
Le volet logiciel a posé de nombreux problèmes à Intel lors de la commercialisation de ses processeurs Arrow Lake en 2024. Leur architecture hybride souffrait alors de performances en dents de scie sans que le matériel ne soit en cause.
Au fil des mois, des patchs et des optimisations diverses, Intel a largement peaufiné ce qui pouvait l’être, mais dans un entretien accordé à PC Games Hardware, Robert Hallock, VP et General Manager du groupe, explique que le manque d’optimisation de certains jeux peut encore coûter jusqu’à 30% de performances aux dernières générations de processeurs Intel Core.
Intel poursuit sa croisade logicielle
Ce que l’intéressé met ici sur la table, c’est l’épineuse question du degré de prise en charge des processeurs modernes par certains jeux et logiciels… mais également par l’OS. Selon Hallock, les jeux, les systèmes d’exploitation, les pilotes, les firmwares, voire la logique de planification, ont tous une incidence sur les performances finales des puces à architecture hybride.
Ce discours n’est pas nouveau chez Intel. La firme le tient depuis des mois. Lors du lancement de ses premiers processeurs de bureau Arrow Lake, l’entreprise assurait déjà avoir identifié « des problèmes [de performances] multifactoriels au niveau du système d’exploitation » et « au niveau du BIOS », rappelle VideoCardz.
La bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu d’huile de coude, les développeurs ont à portée de main une grosse portion de performances CPU potentiellement inexploitée. Encore faut-il que les principaux intéressés choisissent effectivement d’investir du temps et des moyens pour mettre au point des optimisations spécifiques aux puces d’Intel.

Jusqu’à 30 % de performances CPU à portée de main des développeurs ?
« Oui, vous pouvez toujours gagner en performances dans les jeux avec du hardware plus rapide. Pourtant, il y aura toujours 10 %, 20 %, 30 % de performances cachées derrière le fait que ce jeu n’est juste pas optimisé correctement pour votre CPU », martèle Robert Hallock.
« Ce que les joueurs m’ont littéralement demandé, c’est : “Écoute, laisse tomber tout ce truc logiciel. Contente-toi de fabriquer du hardware plus puissant.” Donc ce qu’ils me demandent en filigrane, c’est : “Laisse de côté 20 % des performances.” Sérieusement. Ce n’est pas le genre de projet que je souhaite diriger », conclut-il.
Notons qu’en dépit de cette nouvelle saillie contre le manque d’optimisation logicielle (problématique qui mérite au demeurant d’être abordée), la stratégie d’Intel pourrait — aussi — aller dans le sens des demandes critiquées par Robert Hallock.
Il se murmure en effet que pour rattraper son retard sur les excellentes puces Ryzen X3D d’AMD, Intel développerait des références Nova Lake bLLC dotées d’une quantité de cache massive. Parce qu’inciter à plus d’optimisation, c’est bien, mais au bout du compte, la taille (du cache)… ça compte aussi.
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