
Avec la promesse de prendre en charge une bonne partie des tâches ménagères du quotidien, acheter un aspirateur robot semble la solution idéale. Sur le papier tout du moins. Car en pratique, cette perspective de « ne plus rien faire » se heurte à la réalité parfois cruelle du terrain : quand l’appareil se coince, mouille le tapis ou s’empêtre sur une touffe de cheveux, on se retrouve à intervenir plus souvent qu’on ne l’espérait au départ.
Pour que la délégation du ménage soit totale, il faut un robot capable de s’adapter aux intérieurs et aux tâches les plus complexes. Autonomie, endurance, mobilité, intelligence : Roborock travaille depuis longtemps sur tous ces problèmes en vue d’éliminer la charge mentale liée au ménage.
Le Saros 20 Neo est la synthèse de nombreuses expérimentations et avancées technologiques du fabricant : annoncé à l’IFA de Berlin au début du mois de septembre, l’appareil se présente comme le fleuron des solutions de nettoyage autonome de Roborock.
À la conquête des territoires hostiles
Tous les intérieurs ne sont pas d’un seul tenant, ni forcément toujours au même niveau. Les maisons anciennes, avec des seuils de porte un peu surélevés ou des petites marches pour passer du salon à la cuisine, représentent un sacré défi pour les robots de nettoyage.
Le Saros 20 Neo franchit ces obstacles grâce à un châssis AdaptiLift 3.0 capable de lever ses roues indépendamment pour franchir des seuils à deux marches atteignant jusqu’à 8,8 cm au total (4,5 cm pour la première, 4,3 cm pour la seconde).

En plus de cette agilité, il se déplace avec intelligence grâce à sa caméra RVB associée à une lumière structurée à l’avant, à son capteur VertiBeam qui surveille les côtés et à son LiDAR qui cartographie la pièce à 360° : un câble ou une chaise qui traîne, une chaussure laissée au milieu de la pièce ou un animal de compagnie qui se balade sont immédiatement reconnus et évités par le Saros 20 Neo.
Ce LiDAR est en plus rétractable : il reste surélevé dans les pièces dégagées, puis s’abaisse sous les meubles en gardant une vue arrière à 100°. Une coquetterie qui lui permet de se glisser sous des meubles disposant de 8 cm de dégagement, et donc d’opérer sous un canapé ou une commode sur pied. Plus besoin de passer son temps à enlever les obstacles éventuels avant d’envoyer le robot au travail.
Roborock annonce plus de 300 types d’obstacles reconnus, contre plus de 200 pour la génération Saros 10. Le robot sait aussi ménager les animaux de compagnie : à leur approche, il met en pause sa brosse principale et ajuste sa trajectoire pour ne pas les effrayer.
Des performances de pointe
Pour limiter l’intervention humaine, Roborock a également doté son appareil d’un double système anti-enchevêtrement capable d’avaler les touffes de poils ou les boules de cheveux sans se bloquer. Avec une puissance d’aspiration maximale de 36 000 Pa, le Saros 20 Neo s’attaque aussi bien à la poussière fine qu’aux débris plus volumineux.
Le sol est lavé à l’eau chaude par deux serpillières rotatives, qui appuient jusqu’à 14 N sur le sol et tournent jusqu’à 200 tours par minute pour décoller les taches les plus incrustées. Aidé par l’IA, le Saros 20 Neo repère les taches tenaces et renforce son nettoyage sur ces zones. Si la station juge une serpillière encore très sale, le robot repasse automatiquement là où c’est nécessaire.

Ennemis jurés des robots classiques, les bords de meubles et les angles droits sont pris en charge par FlexiArm, un système qui permet à la brosse latérale d’aller chercher la poussière au plus près des plinthes pour la ramener vers le rouleau d’aspiration central. Le lavage suit la même logique : une serpillière se décale vers l’extérieur pour atteindre les zones que le corps du robot ne peut pas couvrir.
Évidemment, le Saros 20 Neo relève ses patins quand il passe sur la moquette afin de ne pas humidifier le textile. Pour un tapis épais, le robot peut même aller déposer ses serpillières à la base pour assurer un nettoyage à sec complet.
Un robot qui sait se faire oublier
Si le Saros 20 Neo sait se débrouiller seul pour travailler, il est également très autonome dans son entretien. La station d’accueil s’occupe de tout :
- recharger le robot, en heures creuses si besoin ;
- nettoyer ses serpillières à 100 °C et les sécher à l’air chaud (55 °C) ;
- vider la poussière, pour passer jusqu’à 65 jours sans vidage manuel ;
- remplir le robot d’eau et de détergent ;
- analyser la couleur de l’eau pour assurer la qualité du travail ;
- s’autonettoyer à 100 °C.
L’intervention humaine est donc limitée à son strict minimum : vider le bac d’eau sale, remplir les bacs d’eau propre et de détergent, changer le sac à poussière hermétique de 2,7 litres de temps en temps. Quelques fois par an, il peut être bienvenu de nettoyer le socle de la station. Il peut heureusement être retiré en un seul bloc, puis rincé facilement dans un évier ou une douche.

Pas d’inquiétude concernant la configuration de l’appareil. Une fois la zone à traiter scannée, SmartPlan 3.0 s’occupe de la planification des routines de nettoyage en fonction de la nature du sol et de la taille des pièces. Le système est capable de se souvenir des zones qui demandent le plus de travail, de repérer les rideaux pour passer derrière et d’identifier les zones préférentielles des animaux domestiques.
Pilotable depuis l’application Roborock ou à la voix, avec son assistant intégré « Hello Rocky » qui fonctionne même sans Wi-Fi, le Saros 20 Neo est aussi compatible Matter, Alexa, Siri et Google Home. L’appareil est disponible au prix conseillé de 1 299 €, sur Amazon et sur le site officiel de Roborock.
