Tesla lance ses nouveaux panneaux solaires qui peuvent produire de l’électricité même à l’ombre (ou presque)

 
Le géant américain Tesla présente une nouvelle série de panneaux solaires destinés aux particuliers. Ces modèles sont optimisés pour une installation plus simple et une production solaire plus efficace.
Tesla

En 2025, les revenus de la division automobile de Tesla ont baissé de 10 %. Mais à l’inverse, sa branche énergétique a affiché une croissance solide grâce notamment à la réussite de ses systèmes de stockage énergétique, les Powerwall.

C’est dans ce contexte que l’entreprise redynamise cette année son activité solaire résidentielle avec les nouveaux modules TSP-415 et TSP-420, qui affichent respectivement des puissances de 415 et 420 watts.

Ces panneaux sont entièrement assemblés dans la Gigafactory de Tesla située à Buffalo, État de New York. « C’est la première fois que nous concevons et fabriquons intégralement notre propre panneau solaire », se félicite Colby Hastings, responsable de l’activité énergétique résidentielle chez Tesla Energy.

Un design soigné et une production optimisée

Tesla a particulièrement mis l’accent sur l’esthétique de ses nouveaux panneaux en cherchant à rompre avec l’image industrielle des modules classiques. Les produits adoptent une finition entièrement noire mate, cadre compris, éliminant les éléments en aluminium visibles. Le cadre architectural plus épais confère au panneau un aspect homogène et élégant. En somme, le design se rapproche visuellement d’un élément de toiture plutôt que d’un équipement technique

Le système de fixation est invisible : sans rails apparents, les panneaux peuvent être installés à seulement quelques centimètres du toit pour un rendu discret et intégré. Pour optimiser ce système, réduire le nombre de pièces nécessaires et simplifier la pose, Tesla a mis à profit l’expérience accumulée par ses propres équipes d’installation, fortes d’environ 500 000 chantiers solaires réalisés au fil des années.

Sur le plan fonctionnel, les panneaux Tesla se distinguent par leur division en 18 zones de production indépendantes, contre 6 zones chez les modèles classiques. Ainsi, si une partie du panneau est à l’ombre (à cause d’une branche, d’une cheminée, d’une lucarne…), seules les zones concernées voient leur rendement baisser, tandis que les autres continuent de produire normalement. Dans le cas des architectures des modules traditionnels, la présence d’une petite zone ombrée peut faire chuter la production de l’ensemble du panneau.

Tesla

Un regain d’intérêt pour le solaire

Dix ans après le rachat de l’entreprise SolarCity, Tesla semble ainsi vouloir redynamiser son activité solaire résidentielle. L’entreprise n’a jamais abandonné la vente de solaire, mais cette branche n’a pas réussi à atteindre le succès espéré. Tesla avait énormément misé sur un produit censé être une pièce maîtresse : le Solar Roof.

Il s’agit d’un toit composé de tuiles photovoltaïques conçu pour remplacer entièrement la couverture traditionnelle tout en produisant de l’électricité. Mais ce produit n’a jamais trouvé son public à grande échelle en raison de ses coûts élevés et de la complexité de son installation.

Les tuiles solaires Solar Roof de Tesla

Aujourd’hui, l’entreprise semble recentrer ses efforts sur le solaire résidentiel, comme en témoigne l’extension en cours de sa Gigafactory de Buffalo, dont la capacité devrait atteindre 300 mégawatts par an.


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