. C’est un bond en avant spectaculaire qui transforme radicalement l’expérience dans les maisons anciennes ou les appartements avec des barres de seuil importantes. En revanche, il lui arrive parfois d’essayer d’escalader des pieds de meubles, sans que cela ne soit utile ou nécessaire.

Pour ce qui est de l’évitement d’obstacles pur, la caméra et les capteurs 3D font un travail remarquable, notamment sur les objets pièges comme les câbles de charge ou les chaussettes oubliées. Le Saros 20 s’approche au plus près des pieds de meubles pour assurer un nettoyage précis sans pour autant les percuter.

Comme sur le reste de la gamme, le robot documente scrupuleusement ses rencontres. Chaque obstacle détecté est pris en photo et signalé sur la carte interactive de l’application, permettant de comprendre pourquoi une zone a été partiellement délaissée.

Un entretien mains libres

L’entretien, ou plutôt l’absence d’entretien, est l’un des piliers de l’expérience proposée par ce Saros 20. Roborock a manifestement cherché à réduire au strict minimum les interventions humaines, et cela commence par le bloc de brosses DuoDivide. Le système est d’une efficacité redoutable en termes de gestion des cheveux et les poils d’animaux, qui ne s’enroulent quasiment jamais autour des rouleaux, étant systématiquement guidés vers la bouche d’aspiration.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

La station d’accueil franchit un palier thermique important pour garantir l’hygiène des serpillières. Là où le modèle précédent se limitait à 80 °C, le Saros 20 monte le curseur jusqu’à 100 °C. Ce passage à l’eau bouillante change la donne pour l’élimination des bactéries et des mauvaises odeur et en particulier le dégraissage des fibres. Le cycle se termine par un séchage à l’air chaud à 55 °C, indispensable pour éviter toute prolifération de moisissures. Par ailleurs, le Saros 20 dispose d’un réservoir de détergent intégré, permettant d’en distiller automatiquement à chaque nettoyage.

Roborock Saros 20 et Saros 20X // Source : Hagop Kavafian pour Frandroid

Il est toutefois important de noter que, contrairement au Saros 20 Sonic, ce modèle n’embarque pas de brosse rotative dédiée au nettoyage des patins dans la base. Toutefois, la planche de lavage est entièrement amovible, ce qui permet de la passer sous l’eau dans l’évier pour évacuer les éventuels dépôts de sable ou de poussière agglomérée.

Roborock a conservé sa planche de lavage à picots. Si ce système est déjà très performant pour un usage quotidien, il reste intrinsèquement un peu moins vigoureux qu’une brosse motorisée que l’on retrouve sur le Saros 20 Sonic. Pour conserver une efficacité de lavage optimale sur le long terme, mieux vaut retirer les patins environ une fois par mois pour leur offrir un vrai cycle en machine à laver.

Quelles différences entre les Saros 20, Saros 20 Sonic et Saros 20X ?

Le Saros 20X : il s’agit généralement de l’appellation commerciale du Saros 20 chez certains revendeurs spécifiques (ou pour des packs incluant des accessoires supplémentaires).

Il y a aussi une variante « Sonic » (à ne pas confondre), le Saros 20 Sonic. La différence importante est le système de lavage : au lieu de disques rotatifs, il utilise une serpillière vibrante (VibraRise) qui s’étend latéralement pour nettoyer les plinthes.

Le Saros 20 et le 20X sont donc techniquement identiques, le « X » est un bundle (station de vidage automatique incluse + consommables offerts). Les deux versions existent en France, et on parle donc de la mêmechose.

Prix et disponibilité

Le Roborock Saros 20 est disponible dès maintenant sur Amazon en version set (avec 2 sacs à poussière et 2 serpillières supplémentaires) et chez Boulanger et Fnac Darty en version X (avec 2 serpillières supplémentaires et une solution de nettoyage de 200 ml). Son tarif est de 1289 € du 26 février au 11 mars 2026 avant de passer à 1499 €.

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Note finale du test
8 /10
Le Roborock Saros 20 se présente comme une évolution musclée du Saros 10R. En poussant la puissance d'aspiration et en introduisant le lavage des serpillières à 100 °C, Roborock ne se contente pas de cocher des cases techniques : le gain en efficacité sur les taches grasses et les tapis est bien réel. Son profil ultra-fin reste un atout majeur pour circuler sous les meubles, tandis que son nouveau châssis AdaptiLift, capable de franchir des obstacles de 8,5 cm, lui ouvre des horizons inaccessibles à la concurrence.

Cependant, ce choix de design sans dôme LiDAR impose toujours les mêmes compromis. Si l'évitement d'obstacles est globalement bon, la navigation manque encore de la finesse et de la réactivité des modèles équipés d'un LiDAR rotatif, surtout lorsque la luminosité décline. Par ailleurs, le bruit de séchage est particulièrement audible, ce qui n'était pas le cas avec la précédente génération.

Au global, le Saros 20 est un monstre de puissance qui ravira ceux dont l'intérieur est parsemé de seuils élevés et de meubles bas. C’est un robot tout-terrain, intelligent face aux liquides et à la saleté incrustée et très autonome. Mais si la précision de navigation est votre priorité absolue, le Saros 20 Sonic, avec son LiDAR rétractable, pourrait bien être son plus sérieux rival.

Points positifs du Roborock Saros 20

  • Performances de nettoyage

  • Capacité de franchissement record

  • Intelligence face aux liquides

  • Design ultra-fin (moins de 8 cm)

Points négatifs du Roborock Saros 20

  • Navigation parfois perfectible

  • Revêtement brillant prône aux rayures

  • Séchage bruyant

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