La fabricant américain Tesla va déployer une mise à jour de son Autopilot censée améliorer la sécurité des utilisateurs. Une initiative certes louable, mais qui s’inscrit dans un contexte tendu : une mère de famille l’a en effet attaqué en justice après la mort de son mari, à l’époque au volant d’une Model X.

Tesla ne cesse de vanter les mérites de son Autopilot : en plus d’être reposant pour l’utilisateur, ses fonctionnalités amélioreraient sa sécurité lors d’un trajet. En clair : conduire une Tesla, c’est réduire son risque d’accident. Mais l’entreprise californienne n’en demeure pas moins éclaboussée de quelques scandales liés à son système, supposément impliqué dans des accidents mortels.

En témoigne la mort de Walter Huang le 23 mars 2018 : à bord d’une Model X, et alors que l’Autopilot était activé, l’ingénieur d’Apple, a, selon l’enquête de la National Transportation Safety Board, reçu plusieurs alertes l’exhortant à mettre ses mains sur le volant, comme le relaie TechCrunch. Le conducteur n’aurait également pas freiné avant l’impact contre le séparateur d’autoroute. La famille, elle, rejette la faute sur Tesla et a même attaqué en justice la firme d’outre-Atlantique.

Un Autopilot plus strict

Le 2 mai 2019, la société dirigée par Elon Musk s’est fendue d’un nouveau billet de blog pour présenter les dernières fonctionnalités liées à la sécurité de son Autopilot. Difficile, ici, de ne pas voir une réponse plus ou moins directe à l’événement tragique survenu en 2018, combiné au procès récemment intenté. Deux nouveaux systèmes d’évitement vont ainsi être déployés : le premier permet au conducteur de configurer une direction corrective de sorte à le maintenir dans la voie prévue.

Lorsque cette option est activée, et que l’automobiliste se déporte légèrement sans activer son clignotant, alors le système vérifie la présence de ses deux mains sur le volant. Si ce n’est pas le cas, une série de rappels et d’alertes est envoyée. Mais surtout, l’Autopilot abaissera la vitesse du véhicule si le pilote décide d’ignorer cette dernière, à hauteur de 24 km/h en dessous de la vitesse autorisée, en plus d’allumer les feux de détresse. Cette fonctionnalité prend effet entre 40 et 140 km/h.

Les Model 3 en premier, le reste après

La seconde option agit directement sur la direction de la Tesla : lorsque l’Autopilot détecte une sortie de voie ou une certaine proximité avec le bord de la route, il rabat de lui-même la voiture électrique dans le droit chemin. Une fonctionnalité automatique activée au départ de chaque trajet, mais que l’utilisateur peut suspendre à partir du menu. Cette mise à jour sera dans un premier temps déployée sur les Model 3, avant qu’elle ne s’invite sur tous les autres modèles fabriqués après octobre 2016.

Malgré sa logistique bancale, Tesla croule sous la demande