D’un montant fixe de 6000 euros, le bonus écologique accordé aux nouveaux propriétaires d’un véhicule électrique évolue dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF), qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Certaines automobiles zéro émission ne pourront plus en bénéficier.

En accordant toute une série d’aides financières aux Français au moment d’acquérir un véhicule électrique, l’État participe activement à la démocratisation des flottes automobiles zéro émission. Mais alors que les principaux constructeurs multiplient les projets en la matière et proposent une offre toujours plus intéressante financièrement parlant au fil des années — bien qu’encore trop onéreuse aujourd’hui — , les pouvoirs publics semblent vouloir réajuster leur positionnement.

Les citadines globalement épargnées

Comme nous l’apprend Le Parisien, le bonus écologique de 6000 euros accordé aux propriétaires d’une nouvelle voiture électrifiée va subir un changement majeur au 1er janvier 2020 dans le cadre du Projet de loi de finances (PFL). Certaines automobiles n’y seront en effet plus du tout éligibles, à l’image des modèles dont la grille tarifaire dépasse les 60 000 euros — la Porsche Taycan et la Tesla Model S, à titre d’exemple.

Un quatre roues oscillant entre 45 000 et 60 000 euros profitera toujours du bonus écologique, lequel subira en revanche une baisse substantielle de 50 %, soit 3000 euros. En réalité, seules les voitures inférieures à 45 000 euros profiteront pleinement de cette aide. Parmi elles, citons la Seat Mii, la Peugeot e-208 ou encore la ZOE 2019. Attention toutefois, l’ajout d’options peut rapidement faire grimper le coût final du produit au-dessus du seuil d’éligibilité.

Les flottes professionnelles touchées

À l’avenir, les constructeurs pourraient établir leurs futurs tarifs en prenant en compte les seuils susmentionnés, de sorte à avantager le client lors d’un acte d’achat. Au fond, l’État semble ici vouloir épargner les portefeuilles les plus modestes en conservant la totalité du bonus pour les citadines susceptibles de toucher le grand public. À noter que ce réajustement touche également les flottes d’entreprise, dont le bonus s’élève désormais à 3000 euros, contre 6000 euros auparavant.