
Si vous êtes abonnés à des « chaînes » d’infos sur WhatsApp, vous allez peut-être voir des changements arriver dans les prochaines semaines. D’ici à la fin janvier, ces canaux de communications, qui compte désormais plus de 45 millions d’utilisateurs et d’utilisatrices dans l’UE, devraient officiellement rentrer dans le club très sélect des « très grandes plateformes » aux yeux du Digital Services Act (DSA).
Comme l’explique le média Contexte, ce nouveau régime de régulation fera peser de nouvelles obligations sur la plateforme, notamment concernant la modération du contenu. Cela ne concerne que les canaux publics, les conversations privées au sein de l’app ne tombant pas sous le joug du DSA.
Haro sur les contenus sexistes, illicites et biaisés
Les « très grandes plateformes en ligne » (ou VLOP pour « Very Large Online Platforms ») doivent respecter quelques obligations de base « qui s’attaquent aux risques particuliers que ces grands services représentent pour les Européens […] en ce qui concerne les contenus illicites, ainsi que leur incidence sur les droits fondamentaux, la sécurité publique et le bien-être ».
On trouve notamment dans ces contraintes, des devoirs de transparence en ce qui concerne « la publicité, les systèmes de recommandation ou les décisions de modération de contenu ». Mais ce n’est pas tout, la plateforme doit aussi mettre en place des mesures visant à atténuer les risques posés par les contenus illicites, ceux portant préjudice à la liberté d’expression et au pluralisme des médias, ou encore tout message touchant aux violences sexistes, à la santé ou à la sécurité publique et à la protection des mineurs.

En cas de manquements à ces obligations, Meta s’expose à des amendes allant jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondiales de l’entreprise. Rappelons qu’en 2024, ce dernier s’élevait à 164,5 milliards de dollars. Une amende aurait de quoi faire mal donc.
Une nouvelle bille contre les États-Unis
En réalité, les chaînes publiques de WhatsApp ont franchi le seuil critique des 45 millions utilisateurs dans l’UE depuis presque un an. En février dernier déjà, la Commission européenne avait pris note de ce changement d’ampleur au sein de WhatsApp. Jusque-là, par contre, la plateforme n’avait pas été désignée officiellement comme une VLOP. Le réveil de l’UE en ce début d’année 2026 n’est peut-être pas anodin.
Pour aller plus loin
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La Commission européenne montre en effet ses muscles face à l’administration Trump, qui a en horreur les lois européennes sur la régulation du numérique. Face aux velléités interventionnistes du président américain et aux récents scandales impliquant l’intelligence artificielle d’Elon Musk, la Commission européenne se doit en effet de montrer son importance sur la scène internationale.
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