Arm dévoile le futur du jeu mobile, mais votre smartphone actuel est déjà obsolète

Le DLSS du mobile

 
Arm dévoile Neural Dawn, un jeu mobile vitrine pour sa technologie de rendu par IA. Promesse : des graphismes dignes d’un PC sur smartphone, mais uniquement sur les futures puces Mali.
Source : Arm

Le rendu neuronal débarque pour de vrai sur Android. Arm, le concepteur derrière une bonne partie des puces de nos smartphones, a annoncé avec le studio britannique Sumo Digital un jeu baptisé Neural Dawn.

Il s’agit d’une véritable démo technique jouable, faite pour montrer ce que l’IA peut apporter aux graphismes mobiles.

DLSS et Ray Tracing, sur smartphone

Concrètement, Neural Dawn suit une scientifique qui explore un réseau de grottes, guidée par la lumière. Le jeu propose quatre niveaux pour environ 120 minutes de jeu. Sous le titre se cache surtout la première utilisation en temps réel de MegaLights, la technique d’éclairage dynamique du moteur Unreal Engine 5, sur un mobile.

En clair : des centaines de sources lumineuses dynamiques et des ombres calculées en temps réel, là où les jeux mobiles se contentent d’habitude d’un éclairage figé dans les textures.

Le cœur de la démonstration, c’est la suite de rendu neuronal d’Arm. Trois briques : le Neural Super Sampling (NSS), qui calcule l’image dans une définition plus basse puis la remonte par IA ; le Neural Frame Rate Upscaling, qui génère des images intermédiaires pour passer de 30 à 60 images par seconde ; et le Neural Super Sampling and Denoising, qui nettoie le bruit des images en lancer de rayons.

Le principe ressemble à ce que NVIDIA fait sur PC avec le DLSS, ou AMD avec le FSR : générer le plus de pixels avec le moins de pixels possible pour des gains de performances massifs.

Source : Arm

L’intérêt sur mobile est plus marqué que sur PC. Un smartphone n’a pas de ventilateur, une batterie limitée et il réduit ses performances dès qu’il chauffe. Arm avance que son NSS peut faire passer une image de 540p à 1080p en environ 4 millisecondes, tout en allégeant la charge du processeur graphique jusqu’à 50 % par rapport à un rendu classique. Ce gain peut servir à monter le nombre d’images par seconde, à améliorer la qualité visuelle, ou simplement à économiser la batterie.

Réservé aux smartphones de dernière génération

Voilà le filtre à garder en tête. La suite complète d’Arm a besoin d’accélérateurs neuronaux dédiés, des circuits spécialisés intégrés directement au processeur graphique. Et ces circuits n’arrivent que dans les futures puces Mali, attendues plus tard en 2026. Autrement dit, ni votre téléphone actuel ni la plupart des modèles vendus aujourd’hui ne pourront en profiter pleinement. Le jeu lui-même est attendu fin 2026 sur les appareils équipés de ces GPU Mali.

Source : Arm

Autre limite : cette technologie d’Arm vise les puces Mali, ce qui écarte des appareils qui utilisent d’autres processeurs graphiques. Les Pixel de Google ou les Galaxy S de Samsung, par exemple, ne reposent pas sur du Mali pour leurs modèles récents. Reste qu’Arm ne joue pas seul : Qualcomm, Apple et MediaTek poussent chacun leur propre rendu par IA. C’est donc bien une direction prise par toute l’industrie, pas le pari isolé d’un fabricant.


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