Il a poussé le MacBook Neo à bout avec du montage en 6K et de l’édition de RAW 100 Mpx

 
Le MacBook Neo à 699 € n’est-il qu’un iPad déguisé ? C’est le débat qui agite le monde la tech depuis son lancement. Mais quand on commence à ouvrir Final Cut Pro ou Lightroom pour y jeter des fichiers lourds… qu’est-ce que ça donne ?

Quand Apple a annoncé un MacBook Neo avec une puce d’iPhone et seulement 8 Go de RAM pour 699 €, cela fait débat. Certains imaginaient déjà une machine poussive, juste bonne à remplir des PDF, faire du web, regarder quelques vidéos. Sauf que les premiers retours terrain, notamment celui du photographe Tyler Stalman, montrent le contraire.

Le MacBook Neo ne fait pas que « tourner », il encaisse. Tyler Stalman a tenté l’impossible pour une machine de ce prix : monter un projet mélangeant des flux 4K et 6K. « Ça joue sans aucun problème » selon lui. En passant le logiciel en mode « Meilleures performances », le Neo avale les transitions et les filtres LUT sans broncher.

Mais comment est-ce possible ? C’est la magie de l’optimisation verticale. La puce A18 Pro embarque les mêmes moteurs de décodage vidéo que les puces M, et Final Cut Pro est littéralement codé pour elle. Apple n’a pas menti : ils ne savent pas fabriquer un MacBook trop limité, même quand ils cassent les prix pour séduire les étudiants et les budgets serrés.

La puce A18 Pro face au montage 6K

Si le montage vidéo est fluide, c’est en photo que le Neo montre ses limites… avec les honneurs. Stalman a importé des fichiers RAW de 100 mégapixels (issus d’un Hasselblad, soit plus de 200 Mo par photo) dans Lightroom Classic. L’importation ? 50 secondes pour 50 photos. Soit une seconde par image. C’est plus rapide que bien des PC Windows vendus le double du prix. Certes, tout n’est pas parfait. On voit des saccades qu’on n’aurait pas sur un MacBook Pro lors de l’utilisation intensive de Photoshop.

Le rendu des aperçus 1:1 prend quelques secondes de plus, mais l’essentiel est là : les outils d’IA pour masquer le ciel ou le sujet sont quasi instantanés.

Pour un étudiant qui veut lancer sa chaîne YouTube ou son compte de photographie, cette machine n’est plus un compromis, c’est une bonne machine.

C’est là que l’on comprend que les 8 Go de RAM. macOS semble bloquer le dépassement de cette limite en étant particulièrement restrictif, ce qui permet au Neo de ne jamais ralentir.

L’utilisation de la RAM semble ne jamais dépasser les 80 % de saturation. Même en ouvrant tout le dossier « Applications » d’un coup, le système reste réactif. Bien sûr, le SSD est plus lent que sur un MacBook Air M5, il plafonne à 1 500 Mo/s, ce qui impacte les temps de rendu, mais au quotidien, l’expérience utilisateur est fluide.

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Un écran Retina sans encoche, mais sous surveillance

Peut-être que l’écran est une des limites « créatives » de la machine, et encore. Apple a fait un choix radical en supprimant l’encoche, offrant une dalle parfaitement rectangulaire.

La dalle Liquid Retina affiche une définition de 2 408 x 1 506 pixels (219 ppp), ce qui est top pour la netteté. En revanche, côté colorimétrie, on oublie l’espace P3 des modèles Air et Pro. Ici, on se contente du sRGB. D’après les mesures de Golem.de, l’écran couvre 94 % du sRGB, mais tombe à seulement 66 % du DCI-P3. La luminosité moyenne mesurée à 469 nits est solide, mais l’absence de traitement antireflet rend l’usage en extérieur parfois pénible.

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