OnePlus a 4 ans, et si le OnePlus 4 n’existe pas, superstition oblige, les récents OnePlus 5 et OnePlus 5T affirment sa nouvelle position parmi les grands du smartphone. Retour sur un parcours atypique.


Joyeux 5e… euh 4e anniversaire OnePlus !

S’il est un constructeur qui a su jouer les trublions dans l’univers de la mobilité, c’est OnePlus. Comment cette petite marque chinoise partie de rien a pu devenir le constructeur de l’année en quatre petites années ? Avec une approche habile et des produits répondant plus ou moins bien à ces attentes. Le génie de Peter Lau, ex-vice-président de Oppo, a été de miser sur une promesse, un smartphone haut de gamme à un prix modeste, et de s’y tenir.

 Le OnePlus One, dont le cahier des charges a été réalisé par ses futurs utilisateurs, n’était certainement pas exempt de défauts.L’essentiel, pourtant, était là : une fiche technique haut de gamme, pour l’époque, un design commun, mais assez bien fini, et un logiciel minimaliste et personnalisable, puisque le smartphone exécutait la ROM CyanogenMod. Un choix bienvenu à l’époque où Samsung gavait ses terminaux haut de gamme de fonctionnalités gadgets et d’apps doublons. Depuis, quelques déboires en Inde ont conduit la marque à développer, non sans heurts, sa propre ROM, OxygenOS.

Une marque qui sait viser les technophiles

OnePlus a su taper dans le cœur des technophiles adeptes de minimalisme et de simplicité, sans les fâcher avec leur banquier. Pour arriver à ses fins, la marque a fait le pari du smartphone en flux tendu, vendu uniquement sur invitation au départ, avant d’ouvrir progressivement les vannes. L’approche est frustrante, mais leur permet de gérer leur production de manière efficace, tout en cultivant une image de club fermé. Acheter un OnePlus, c’est aussi le revendiquer.

Le parcours du fabricant, qui fait l’objet d’une page spéciale sur le site du constructeur, force le respect. Indéniablement, de modèle en modèle, OnePlus a su gommer les imperfections qui pouvaient entacher la promesse de leurs smartphones successifs, pour finalement proposer aujourd’hui un terminal qui n’a strictement rien à envier aux fleurons de Samsung, LG ou Apple. C’est aussi une certaine idée de la simplicité. A l’exception du furtif OnePlus X, on n’achète pas un OnePlus. On achète LE OnePlus du moment, avec la garantie d’obtenir un concentré de technologie pour un prix relativement réduit.

OnePlus 3T édition spéciale en noir mat et le OnePlus 3T classique (gris foncé)

Il faut tout de même nuancer cette certitude, car deux phénomènes sont à observer au fil de ce parcours presque sans faute. D’abord, OnePlus n’a pas échappé à l’inflation de ses prix. 299 euros pour le OnePlus One en 2013, et 499 pour le OnePlus 5T en 2017. Ça n’est pas si grave pour la simple et bonne raison que tout le monde augmente ses prix. Le chinois reste donc à une bonne distance des 1009 euros d’un Samsung Galaxy Note 8 par exemple.

Faut-il attendre l’heure du T ?

Un peu plus gênante, la succession de modèles en 2016 et 2017 incite un peu plus à la prudence. S’il y avait un seul modèle emblématique jusque là, le OnePlus 3T, sorti à peine quelques mois après le OnePlus 3, est venu briser cette unité. Les différences entre les deux smartphones étaient minimes, mais on ne peut pas en dire autant du OnePlus 5T qui opte carrément pour un nouvel écran 18:9, qui change un peu plus la donne. Acheter un OnePlus est donc systématiquement une bonne affaire en principe, mais attendre le T est peut-être plus malin.

On pourrait aussi rappeler les diverses controverses qui ont entaché quelque peu le OnePlus 5 (problèmes de défilement dû au montage à l’envers de l’écran, collecte de données…) et l’attitude pas irréprochable de OnePlus en matière de mises à jour Android. Le OnePlus 5T sort sans Oreo, et aucun des smartphones existants ne pourra bénéficier de Project Treble.

Il faut toutefois saluer la qualité des smartphones du constructeur, sa politique de prix qui demeure malgré tout très compétitive et sa fidélité à un public exigeant. En souhaitant que le OnePlus 6 continue sur cette lancée pour le difficile passage des 5 ans !