Quelques semaines après son annonce, l’arrivée de Google Stadia pose encore plusieurs questions. L’un d’entre elles reste celle du prix. Phil Harrison, chef du projet, a avancé que la plateforme pourrait supporter plusieurs modèles économiques différents.

« Combien ça coûte ? ». Voici sûrement la question la plus posée suite à l’annonce du service de cloud-gaming de Google, Stadia. Lors de la conférence de présentation de cet acteur censé bousculer le monde du jeu vidéo, Google était resté évasif sur la façon dont les jeux seront accessibles.

Interrogé sur ce sujet à la conférence GamesBeat de Los Angeles, Phil Harrison, responsable en charge de Google Stadia, est resté évasif.

Abonnement ou achat à l’unité ? Pourquoi pas les deux !

En bon chef de projet qui doit tenir sa langue, l’ancien de Microsoft et Sony est resté bien évasif :

Notre plateforme à un niveau fondamental a été développée pour supporter une grande variété de ce que les gens appellent des « Options de monétisation ». De l’achat, à la transaction, à l’abonnement. Il n’y a pas de limitation technique pour supporter divers business models.

Nous pouvons change la façon dont nous percevons la valeur des jeux. Quand un jeu est un « lien », Internet devient la boutique. Nous pouvons enlever cette pression et la contrainte d’acheter dans un magasin physique.

Notre business plan sera publié durant l’été.

Il a cependant été plus bavard sur les objectifs de catalogue pour le démarrage de Stadia qui se concentrerait sur « un type de joueur familier avec les jeux AAA ».

Surtout, cette réponse nous indique que Google Stadia pourrait supporter plusieurs modèles économiques différents. Et pourquoi pas en parallèle ? On pourrait alors imaginer que chaque éditeur pourrait faire son choix, entre l’achat unique, un abonnement ou plus encore. Auquel cas, Stadia deviendrait une plateforme plus qu’un service, ce qui pourrait être extrêmement intéressant.

Rien ne dit cependant que ce soit le cas. Le mystère reste toujours entier, et il nous faudra attendre l’été pour en savoir plus.

Une révolution qui prendra du temps

Convaincu de la révolution que Stadia pourrait être pour le monde du jeu vidéo. Phil Harrison garde quand même les pieds sur Terre et sait bien que cela ne se fera pas en un claquement de doigt.

Cela ne va pas arriver d’un seul coup. Ce n’est pas un bouton sur lequel nous allons cliquer et nous emmener d’un coup dans l’utopie du cloud-gaming. Cela prendra du temps pour arriver au stade que nous espérons atteindre.

Google Stadia arrivera après l’été 2019 aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans une large partie de l’Europe. Vous pouvez retrouver tout ce que l’on sait déjà sur le futur service de jeu vidéo sur le cloud de Google sur cet article !