Pourquoi Google vous exige soudainement 20 Go d’espace libre pour utiliser localement Gemini dans Chrome

 
Google continue de vouloir intégrer Gemini au sein de son navigateur web. Une stratégie qui passe notamment par l’exécution locale de certains modèles d’IA, gourmands en espace de stockage. Désormais, Google joue cartes sur table et précise les véritables besoins en stockage de ses fonctionnalités d’IA locales.

Google Chrome va mobiliser l’espace de stockage de ses utilisateurs. Une récente mise à jour de la documentation du navigateur révèle que les modèles d’intelligence artificielle exécutés localement exigent au moins 20 Go d’espace libre pour pouvoir être téléchargés et fonctionner correctement. À cet espace s’ajoutent une connexion Internet non facturée à l’usage – donc pas un partage de connexion mobile – ainsi qu’un matériel suffisamment performant, rapporte Windows Report. Des prérequis particulièrement importants compte tenu de l’espace réellement occupé par les modèles une fois téléchargés.

Côté usages, ces modèles locaux alimentent des fonctions comme la détection d’arnaques, le résumé de pages web, la reformulation de texte ou le regroupement automatique des onglets. Des tâches volontairement simples, le local restant limité face à ce que permet l’IA dans le cloud.

Un espace obligatoire

En mai dernier, de nombreux utilisateurs ont remarqué l’installation discrète d’un fichier d’environ 4 Go nécessaire au fonctionnement de Gemini Nano dans Google Chrome. Mais les exigences de Google vont maintenant plus loin. La documentation du navigateur indique qu’un minimum de 20 Go d’espace libre est nécessaire pour télécharger et exécuter les modèles d’IA locaux. À cette condition s’ajoutent également une connexion Internet non limitée ainsi qu’un matériel suffisamment performant. Google ne précise toutefois pas ce qu’il entend exactement par cette dernière exigence.

Ces 20 Go ne correspondent pas au poids des modèles, qui pèsent environ 4 Go une fois installés : Google impose surtout un matelas d’espace libre avant d’autoriser le téléchargement. La documentation ajoute que la fonctionnalité n’est pas disponible sur toutes les machines et que Chrome ne récupère les modèles que sur les appareils jugés compatibles.

Quid des réfractaires ?

Les utilisateurs réfractaires à l’idée de voir l’IA s’installer sur leur machine disposent d’une porte de sortie. Google déconseille de supprimer manuellement les fichiers associés aux fonctionnalités d’IA locales, le navigateur pouvant simplement les télécharger lors d’une prochaine mise à jour. Toutefois, ils peuvent désactiver définitivement ces composants en se rendant dans les paramètres de Google Chrome, puis dans la section « Système ». L’option « IA sur l’appareil » peut alors être désactivée pour couper les fonctions IA et empêcher leur réinstallation automatique.


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