On a testé la chaise ergonomique Percko : l’assise séduit, le montage déçoit

Chaises Ergonomiques et Gaming • 2024

Les chaises ergonomiques se font une crédibilité de plus en plus importantes aux dépends des chaises estampillées gaming. Plus confortables, plus adaptées à la forme du dos,
Chaise ergonomique Percko
 

Percko s’est fait un nom avec ses vêtements correcteurs de posture, et la marque a visiblement décidé que le dos de ses clients méritait aussi mieux qu’une chaise de bureau achetée en kit chez le premier venu. Voici donc la chaise ergonomique Percko, vendue 499 euros en ce moment (599 euros hors promo), avec la promesse d’un soutien conçu par des experts de santé plutôt que par un service marketing inspiré. Sur le papier, tout est réuni pour convaincre : neuf réglages, dossier en maille ErgoAdapt, assise SeatCloud, garantie cinq ans et cent jours d’essai pour changer d’avis. On a reçu la chaise, sorti le carton, et nous l’avons essayée.

Fiche technique

Prix499 € (599 € hors promotion), 3x sans frais avec Alma
Dimensions40 x 53 x 127,5 cm environ
Poids21,5 kg
Charge maximale150 kg
ColorisNoir
DossierMaille respirante ErgoAdapt, inclinaison 21°, 5 forces de résistance
AssiseMousse haute densité SeatCloud, 92 mm d’épaisseur
RoulettesPolyuréthane
Réglages9 réglages ergonomiques
Garantie5 ans
Essai100 jours satisfait ou remboursé

Le montage : notre chaise est arrivée avec deux vis récalcitrantes

Premier constat en réceptionnant le colis : le carton est assez imposant, à la mesure d’une chaise de bureau complète, et il vaut mieux prévoir un peu d’espace au sol pour le déballage. À l’intérieur, on retrouve les pièces habituelles pour ce type de chaise : piètement, vérin, assise, dossier, accoudoirs, et un sachet de visserie accompagné d’une clé fournie. Sur le papier, le montage est annoncé comme simple. Dans les faits, on est tombés sur deux défauts de fabrication qui ont rendu l’assemblage nettement moins agréable que prévu.

Premier point à anticiper avant même de sortir la clé : la chaise est lourde, 21,5 kg annoncés par Percko, et ça se sent dès qu’il faut emboîter les deux blocs principaux entre eux. On conseille clairement de s’y prendre à deux pour cette étape : seul, le montage reste possible, mais on manque vite de mains pour maintenir l’ensemble stable pendant qu’on aligne les pièces.

Chaque accoudoir se fixe normalement avec trois vis. Sur l’accoudoir gauche de notre exemplaire, une seule des trois vis a pu être insérée et serrée correctement. La deuxième n’a pas posé de problème non plus, mais la troisième refuse tout simplement de rentrer, quel que soit l’angle ou la pression appliquée. L’accoudoir gauche tient, mais sans son troisième point de fixation, il n’est pas stable. Si on appuie fermement dessus, comme on le fait naturellement en se levant du siège en prenant appui sur les bras, il bouge et donne une sensation de jeu qui n’inspire pas confiance sur la durée.

Le deuxième souci concerne une vis du tronc principal, celle qui fixe une partie centrale de la structure. Là, le problème est différent : impossible d’insérer la clé fournie dans la tête de la vis, qui semble présenter un défaut de fabrication au niveau de l’empreinte. On a dû se rabattre sur un vissage à la main, sans outil, ce qui ne permet évidemment pas d’atteindre le couple de serrage nécessaire. La vis tient, mais elle n’est pas serrée comme elle devrait l’être.

Au chronomètre, l’ensemble du montage, en comptant le temps perdu sur ces deux vis récalcitrantes, a pris un peu moins de 45 minutes. Pour quelqu’un de bricoleur qui n’aurait pas à composer avec des vis défectueuses, le montage devrait se boucler en 15 à 20 minutes.

Les réglages ergonomiques

Une fois montée, la Percko donne accès à ses neuf réglages, répartis entre le dossier, l’assise et les accoudoirs. Sous l’assise, on trouve plusieurs manettes qui gèrent chacune une fonction bien précise, et il faut un peu de manipulation avant de toutes les identifier.

La grande manette à gauche verrouille l’inclinaison du dossier : on la tourne vers l’arrière pour bloquer le dossier dans la position choisie, vers l’avant pour libérer le mouvement. La grande manette à droite règle la tension de cette inclinaison, dans le sens des aiguilles d’une montre pour plus de résistance, dans l’autre sens pour basculer plus facilement. Une manette plate, également à droite, sert à ajuster la hauteur de l’assise sur une plage de 8 cm. À l’avant gauche, une autre manette permet de faire glisser l’assise vers l’avant ou l’arrière pour régler la profondeur, et à l’arrière droit, une dernière molette bloque l’assise à l’horizontale ou la laisse suivre le mouvement du bassin vers l’avant. Une fois ces réglages faits, le résultat est concret : assis normalement, les genoux forment bien un angle à 90 degrés, et la chaise suit les mouvements du corps sans donner l’impression de résister ou de nous laisser tomber.

Les accoudoirs, eux, sont censés pivoter légèrement vers l’intérieur ou l’extérieur pour s’adapter à la position des bras, en plus de se régler en hauteur via un bouton dessous. Sur notre exemplaire, cette rotation existe bien, mais elle est pour l’instant assez dure à actionner, il faut forcer un peu plus que ce à quoi on s’attendait. Difficile de dire à ce stade si cette rotation s’assouplira à l’usage : sur notre exemplaire, elle demande de forcer.

Le confort au quotidien

Percko annonce que 88 % des utilisateurs ressentent moins de tensions dorsales avec cette chaise, et 84 % disent adopter de meilleures habitudes posturales. Et dans les faits on comprend pourquoi. La mousse de l’assise est épaisse et dense, et on a beau y passer une bonne partie de la journée, impossible d’avoir mal au postérieur même après 12 heures d’affilée devant l’écran. C’est le genre de détail qui fait toute la différence sur une journée de travail.

Après un mois et demi de test au quotidien, c’est clairement l’assise qui fait toute la différence sur cette chaise. Elle est moelleuse, sans jamais s’affaisser ni perdre en tenue. Autre bon point, inattendu celui-là : pendant les épisodes de canicule, on n’a jamais eu chaud assis dessus. La respirabilité du dossier en maille et de l’assise fait clairement son travail. Le dernier ingrédient, c’est le réglage de la tension d’inclinaison : une fois qu’on a trouvé la bonne sensibilité pour son propre poids, la chaise accompagne chaque mouvement, sans jamais donner l’impression de forcer contre elle.

Prix et concurrence

À 499 euros en promotion, la Percko se situe au-dessus des chaises ergonomiques de même gamme. Chez la concurrence, le Sihoo Doro S300 se négocie plutôt autour de 1000 euros, tandis que la Razer Fujin Pro vise les joueurs en quête d’ergonomie. Plus récente, la Sihoo Doro C300 Pro V2 mise sur un soutien qui s’adapte à tout le corps. De quoi comparer avant de trancher.


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Note finale du test
8 /10
Après un mois et demi d'utilisation quotidienne, cette Percko laisse une impression globalement positive. Une fois bien réglée, c'est l'une des chaises les plus confortables qu'on ait testées, portée par une assise moelleuse qui tient dans la durée et une gestion de la chaleur qui a fait ses preuves même en pleine canicule. Le bémol reste lié au montage de notre exemplaire : deux vis défectueuses sur notre exemplaire.

Points positifs du Percko

  • Assise moelleuse et confortable

  • Très bonne respirabilité

  • Réglages précis

  • Garantie de 5 ans et 100 jours d'essai

Points négatifs du Percko

  • Vis défectueuses sur notre exemplaire

  • Chaise lourde pour le montage

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