
Le DLSS sur smartphone, on y est ? ARM a levé le voile le 8 septembre sur le Mali G2-Ultra NX, sa première puce graphique qu’il qualifie d’« AI-native ». En clair, des accélérateurs neuronaux sont logés directement dans le processeur graphique. Ils font sur Android ce que le DLSS de Nvidia et le FSR d’AMD font sur nos PC depuis des années.

Tout repose sur trois techniques. Le super-échantillonnage calcule l’image en basse définition, puis la reconstruit en haute définition (moins de calcul pour le GPU, autant de détails affichés).
La génération d’images fabrique des images intermédiaires pour gonfler la fluidité, en transformant par exemple du 30 en 60 images par seconde.


L’essentiel à prix plancher ! Avec l’offre B&You Pure fibre de Bouygues Telecom, profitez du Wi-Fi 7 ultra-rapide (2 Gb/s) sans TV, pour seulement 24,99 €/mois et jusqu’à 148€ offerts* !
Le débruitage nettoie les artéfacts du ray tracing, cette technique d’éclairage réaliste jusqu’ici trop lourde pour un mobile. Arm annonce jusqu’à quatre fois plus d’efficacité en combinant le tout, mais le chiffre sort de sa démonstration maison Neural Dawn.
Le Mali G2-Ultra NX fait ses débuts dans le Xring O3, la puce maison de Xiaomi. C’est un GPU à 16 cœurs doté de huit accélérateurs neuronaux. Xiaomi revendique 85 % de performances graphiques en plus et un bond de 182 % en ray tracing face à sa puce précédente, et chiffre le gain à 24 % sur les tests de référence. Sur le Xiaomi Pad 9 Pro Max, équipé du même processeur, la marque promet du jeu en 3,2K à 120 images par seconde. Le Xiaomi 18 Fold, lui, démarre à 10 999 yuans (environ 1 410 €), avec une mise en vente en Chine le 10 septembre.
Le DLSS sur Android, avec des angles morts
Les techniques d’ARM ressemblent furieusement à celles de Nvidia, jusqu’à la reconstruction de rayons chère au DLSS 4.5. Le problème vient de ce que la communication passe sous silence. Sur PC, la génération d’images traîne un défaut connu depuis le DLSS 3. Elle ajoute de la latence, ce léger délai entre l’action du joueur et la réaction du jeu à l’écran.
ARM n’en dit pas un mot dans ses chiffres. La génération d’images n’est d’ailleurs même pas active au lancement : son déploiement est attendu début 2027.
La feuille de route est déjà chargée. « Vous pourrez l’acheter, l’obtenir dans des smartphones l’an prochain, puis sur de plus grands écrans, tablettes ou Chromebooks », promet Chris Bergey, EVP Edge AI d’Arm, auprès de The Verge. Il glisse même que de futurs « Googlebooks » de Google pourraient adopter la technologie, sans donner ni calendrier ni liste de constructeurs. Trois jeux sont déjà confirmés : Where Winds Meet, Infinity Nikki et Arena Breakout: Infinite, trois poids lourds du mobile chinois.
Xiaomi ouvre le bal, mais la concurrence ne va pas rester les bras croisés. Qualcomm prépare déjà ses puces pour 2027 et confirme deux Snapdragon 8 Elite Gen 6 pour le 22 septembre, tandis que MediaTek avance sur le même terrain de l’upscaling.
Sur le papier, ARM rapproche enfin le jeu mobile du niveau PC, avec un vrai gain d’autonomie à la clé. En pratique, tout dépendra de la latence réelle et de l’adoption de ces technologies, absentes pour l’instant.
Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.