Derrière Zelda Ocarina of Time sur Switch 2, c’est Tears of the Kingdom qui tournerait (et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle)

 
Le remake de Zelda : Ocarina of Time, sorti ce jeudi 5 novembre sur Switch 2, tourne sur le même moteur maison que Tears of the Kingdom, d’après les fichiers du jeu analysés par le dataminer OatmealDome. Nintendo utilise ce moteur depuis Nintendo Switch Sports, sorti en 2022.
Source : Nintendo

Comme à son habiture, Nintendo reste très discret sur le socle technique de son remake de Zelda Ocarina of Time. OatmealDome, un dataminer connu pour fouiller les fichiers des jeux et des mises à jour Nintendo, a donné son hypothèse la plus probable dans la nuit de mercredi à ce jeudi 5 novembre.

Dans une série de messages publiés sur X, il explique que le jeu tourne sur le même moteur que Zelda : Tears of the Kingdom, sorti en 2023 sur Switch. Autrement dit, Nintendo a repris la base de son dernier grand Zelda en 3D, et ça pourrait expliquer son choix d’une technologie AMD de 2021 pour son upscaling.

Un moteur de jeu regroupe les briques logicielles qui gèrent l’affichage, la physique ou le son, et Nintendo fabrique les siens en interne. Celui-ci n’a pas de nom officiel : OatmealDome l’appelle « ModuleSystem » depuis une correction publiée en mai 2023, où il expliquait que le nom LunchPack, qui circulait jusque-là, était probablement faux. Le même moteur fait tourner Nintendo Switch Sports et Splatoon 3, sortis en 2022, puis Tears of the Kingdom. Le remake d’Ocarina of Time s’ajoute à cette liste, d’après les fichiers analysés par le dataminer.

Le FSR 1, un héritage de Tears of the Kingdom ?

Ce que dit OatmealDome rejoint l’analyse technique de Digital Foundry Selon elle, le remake semble construit sur une version améliorée du moteur de Breath of the Wild et de Tears of the Kingdom, avec un affichage très stable en mode TV comme en portable. Pour agrandir son image, le jeu utilise le FSR 1 d’AMD, une technique de 2021 qui étire une image calculée en plus basse définition. Il y ajoute un anticrénelage SMAA, qui lisse les bords des objets. Digital Foundry relève un léger scintillement et un peu de flou sur les contours les plus fins.

Or, la Switch 2 embarque une puce Nvidia capable de faire tourner le DLSS, la technique d’agrandissement d’image par IA de Nvidia, plus précise sur ces détails. Pourquoi s’en priver ? Le moteur pourrait être une partie de la réponse. En 2023, Nintendo Life rapportait déjà que ModuleSystem, dans sa version pour Tears of the Kingdom, s’appuyait sur le FSR 1. Repartir de ce moteur revient donc à garder ses outils d’origine, sauf à les retravailler. Ce lien entre moteur et FSR 1 reste toutefois une hypothèse de notre part.

Garder ce moteur colle aussi avec l’histoire du projet. Eiji Aonuma, producteur de la série, a expliqué avoir lancé ce remake en partie pour ses équipes, dont beaucoup de membres n’ont travaillé que sur les Zelda récents. Le jeu est disponible depuis ce jeudi 5 novembre, uniquement sur Switch 2.


Téléchargez notre application Android et iOS ! Vous pourrez y lire nos articles, dossiers, et regarder nos dernières vidéos YouTube.

Pour nous soutenir gratuitement, dites simplement à Google d’ajouter Frandroid à vos sources préférées en cliquant ici.

Recherche IA boostée par
Perplexity