Samsung a dévoilé sa nouvelle gamme de téléviseurs QLED 2019 composée des Q60R, Q70R, Q85R et Q90HK. Une volonté de démocratiser la technologie QLED dès l’entrée de gamme et de prouver que cette techno peut tenir tête à l’OLED sans rougir.

Mais que va-t-il bientôt rester à l’OLED ? C’est la question qu’on peut se poser aux premiers contacts avec la nouvelle gamme QLED de Samsung. Rappelons que le principal point fort de la technologie OLED, dont les dalles sont produites par LG pour ses propres téléviseurs, mais aussi ceux d’autres marques (Sony, Philips, Panasonic, etc.), est que chaque pixel de l’image produit sa propre lumière et peut donc être allumé ou éteint de façon totalement maîtrisée.

On parle d’un « taux de contraste infini » qui se traduit à l’image par des couleurs éclatantes et des noirs… parfaitement noirs. Une particularité que la technologie LCD ne permet pas de faire de manière aussi précise en raison d’un rétroéclairage par zones, voire par les côtés de la dalle. Sauf que depuis peu, la technologie LCD évolue elle aussi, devenant plus précise, voire assez excellente, sur cette gamme QLED 2019 de Samsung.

QLC une appellation marketing qui ferait toute la différence

Quantum Light Control, alias QLC voilà encore un terme qu’on pourrait vous servir en magasin — sans doute plutôt chez les spécialistes — pour vous expliquer à quel point les contrastes du QLED se rapprochent encore un peu plus de ceux des téléviseurs OLED.

À chaud et selon nos premières impressions, on veut bien reconnaître que la progression est significative. Le rétroéclairage des téléviseurs semble bien mieux maîtrisé, avec des fuites de lumière (qui se matérialise par des effets de halo lumineux) quasi invisibles sur les boucles de démo. Pour l’heure, nous prendrons des pincettes et nous garderons bien de tout verdict, mais si cela se vérifie avec du contenu standard, cela serait un coup dur pour l’OLED.

Et pour ne rien arranger à l’affaire de l’OLED, le QLED, dérivé du LCD donc, offre une luminosité autrement plus importante avec des pics lumineux pouvant atteindre 2000 nits sur cette gamme 2019. Attention, loin de nous l’idée d’enterrer l’OLED, bien loin de là, ne serait-ce que pour la fidélité des couleurs et la douceur de l’image que propose cette technologie. Mais il est clair que le match sera encore plus serré en 2019.

La promesse d’une image toujours détaillée

Toujours parmi les belles promesses faites par Samsung, nous sommes impatients de vérifier celle concernant l’upscalling. Petite piqûre de rappel : avec l’arrivée de son téléviseur 8K, le QLED Q900R, Samsung avait introduit son Quantum Processor. Une puce qualifiée d’intelligence artificielle en charge d’améliorer la qualité de l’image, y compris à partir de sources dégradées. Un processus de mise à l’échelle entraînée façon « machine learning » avec des millions de contenus pour lui apprendre comment produire le meilleur résultat possible à partir d’une source vidéo de mauvaise qualité.

Eh bien, ce fameux Quantum Processor fait désormais son apparition sur toute la gamme QLED 2019, dès le petit modèle, le Q60R — nous allons y revenir en détail. Regarder la TNT ou tout autre programme qui ne soit pas de l’ultra haute définition devrait donc très bien se passer sur cette nouvelle famille, y compris sur les plus grands modèles que seront les 82 pouces.

Quatre nouvelles références disponibles dès la mi-mars

La gamme QLED 2019 sera composée de quatre références à retenir : les Q60R, Q70R, Q85R et Q90HK. La montée en gamme s’explique essentiellement par une montée en puissance de la luminosité de la dalle et les accessoires livrés. Pour l’heure le constructeur ne livre que peu de détails techniques et ne communique que sur les tarifs des modèles 55 pouces.

Ainsi le Q60 est un modèle QLED d’entrée de gamme qui utilise encore une techno EDGE LED. L’éclairage est diffusé par des « rampes de lumières » situées en périphérie de dalle et qui n’offrent pas la même précision que des systèmes dit Full LED.

Pour autant, selon nos premières impressions, le résultat sur la qualité d’image est loin d’être ridicule. Ce Q60R est affiché à 1299 euros en version 55 pouces, mais il sera décliné en versions 43, 49, 55, 65, 75 et 82 pouces. Les petites tailles auront pour vocation de démocratiser la techno QLED.

Le Q70R, vendu 1499 euros en version 55 pouces est le premier modèle à intégrer un système rétroéclairage à 48 blocs (Direct Full Array 4x) pour une gestion optimisée des contrastes. La luminosité max est annoncée à 1000 nits. Il sera décliné en versions 49, 55, 65, 75 et 82 pouces.

Le Q85R est sans doute le modèle qui séduira les cinéphiles disposant toutefois d’un budget assez conséquent puisqu’il est vendu 2400 euros en version 55 pouces. Mais pour ce tarif, la luminosité est plus importante (1500 nits en pic) et, surtout, il est livré avec le boitier One Connect de Samsung.

Il s’agit d’une base déportée regroupant la connectique, mais dont le principal point fort est d’être relié au téléviseur par un câble unique (et très fin !) qui sert à la fois à l’image et à l’alimentation du téléviseur. Si vous envisagez une installation murale de votre télé, ce boitier One Connect fait vraiment la différence.

Le Q85R sera aussi livré avec la petite télécommande métal de Samsung, plus élégante que les télécommandes noires et qui surtout dispose d’un micro pour piloter l’assistant vocal Bixby. À noter d’ailleurs que le micro de la télécommande est en veille permanente ce qui permet d’interagir avec sa télé où que soit la télécommande, tant qu’elle est à portée de voix. Attention, ces téléviseurs sont aussi compatibles Google Assistant et Alexa, mais il faut utiliser une enceinte externe pour cela.

Enfin, précisons que vous verrez peut-être aussi en magasin ou sur Internet un Q80R, mais Samsung n’entend pas le mettre beaucoup en avant en France. Ce dernier se distingue par le fait qu’il ne dispose pas de boitier One Connect.

La Rolls, c’est le Q90HK

La Rolls, c’est le Q90HK et non pas Q90R. Cette dernière devrait arriver, mais au lancement de la gamme c’est une version HK qui sera commercialisée en 55 pouces à 3000 euros en pack avec une barre de son Dolby Atmos et DTS:X de marque Harman Kardon. Q90HK… Harman Kardon… vous l’avez ?

Une barre de son qui peut prendre place sous la dalle puisque le pied a été conçu pour accueillir un tel dispositif, Samsung ou d’une autre marque d’ailleurs. Attention toutefois, les modèles certifiés Dolby Atmos ou DTS:X ne pourront pas être complètement logés sous l’écran sous peine de perdre le rendu 3D du son.

Côté technique, le Q90HK intègre une dalle QLED avec 480 zones de rétroéclairage que Samsung appelle Full LED Platinium — Silver et Gold étant respectivement dédiée au Q70R (48 zones) et Q85R (96 zones). Le pic lumineux est annoncé à 2000 nits et cette multitude de zones d’éclairage délivre, là encore selon nos premières impressions, une précision et une gestion des contrastes assez bluffantes. Ce Q90HK sera décliné en versions 55, 65 et 75 pouces. Les premières unités devraient arriver en magasin dès la mi-mars.

Pour conclure, 2019 promet de nouveau être une belle année pour l’innovation en télé. Tous les constructeurs annoncent des modèles prometteurs et tendent à démocratiser des technos bénéfiques pour nos contenus multimédias. L’intégration d’un client iTunes permettant d’accéder à ses contenus multimédias depuis ces téléviseurs Samsung en est un autre exemple. Une affaire à suivre de près, notamment au travers de nos prochains tests.