Après des longs mois d’attente, le groupe Renault a officiellement levé le voile sur la troisième génération de la voiture électrique ZOE. Une mouture aux multiples changements, tant sur le plan extérieur qu’intérieur. On fait le point.

Sept ans après la présentation de la ZOE première du nom et trois ans après la seconde génération, la firme tricolore Renault remet le couvert en introduisant une troisième version de sa voiture électrique phare, par le biais d’un communiqué de presse officiel publié le lundi 17 juin 2019. Si le gap de performances entre les deux premiers modèles n’atteignait pas les sommets, force est de constater que le fleuron français n’a pas ménagé ses efforts pour proposer un produit plus abouti à la fois techniquement et visuellement.

Design extérieur : un caractère plus affirmé

La marque au losange l’avoue d’elle-même : avec ses « formes douces », de ses dires, la génération précédente manquait de panache. C’est pourquoi les équipes de la compagnie ont privilégié un style plus affirmé, notamment marqué par un bouclier au design revisité : des inserts chromés s’invitent au niveau de la calandre, de la grille et des antibrouillards à LED.

La partie haute se distingue par un capot redessiné, dont les contours « convergent vers un logo agrandi et redressé », lequel est entouré d’un liseré bleu. Derrière le fameux losange, la prise de recharge reste de mise, alors que la signature lumineuse C-shape LED rappelle forcément celle des autres véhicules de la marque.

À l’arrière, les feux passent aux LED pour améliorer la visibilité du conducteur auprès des autres usagers de la route. Ajoutez à cela « l’éclairage dynamique du clignotant LED, qui balaie le feu du centre vers l’extérieur », sans oublier « les rappels de clignotants intégrés aux rétroviseurs latéraux », eux aussi à LED.

Le choix des jantes se décline par ailleurs en plusieurs versions : 15, 16 et 17 pouces, aux motifs différents selon les modèles. Il faudra aussi compter sur des freins à disque à l’avant et à l’arrière.

Design intérieur : des écrans, en veux-tu en voilà

L’une des grandes particularités de l’habitacle avant n’est autre que son instrumentation numérique alimentée par un écran de bord de 10 pouces. Ce dernier intègre « les principales aides à la conduite et l’ensemble des paramètres spécifiques à la conduite électrique, à commencer par l’économètre qui encourage l’éco-conduite », indique le dossier de presse, mais aussi la navigation GPS (selon les versions).

Une dalle de 9,3 pouces se niche entre le conducteur et le passager avant. Placé de manière verticale, cet écran contrôle les principaux réglages de la voiture : des aides à la conduite à la personnalisation des couleurs de l’écran de bord en passant par l’affichage de la disponibilité des bornes de recharge en temps réel. L’utilisateur peut aussi y connecter son smartphone et lancer des applications via Apple CarPlay et Android Auto.

Renault a adopté une démarche écologique en choisissant, uniquement pour la version ZEN, une sellerie dotée d’un tissu issu du recyclage : « Ce fil est conçu à partir de rebuts de fabrication des ceintures de sécurité et de déchets plastiques (PET) », explique la société. Et de poursuivre : « Son approvisionnement et sa fabrication en boucle courte, conformes aux principes de l’économie circulaire, réduisent de plus de 60 % les émissions de CO₂ associées ».

Situé sous l’écran central, le levier de vitesse automatique « e-shifter », matérialisé par un habillage cuir et un pommeau chromé, permet quant à lui de basculer d’un mode à un autre, et d’enclencher la marche arrière. En contre-bas du levier, la console centrale abrite des rangements et une recharge par induction (en option) pour smartphone.

En plus du silence proposé par la motorisation électrique, Renault a poursuivi dans cette voie en ajoutant un pare-brise acoustique censé réduire les nuisances sonores extérieures. De son côté, l’habitacle arrière se dote de deux prises USB (comme à l’avant) mises à la disposition des passagers de manière à recharger un appareil électronique pendant un trajet. Pratique. Le plafonnier s’enrichit enfin d’un éclairage lui aussi 100 % LED.

Performances : Renault muscle son jeu

Depuis son introduction en 2012, la ZOE n’a cessé de prendre du galon en matière d’autonomie : 150 kilomètres (batterie de 22 kWh) il y a sept ans, 180 kilomètres en 2014 et 300 kilomètres (nouvelle batterie Z.E 40 de 41 kWh) en 2016. L’année 2019 marque l’arrivée d’une nouvelle batterie Z.E. 50 de 52 kWh, lui conférant un rayon d’action de 390 kilomètres selon le cycle WLTP.

Pour ce qui est de la recharge, la voiture s’ouvre à la charge rapide en courant continu. De quoi lui garantir quatre modes de recharge différents :

  • Recharge au domicile : Wallbox de 7 kW, de 0 à 100 % en 9h25 ou 300 kilomètres d’autonomie en 8 heures.
  • Recharge en ville : borne publique de 11 kW, 125 kilomètres d’autonomie en 2 heures.
  • Recharge au supermarché : borne publique de 22 kW, 125 kilomètres d’autonomie en 1 heure.
  • Recharge sur l’autoroute : borne DC de 50 kW, 150 kilomètres en 30 minutes.

Pour l’occasion, le groupe inaugure son nouveau moteur R135 de 100 kW, contre le R110 de 80 kW observé sur la génération précédente. Ses 135 chevaux et son couple de 245 Nm lui permettent ainsi d’avaler le 0 à 100 km/h en 10 secondes, et le 80 à 120 km/h en l’espace de 7,1 secondes, soit deux secondes de moins qu’avec le moteur R110. Son allure maximale atteint quant à elle les 140 km/h.

Le tout nouveau mode de conduite intitulé « mode B » apportera une expérience inédite sur une voiture Renault : « Quand le mode B est activé, la voiture décélère de façon nettement plus prononcée dès que le conducteur relâche la pédale d’accélérateur » détaille la marque française. Pour basculer dessus, il suffira au conducteur de l’enclencher via le levier de vitesse électronique « e-shifter ».

Fonctionnalités : des aides automatiques à la pelle

Grâce à une nouvelle architecture électrique, Renault est parvenu à intégrer tout un tas de capteurs indispensables aux nouveaux systèmes d’aide à la conduite (ADAS). Pour la conduite en elle-même, on retrouve notamment la commutation automatique des feux, la reconnaissance des panneaux de signalisation, l’avertisseur d’angle mort et l’assistance automatique de maintien (bloque le véhicule à l’arrêt lorsque le conducteur relâche la pédale de frein).

Du côté de la sécurité, il faut compter sur une assistance au maintien de voie, l’alerte de sortie de voie, le freinage automatique d’urgence et l’alerte de vitesse excessive. Sans oublier le parking mains libres, le frein de parking automatique et le radar de parking avant, arrière et latéral.

Pour plus de connectivité, Renault déploie son offre Easy Connect, laquelle associe le système multimédia fait maison Easy Link et l’application mobile MY Renault. Un moyen pour le client de consulter sur son smartphone tout un tas d’informations en temps réel (niveau de batterie, rayon d’action), mais d’interagir aussi avec son véhicule à distance (programmation du chauffage et de la climatisation, programmation d’un trajet à l’avance)

Prix, disponibilité et coloris

Cette sortie médiatique de Renault nous permet de découvrir trois nouveaux coloris, portant le nombre de teintes à neuf : le Bleu Céladon, le Rouge Flamme et le Blanc Quartz s’ajoutent ainsi aux Bleu Foudre, Violet Blueberry, Gris Titanium, Noir Etoile, Gris Highland, Blanc Glacier.

Pour la grille tarifaire du modèle, il faudra repasser. Le groupe n’a pas encore communiqué dessus, bien qu’un coût financier relativement similaire aux versions actuelles (entre 23 000 et 27 000 euros) semble probable, pour une disponibilité prévue à l’automne 2019.