À en croire les propos de RJ Scaringe, CEO de la marque Rivian, les véhicules électriques de son entreprise seront en mesure de se transférer mutuellement des quantités d’énergie. Un moyen de récupérer quelques précieux kilomètres d’autonomie lorsqu’aucune borne ne se trouvera dans les alentours.

Si Volkswagen cherche à inonder le Vieux Continent de ses structures de recharge — 36 000 d’ici 2025 — pour éviter aux propriétaires d’une voiture électrique toute mésaventure énergétique, le groupe américain Rivian, à l’origine du SUV premium sept places R1S et du pick-up R1T, s’est creusé les méninges pour trouver une solution alternative en cas de panne d’électricité.

Une Rivian peut en sauver une autre

Évoquée par son CEO RJ Scaringe lors d’une interview parue dans les colonnes de The Drive, l’idée de la firme d’outre-Atlantique est la suivante : lorsque les batteries d’un véhicule Rivian se retrouvent à plat, ou presque, alors son propriétaire sera en mesure de les brancher à un autre modèle Rivian pour lui pomper une certaine quantité d’électricité. Et retrouver ainsi un minimum d’autonomie pour poursuivre son chemin. On imagine qu’une telle situation se présenterait lorsque deux clients Rivian se trouveraient perdus en pleine cambrousse, loin de toute borne de recharge.

« Vous pourrez charger une Rivian avec une autre Rivian, ce qui est une bonne chose. Vous connectez les deux véhicules entre eux et je pourrais vous fournir des électrons », a-t-il ainsi déclaré. Aucune précision, en revanche, sur le temps que mettrait une quantité d’électricité équivalente à 30 kilomètres à être transférée d’une voiture à une autre. Pour le reste, on imagine que les deux modèles devront être reliés par un câble spécifique.

Cela n’est pas sans rappeler la charge inversée qui a déjà fait son apparition auprès de certains smartphones Huawei ou Samsung

Des soutiens de poids

Attendus pour 2020, les R1T et R1S ont en tout cas fait l’unanimité auprès des investisseurs. En témoignent les participations financières d’Amazon et Ford, à hauteur de 700 et 500 millions de dollars, respectivement, en février puis avril dernier. Un pactole non négligeable qui devrait permettre à la firme de Plymouth de développer ses projets automobiles comme il se doit.