Le vidéoprojecteur Xgimi Elfin Flip 4K succède au premier Elfin Flip, un modèle Full HD limité à 400 lumens ISO convaincant par son format pliable et sa balancelle intégrée. Deux ans plus tard, la marque chinoise revient avec cette version 4K qui coche enfin la case de l’Ultra Haute définition avec une source laser RGB.
Pour aller plus loin
Meilleur vidéoprojecteur pas cher en 2026 : notre comparatif (moins de 500 €)
Sur le papier, les caractéristiques sont particulièrement séduisantes pour ce segment de prix : 1600 lumens ISO, un contraste dynamique annoncé à 20 000:1, une couverture colorimétrique de 99 % du DCI-P3 et de 110 % du BT.2020, ainsi qu’un zoom optique de 0,98 à 1,3:1 qui autorise une image de 40 à 200 pouces sans perte de netteté liée à un zoom numérique. C’est un argument rare à ce niveau de compacité et de tarif. Au programme également des fonctions de correction automatique de l’image, Google TV avec Gemini, des capacités gaming et un système audio embarqué.
Côté concurrence, on peut le comparer au Hisense M2 Pro ou à l’Epson EF-72 qui a la particularité d’être un modèle LCD donc totalement dépourvu d’effet arc-en-ciel (voir plus bas).
Mais que vaut-il vraiment, je l’ai éprouvé pendant un petit moment et en voici mes impressions.
Xgimi Elfin Flip 4KFiche technique
| Modèle | Xgimi Elfin Flip 4K |
|---|---|
| Type de focale | Standard à focale courte |
| Définition de l’image | 4K UHD |
| Technologie | DLP |
| Luminosité (ISO) | 1600 Lumens |
| Compatibilité HDR | HDR10, HLG |
| Nombre de ports HDMI | 2 |
| ALLM | Oui |
| Système d’exploitation | Google TV |
| Fiche produit |
Conditions du test
Le vidéoprojecteur Xgimi Elfin Flip 4K testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Movie Palace UHD Platinum 300C. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs afin de pouvoir les comparer.
Xgimi Elfin Flip 4KDesign, il se plie pour se ranger
Le Xgimi Elfin Flip 4K reprend sans grande surprise le langage esthétique de son prédécesseur, à savoir une silhouette de plaque rectangulaire compacte. L’appareil mesure 254 x 245 mm pour une épaisseur de seulement 78 mm et affiche un poids annoncé de 1,55 kg, à peine plus qu’un ordinateur portable.

Cette légèreté en fait un objet que l’on déplace facilement du salon à la chambre, voire jusqu’à la terrasse pour une soirée improvisée, sans contrainte. Attention, cependant, ce modèle fonctionne sur secteur n’intégrant pas de batterie à l’image du MoGo 4 de Xgimi, par exemple.
L’élément le plus marquant de ce boîtier, c’est sa balancelle intégrée qui fait à la fois office de pied et de poignée de transport. Celle-ci pivote sur une amplitude de 150 degrés. Une fois repliée, la balancelle protège naturellement le bloc optique et la lentille pendant le transport, un vrai plus pour un appareil pensé pour circuler de pièce en pièce sans craindre la poussière ou les rayures.

Sous le châssis, un pas de vis universel au format 1/4 de pouce permet également une fixation plus traditionnelle sur un trépied photo classique ou un bras de plafond, pour les utilisateurs qui préfèrent une installation fixe.
Le dessus du boîtier, dans une teinte gris brun mat, n’arbore que le logo de la marque et reste particulièrement discret une fois posé sur un meuble TV.

Tout autour, une grille perforée assure l’aération sans transformer l’appareil en radiateur à ailettes disgracieux. La finition générale, dans un plastique mat, reste cohérente avec le reste de la gamme Elfin et ne trahit pas le tarif de l’appareil : aucun jeu excessif dans les charnières de la balancelle, et le bloc optique ne bouge pas d’un millimètre une fois la mise au point réalisée.

La chauffe est par ailleurs correctement évacuée. À quelques mètres du projecteur, le souffle de la ventilation reste présent mais s’oublie rapidement une fois le film lancé, sans jamais paraître suffisamment marqué pour couvrir les dialogues. Un léger bémol concerne toutefois la stabilité de l’ensemble : la légèreté du boîtier a pour revers une certaine sensibilité aux vibrations du meuble sur lequel il repose, un souci qui disparaît complètement sur un support parfaitement rigide et stable.
Le modèle prêté par la marque pour ce test présentait des finitions soignées et un assemblage exemplaire, sans le moindre défaut visible sur le châssis ou autour de la lentille.
Xgimi Elfin Flip 4KConnectiques
La connectique du Xgimi Elfin Flip 4K reste cohérente au regard du format compact de l’appareil, sans pour autant faire l’impasse sur les entrées les plus attendues. Toutes les prises sont regroupées à l’arrière du boîtier. On y trouve deux ports HDMI 2.1, dont le premier est compatible eARC, ce qui permet de renvoyer un signal audio non compressé vers une barre de son ou un amplificateur home cinéma.

On dispose également de deux ports USB-A 2.0 qui permettent de lire des contenus multimédia depuis une clé USB ou un disque externe, ainsi qu’une sortie audio analogique au format jack 3,5 mm, pratique pour brancher un casque ou une enceinte filaire lors d’une séance nocturne.
L’alimentation se fait via un bloc externe de 120 watts, livré avec l’appareil, dont le câble est toutefois un peu court lorsque l’on installe le projecteur au milieu d’une pièce, loin d’une prise murale. Je conseille donc de prévoir une rallonge selon la configuration de votre salon. Son atout est qu’il n’est pas très gros, offrant ainsi à l’ensemble projecteur/alimentation, une large possibilité de déplacement.
Côté connectivité sans fil, le Xgimi Elfin Flip 4K embarque le Wi-Fi 6 double bande en 2,4 et 5 GHz ainsi que le Bluetooth 5.2, suffisant pour appairer une enceinte externe ou transmettre du contenu depuis un smartphone. La fonction Chromecast est nativement intégrée au système, ce qui permet de caster facilement l’écran ou une application depuis un téléphone Android.
La télécommande
La télécommande fournie avec le Xgimi Elfin Flip 4K reste résolument minimaliste, comme celles livrées avec les autres vidéoprojecteurs de la marque. Certaines touches sont rétroéclairées, ce qui facilite son utilisation dans l’obscurité totale d’une séance cinéma, et propose un pavé directionnel central entouré de quelques raccourcis directs vers les principales plateformes de streaming. On trouve également un bouton dédié à la commande vocale, relié à l’Assistant Google, ainsi que des touches de réglage rapide du volume et de mise en veille. Un bouton est personnalisable pour lancer votre application favorite.

Le réglage du volume se fait via un bouton oblique unique plutôt que deux touches séparées, ce qui se repère assez facilement à l’aveugle. Un bouton Mute a heureusement fait son apparition, même s’il se retrouve un peu perdu parmi les raccourcis vers les plateformes.

L’écran
Le vidéoprojecteur Xgimi Elfin Flip 4K est livré sans écran. Si le budget est limité, on peut être tenté de l’installer sans écran (en se servant d’un mur comme surface de projection) et donc perdre le bénéfice (relativement important) d’avoir une surface optimisée pour la projection. Comptez entre 500 et 2700 € environ pour des écrans de différentes tailles dont la surface profite d’un traitement spécifique.
Xgimi Elfin Flip 4KInstallation
L’installation du Xgimi Elfin Flip 4K est particulièrement facile. Dès l’allumage, la cinquième génération du système ISA (Intelligent Screen Adaptation) rentre en action : un capteur ToF couplé à une caméra permet au projecteur de gérer seul l’autofocus, la correction trapézoïdale horizontale et verticale, l’évitement des obstacles présents sur le mur de projection comme des cadres, des interrupteurs ou des prises électriques, ainsi que le calage automatique aux dimensions d’une toile, le cas échéant.

L’ensemble se déroule en moins de trois secondes et reste actif en continu, ce qui signifie que si l’on déplace légèrement l’appareil en cours de visionnage, l’image se réajuste automatiquement sans interrompre la lecture.

Comptez un recul de 210 cm pour obtenir une image de 100 pouces en diagonale et si vous le placez à 3 m du mur ou de l’écran vous arrivez à une image qui fait 3 mètres de base. Grâce au zoom optique, on peut ajuster la taille de l’image sans jamais perdre en piqué, ce qui est loin d’être systématique sur ce segment de prix. Il y a une fonction de compensation chromatique qui s’adapte à la couleur du mur (les teintes les plus courantes) et un capteur de présence est là pour faire réduire automatiquement l’intensité du faisceau lumineux si une personne passe devant l’objectif.

La configuration de Google TV prend moins de 5 minutes via un smartphone. Bizarrement, mon modèle de test arrêté pendant une dizaine de jours a dû être reconfiguré à l’allumage comme s’il s’était réinitialisé.
Xgimi Elfin Flip 4KL’image en mode subjectif
Le Xgimi Elfin Flip 4K s’appuie sur une puce DMD de 0,39 pouce développée par Texas Instruments, pilotée en XPR : le mécanisme fait vibrer la matrice de micro-miroirs à très haute fréquence selon quatre positions successives, si rapidement que l’œil humain fusionne ces sous-trames en une image de 3840 x 2160 pixels. Cette technique de décalage de pixels, aussi appelée pixel shifting ou wobulation, permet d’obtenir un rendu très proche d’une dalle 4K native pour un encombrement et un coût de fabrication bien inférieurs.

La source lumineuse est un module laser tricolore RGB développé par Nichia, qui permet d’atteindre une large couverture des espaces colorimétriques (voir les mesures plus bas).
Plusieurs modes d’image sont proposés en SDR et en HDR. Le mode Film reste le plus adapté pour un rendu le plus fidèle possible. Il offre, en sortie de carton donc avec les réglages par défaut, des teintes de peau naturelles et une image globalement fidèle sans nécessiter de passer par une phase de calibrage poussée. Le mode Standard, quant à lui, privilégie davantage l’impact visuel avec des couleurs plus flatteuses, tandis que le mode Jeu mise sur la réactivité.
J’ai diffusé mes séquences de test habituelles ainsi que plusieurs épisodes de séries récentes depuis les plateformes de streaming, et le résultat est globalement très convaincant. Le piqué de l’image surprend agréablement compte tenu de la taille réduite de la puce DMD utilisée : les textures fines, que ce soit sur des décors de pierre ou des costumes détaillés, restent parfaitement lisibles même à bonne distance de l’écran.
Sur des scènes dominées par des ambiances sombres, des éclairages à la bougie ou des nuits urbaines, les basses lumières conservent une bonne quantité de détails sans sombrer dans un voile grisâtre que l’on peut redouter sur des projecteurs moins maîtrisés. Les couleurs sont riches et bien équilibrées en mode Film, sans dérive perceptible vers le rougeâtre ou le jaunâtre sur les teintes de peau, ce qui donne une impression de naturel appréciable sur des productions à forte dimension dramatique.

Sur des contenus plus lumineux et colorés, comme des films d’animation ou des scènes en extérieur ensoleillé, la palette du triple laser RGB s’exprime pleinement avec des rouges profonds, des verts crédibles qui ne virent jamais au jaune, et une saturation qui reste agréable à l’œil sans jamais paraître criarde ou artificielle.
Le HDR10 apporte un supplément de relief bien perceptible sur les sources compatibles, avec des couchers de soleil plus nuancés et des reflets métalliques plus réalistes, sans zones brûlées dans les hautes lumières. L’appareil n’est pas compatible Dolby Vision. La lumière projetée à l’écran m’a également paru très homogène sur toute la surface, sans point plus clair ni coin sombre perceptible, même sur un mur neutre. Que l’on regarde un documentaire animalier, un thriller sombre ou une comédie légère, l’image du Elfin Flip 4K conserve une cohérence et un impact visuel qui dépassent clairement les attentes que l’on pourrait avoir pour un appareil aussi compact et transportable.
La compensation des mouvements
La compensation des mouvements du Xgimi Elfin Flip 4K fait globalement du bon travail, même si l’on peut activer ou non l’interpolation selon ses préférences personnelles. Un mode dédié à la reproduction fidèle des sources en 24 images par seconde permet de conserver un rendu naturel et cinématographique sans à-coups ni scintillement parasite, un point souvent négligé sur les projecteurs à ce prix. Les scènes d’action rapides, avec des personnages ou des objets se déplaçant vivement au premier plan, restent globalement lisibles et fluides.
L’effet arc-en-ciel
S’agissant d’une technologie de projection DLP pilotée par une source laser, l’effet arc-en-ciel est théoriquement présent, mais je n’ai pas eu l’impression qu’il était particulièrement marqué, même sur des scènes très contrastées ou des sous-titres blancs sur fond sombre. Je rappelle que la visibilité de ce phénomène reste éminemment subjective et dépend fortement de la sensibilité propre à chaque spectateur, certaines personnes étant beaucoup plus promptes à percevoir ces petits liserés colorés rouge, vert et bleu sur les contours des objets lumineux. Les plus sensibles à ce type d’artefact pourront tout de même en percevoir occasionnellement sur des séquences particulièrement exigeantes, mais cela reste, dans l’ensemble, un défaut mineur qui ne gâche pas l’expérience de visionnage au quotidien.
Xgimi Elfin Flip 4KLes mesures, sondes à l’appui
En mode Film, le Xgimi Elfin Flip 4K obtient un Delta E moyen de 3,8, juste au-dessus du seuil de 3 en dessous duquel l’œil humain ne fait plus la différence entre la couleur affichée et la couleur demandée. C’est un résultat assez remarquable pour le prix demandé, sans être exceptionnel : les blancs et les gris, sur les premières barres du graphique, tirent le score vers le haut, tandis que la majorité des teintes saturées reste sous ce seuil. L’image paraît fidèle ici, un bon choix selon moi de la part de Xgimi là où d’autres fabricants misent sur un rendu plus flatteur, plus saturé.
La température de couleurs moyenne, à 7331 K, confirme une légère dominante froide par rapport à la cible de 6500 K, avec un canal rouge qui décroche progressivement en fin d’échelle pendant que le vert et le bleu remontent légèrement. Le gamma moyen (2,12) reste proche de la cible théorique de 2,2, même si la courbe mesurée décroche un peu sur les tout derniers pourcentages de l’échelle.

Le contraste mesuré (et observé) sur ce modèle est une excellente surprise car j’ai pu relever un très bon taux à 1486:1 (arrondi) avec les réglages par défaut dont en mode « natif ». L’appareil dispose, cela dit, d’une fonction d’amélioration dynamique des noirs qui adapte automatiquement, selon les contenus, le rendu du contraste. Lorsqu’on active cette fonction, on passe à un contraste de plus de 10 000:1 mais, attention, au détriment d’une colorimétrie encore plus éloignée de la fidélité…
Avec des contenus HDR, la copie est convaincante : le Delta E moyen tombe à 2,84, sous le seuil de perceptibilité. Très étonnamment, la courbe de luminance est en revanche moins régulière : après avoir suivi la cible jusqu’à environ 50 % de l’échelle, elle monte au-dessus de la référence avant de plonger nettement (autour de 70 %), puis de remonter pour rejoindre le plateau cible vers 100 %. Cette irrégularité se retrouve, en plus atténuée, sur la courbe EOTF. Ce n’est pas normal que le signal se comporte de la sorte.

Côté chiffres, l’Elfin Flip 4K se défend plutôt bien face à la concurrence (Hisense M2 Pro ou Epson EF-72, par exemple) avec une mesure 83 cd/m² pour une image qui fait 100 pouces en diagonale. Ce sont des niveaux cohérents avec un format compact et transportable plutôt qu’avec un modèle pensé pour une pièce obscurcie et un grand écran. Je rappelle que le Hisense M2 Pro a été flashé à 132 cd/m² dans les mêmes conditions alors que l’Epson EF-72 m’a rendu un 77 cd/m² toujours pour une image de la même taille.

Enfin, concernant les couvertures des espaces colorimétriques, le modèle Xgimi tire vraiment son épingle du jeu avec 99,07 % de couverture du BT.2020 et 99,92 % du DCI-P3, deux chiffres excellents, au niveau des meilleures références du marché dans ce domaine.
Xgimi Elfin Flip 4KLe gaming
Sur le papier, le Xgimi Elfin Flip 4K affiche ses ambitions nettes pour les joueurs. La fiche technique annonce un input lag pouvant descendre jusqu’à 1 ms dans des conditions très précises, à savoir en 1080p à 120 Hz, avec le mode Jeu et le VRR activés et les corrections géométriques désactivées. On peut effectivement compter sur les fonctions d’adaptation de la fréquence de rafraîchissement selon la source ainsi qu’un mode faible latence. Je rappelle que lorsque ce dernier est activé, les fonctions de correction automatique de l’image sont annulées.

Dans ce cas, j’ai pu mesurer un input lag de seulement 8,8 ms, correspondant à bien moins d’une image de retard entre le moment où on appuie sur le bouton de la télécommande et où l’action se déroule à l’écran. Si cette fonction n’est pas activée, on reste dans une configuration bien plus qu’honorable avec une mesure de l’input lag à 9,4 ms.
En pratique, j’ai trouvé que l’expérience de jeu était très convaincante, que ce soit sur du FPS nerveux ou lors de parties multijoueurs plus tranquilles sur console de salon.
Xgimi Elfin Flip 4KAudio
Sur le papier, l’unique haut-parleur Harman Kardon de 7 watts logé dans le châssis du Xgimi Elfin Flip 4K reste modeste face à l’ambition affichée par l’appareil sur le plan de l’image. À l’usage, pourtant, le résultat est cohérent. Le système se montre plutôt à l’aise dans le cadre d’une utilisation domestique classique, avec une sensation agréable que le son semble sortir directement de l’écran plutôt que du boîtier lui-même. Cependant, notez qu’il sonne très caverneux et n’offre pas la spatialisation que méritent de (très) grandes images.

Les dialogues restent nets et intelligibles, ce qui permet de suivre une série ou un film sans le moindre effort, tandis que les musiques profitent d’une restitution correcte qui évite de devoir immédiatement sortir une grosse barre de son pour une simple séance de streaming, ce que je conseille malgré tout si vous souhaitez plus de profondeur dans le son.
Xgimi Elfin Flip 4KL’interface
Xgimi a définitivement tourné la page de son ancien système d’exploitation maison au profit de Google TV (présent sur le précédent modèle), dans sa version la plus récente au moment du test. C’est le jour et la nuit.

L’interface, organisée en cartes façon vignettes de contenu, se montre plaisante à parcourir et particulièrement réactive : les miniatures se chargent rapidement et la navigation n’accuse aucun temps de retard sur les appuis de la télécommande. Seul le menu des réglages met un peu plus de temps à s’afficher au premier accès, avant de retrouver une fluidité tout à fait normale par la suite.

Netflix, Prime Video, YouTube et la majorité des grandes plateformes de SVOD sont préinstallées et fonctionnelles dès le déballage, sans configuration additionnelle ni boîtier tiers à brancher. C’est un net progrès pour la marque puisque sur d’anciens modèles Xgimi, l’absence de licence officielle rendait l’installation de Netflix particulièrement laborieuse, nécessitant parfois un contournement technique. Ici, l’application est prête à l’emploi dès la première configuration, fonctionne en 4K et se met à jour normalement via le Play Store, qui donne par ailleurs accès à la quasi-totalité des applications manquantes.
La fonction Chromecast intégrée permet de caster facilement du contenu depuis un smartphone Android ou une extension Chrome, tandis que la télécommande Bluetooth embarque un micro pour l’Assistant Google, permettant de rechercher un contenu, régler le volume ou même éteindre les lumières connectées d’une simple commande vocale.
Un onglet dédié à l’assistant conversationnel Gemini trône en haut de l’écran d’accueil. Le menu de réglages rapides regroupe certaines fonctions les plus utilisées au quotidien comme le mode d’image, le son, le réseau ou encore Google Home, par exemple.

Les paramètres de base couvrent les réglages habituels de luminosité, de contraste, de saturation et de netteté, mais c’est le menu des paramètres avancés qui révèle toute l’ambition de cet appareil. On y trouve l’ensemble des outils nécessaires à un calibrage précis et rigoureux : choix de l’espace colorimétrique, réglage du gamma, ajustements de l’échelle de gris en 2 points et en 11 points pour une correction fine de la courbe de luminance, un système de gestion des couleurs sur les trois dimensions du gamut, ainsi qu’un contrôle de la puissance du laser sur une échelle de 1 à 10, complété par un mode Boost supplémentaire.

C’est un niveau de contrôle assez rare sur un appareil aussi compact et grand public, qui devrait satisfaire les utilisateurs les plus exigeants souhaitant affiner leur calibrage sans repasser systématiquement par un professionnel.
Xgimi Elfin Flip 4KConsommation et nuisance sonore
La consommation électrique du Xgimi Elfin Flip 4K s’est révélée particulièrement flatteuse pour un projecteur laser 4K de cette luminosité. Avec le niveau de puissance du laser réglé au maximum, la consommation mesurée se situe autour de 52 watts (mire blanche occupant toute la surface de l’écran en instantané), un chiffre qui se place dans la fourchette basse observée sur des modèles équivalents et qui confirme l’efficience du couple formé par la source laser RGB et la petite puce DMD, nettement moins gourmand qu’une configuration à roue chromatique et lampe UHP traditionnelle.
Concernant la nuisance sonore, le vidéoprojecteur s’avère particulièrement discret en usage normal, avec un niveau de bruit de fonctionnement à peine supérieur au bruit résiduel ambiant d’une pièce silencieuse. La ventilation se fait quasiment oublier, y compris lors de séances prolongées en soirée, sans variation brusque de régime qui viendrait perturber le confort d’écoute des dialogues les plus discrets.
Xgimi Elfin Flip 4KDate de sortie et prix
Le vidéoprojecteur Xgimi Elfin Flip 4K est disponible en France à un peu moins de 1000 euros, à l’heure de l’écriture de ces lignes.





Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.