Test du Mova ViAX 250 : le robot tondeuse sans fil qui vise les petits jardins pour moins de 600 euros

Robots tondeuses • 2026

La gamme ViAX de Mova s’attaque aux petites pelouses avec une promesse séduisante : une tonte efficace, sans aucun fil périmétrique ni antenne, le tout dans un format simple à utiliser et à installer, et pour un tarif très compétitif. Elle fait toutefois quelques compromis pour être vendue à moins de 600 euros. Place au test !
Mova ViAX 1
 

Les robots tondeuses sans câble périmétrique se démocratisent de plus en plus, mais les modèles les plus évolués, notamment avec des capteurs LiDAR restent souvent pensés pour les grands jardins, avec les dimensions et le tarif qui vont avec. Avec la gamme ViAX, Mova propose une offre accessible, permettant de populariser les robots tondeuses. Celle-ci se décline en trois versions, les ViAX 250, 300 et 500, conçues pour couvrir des pelouses allant jusqu’à 250, 300 ou 500 m², comme leurs noms l’indiquent.

Un mot sur la marque : Mova est une émanation de Dreame, spécialiste chinois du robot aspirateur, et revendique la première place mondiale des ventes de robots tondeuses à LiDAR en 2025. Avec la gamme ViAX, elle applique ce savoir-faire à un segment plus abordable, en misant sur la vision par caméra plutôt que sur le LiDAR, du moins sur ses modèles d’entrée de gamme. La ViAX 500, elle, conserve un LiDAR 360°.

Mova a dévoilé la gamme ViAX au CES 2026, début janvier, avant une commercialisation française dans la foulée, juste à temps pour la saison de tonte 2026.

Nous testons ici la version la plus modeste, proposée à moins de 600 euros. Voyons si, à ce tarif, elle offre une expérience digne de la marque, ou si elle fait trop de concessions pour séduire le marché avec un prix attractif.

Fiche technique

Ce test a été réalisé à partir d’un produit fourni par la marque

Un design compact et basique

Avec ses 59,5 cm de long, 38 cm de large et 27,2 cm de haut, la ViAX 250 conserve des dimensions raisonnables. Son poids de 9,4 kg reste également contenu pour un robot tondeuse, d’autant qu’une poignée intégrée permet de la déplacer sans trop de difficulté. Le format convient bien à son terrain de jeu : les petits jardins, les passages étroits et les parcelles où une grosse machine serait plus encombrante qu’utile.

Hagop Kavafian pour Frandroid

Les commandes physiques sont regroupées sous le capot supérieur. Elles permettent de démarrer une tonte, de renvoyer le robot à sa station ou de le déverrouiller, tandis qu’un large bouton Stop reste immédiatement accessible. Une molette permet quant à elle d’ajuster la hauteur, allant de 20 à 60 mm.

Hagop Kavafian pour Frandroid

Sous le châssis, un unique disque flottant à trois petites lames pivotantes offre une largeur de coupe de 20 cm. C’est une architecture classique, moins impressionnante que les doubles plateaux des modèles haut de gamme, mais cohérente avec la surface visée.

Hagop Kavafian pour Frandroid

La traction est assurée par les deux roues avant, complétées par une roue folle à l’arrière. Quant au positionnement, il repose sur un module à deux caméras, monté à l’avant du robot pour une meilleure visibilité.

D’un point de vue des finitions, il ne faut pas s’attendre à un produit premium. Les plastiques sont d’un gris assez triste, le design plus pratique qu’esthétique, et les finitions correctes. Toutefois, à ce niveau de prix, on ne peut pas s’attendre à beaucoup mieux et la Mova ViAX 250 s’en sort déjà bien sur l’ergonomie générale.

Une application intuitive riche en fonctionnalités

La configuration et l’utilisation de la Mova ViAX passent par l’application de la marque, avec une connectivité Bluetooth et Wi-Fi.

Lors de la création de la carte, la tondeuse peut automatiquement détecter les bordures de la pelouse grâce à ses caméras embarquées, comme le ferait un aspirateur robot. Bien sûr, il reste possible de piloter manuellement le robot le long des limites de la pelouse si vous le préférez, ce qui est souvent plus précis pour les bordures courbées.

Précisons d’ailleurs que le choix de la version est essentiel, la tondeuse refusant catégoriquement de sauvegarder la carte si la pelouse dépasse les 250 m².

Une fois la carte créée, les possibilités sont nombreuses. L’application gère plusieurs zones, les espaces interdits, les chemins de liaison et jusqu’à deux cartes indépendantes. Elle propose aussi une tonte complète, par zone, localisée, manuelle ou limitée aux bordures, ainsi que la programmation selon un planning que vous pouvez définir.

L’application offre de nombreuses possibilités d’ajustement, comme la personnalisation de l’angle de tonte, ainsi que la gestion des bordures. Vous pouvez ainsi demander au robot de se décaler de 5 à 15 cm pour chevaucher les bordures et les tondre efficacement, à condition qu’il reste un passage dégagé autour des bordures.

Mova va même plus loin avec des fonctions de surveillance utilisant la caméra avant du robot. Il est possible d’afficher un flux vidéo ou de lancer une patrouille dans le jardin en utilisant les caméras du robot.

Durant la tonte, l’application affiche le parcours du robot, la direction de tonte, et annote la carte avec les éventuels obstacles rencontrés. Proposer de telles options à ce niveau de prix est particulièrement remarquable, sachant que d’autres modèles bien plus onéreux n’affichent pas les obstacles sur la carte.

Une belle tonte, avec quelques petites imperfections

Pour couper l’herbe, la ViAX 250 fait appel à un disque de coupe de 20 cm à 3 lames, avec une hauteur de coupe réglable manuellement de 20 à 60 mm.

Une fois les lames lancées, la ViAX 250 se montre très convaincante. La coupe est nette, régulière et suffisamment homogène pour donner rapidement un aspect soigné à la pelouse. Le robot avance en allers-retours parallèles et dessine de jolies bandes, particulièrement visibles lorsque l’on alterne l’orientation entre deux cycles.

Hagop Kavafian pour Frandroid

Le chevauchement entre les passages est généralement bien géré. Il évite les fines lignes d’herbe que certains robots laissent entre deux trajectoires trop espacées. La faible largeur de coupe n’empêche pas d’obtenir un résultat propre. Sur les zones effectivement parcourues, il y a peu de choses à reprocher à la ViAX 250.

Hagop Kavafian pour Frandroid

La gestion des bordures dépend en revanche énormément de leur nature. Face à une limite plane et franchissable, comme une terrasse ou des dalles situées au même niveau que la pelouse, le robot peut chevaucher le bord. Son disque passe alors au-dessus de l’herbe et coupe correctement le pourtour, avec très peu de retouches à prévoir. La ViAX 250 se montre logiquement plus prudente près des arbustes et des massifs. Elle évite alors de chevaucher la limite, ce qui protège les plantations mais laisse parfois une petite marge. Le résultat se dégrade davantage le long d’un mur, d’une clôture ou de toute bordure verticale. Le disque étant placé au centre du châssis, la machine ne peut physiquement pas venir couper au ras de l’obstacle, laissant alors une bande non tondue d’environ 15 à 20 cm dans cette configuration. Le passage au coupe-bordures reste donc indispensable si la pelouse est encadrée par des parois hautes. Ce n’est pas propre à la ViAX 250, mais l’absence de disque latéral ou de plateau déportable se fait clairement sentir. Le robot réduit la corvée de tonte, mais ne supprime pas celle des finitions.

Hagop Kavafian pour Frandroid

La tonte est réalisée dans un silence particulièrement déconcertant, avec environ 50 dB mesurés pendant la tonte, soit probablement la valeur la plus basse que nous ayons vue sur une tondeuse robot.

Pour ce qui est de l’autonomie, elle reste modeste avec environ 50 minutes de tonte annoncées et 45 minutes de recharge pour la batterie de 2,5 Ah. La vitesse de tonte est d’environ 60 m²/h en mode standard, mais peut être accélérée à environ 90 m²/h en mode efficace, avec des résultats un peu moins soignés.

Une navigation prudente, adaptative, mais parfois déroutante

Pour se repérer, la Mova ViAX ne fait appel ni à une antenne RTK, ni à un LiDAR. À la place, Mova mise sur deux caméras HDR et des algorithmes capables de différencier la pelouse de son environnement. Cette architecture permet de créer des limites virtuelles sans enterrer de câble et de reconnaître les obstacles courants. Elle impose aussi quelques contraintes : la machine doit pouvoir lire clairement le terrain et disposer d’une luminosité suffisante pour se positionner correctement.

Une limite à garder en tête : faute d’éclairage embarqué, la ViAX 250 est aveugle dans le noir et ne peut ni tondre ni patrouiller de nuit. Ses cycles doivent donc être programmés en journée – ce qui, vu son silence de fonctionnement, prive d’un usage nocturne qui aurait pourtant eu du sens.

Hagop Kavafian pour Frandroid

Globalement, les résultats sont bons, notamment en bonne luminosité. Le robot peut enchaîner des allers-retours impeccablement alignés, mais peut parfois avoir un comportement surprenant. En effet, il peut lui arriver d’interrompre les allers-retours pour retraverser toute la pelouse et aller terminer une petite portion isolée à l’autre bout. La tâche finit généralement par être couverte, mais le trajet semble inutilement long et donne parfois l’impression que la machine improvise son plan au fur et à mesure.

Hagop Kavafian pour Frandroid

La détection d’obstacles privilégie la prudence. Lors de nos essais, la ViAX 250 conservait environ 10 cm autour de certains objets et contournait aussi des portions pourtant praticables, sans motif identifiable. Cette marge limite les contacts, mais devient agaçante lorsqu’elle crée un îlot d’herbe intacte sans obstacle visible. Le robot sait heureusement réévaluer la situation. Lorsque nous avons retiré un objet, il est revenu tondre la zone qu’il avait initialement évitée. Dans ce cas précis, l’évitement était donc temporaire et non inscrit comme une exclusion permanente. De plus, le système à double caméra se révèle fiable sur de nombreux types d’obstacles, détectant parfaitement un arrosoir, un tuyau, et même un petit Jack Russell qui n’a heureusement pas été tondu par le robot.

Par ailleurs, la ViAX 250 peut officiellement gravir des pentes allant jusqu’à 40 % et franchir des obstacles de 4 cm, même s’il vaut mieux rester sous 25 % de pente pour obtenir les meilleurs résultats, notamment en cas de pelouse humide ou fragile.

Un entretien simple et rapide

Certifiée IPX6, la ViAX 250 peut être rincée au tuyau d’arrosage afin de retirer les amas d’herbe sous le châssis et autour du disque. Les roues peuvent être brossées, tandis que les contacts de recharge et la caméra s’essuient avec une microfibre.

La caméra mérite une attention particulière, puisqu’elle assure à la fois le positionnement et la détection des obstacles. Le constructeur recommande de la nettoyer toutes les deux semaines. Une lentille couverte de poussière, de pollen ou de projections risque d’accentuer les hésitations de navigation.

Le remplacement des trois lames pivotantes se fait facilement avec un tournevis, idéalement toutes les six à huit semaines, ou plus tôt en cas d’usure. Mova fournit d’ailleurs neuf lames de rechange pour éviter d’avoir à en acheter avant la prochaine saison. L’entretien mécanique reste donc très classique et ne présente pas de difficulté particulière.

Côté durabilité, Mova couvre la ViAX 250 par une garantie de trois ans, au-delà des deux ans de garantie légale affichés par les revendeurs, et l’appareil revendique un indice de réparabilité de 9 sur 10. Deux arguments rassurants pour une machine appelée à passer l’année dehors.

Prix et disponibilité

La Mova ViAX 250 est vendue 470 euros à l’heure où nous écrivons ces lignes sur Cdiscount, ManoMano, ainsi que 580 euros chez Fnac et Darty, et 529 euros sur Amazon.

La version 500, dotée d’une plus grande batterie et conçue pour les surfaces allant jusqu’à 500 m², est quant à elle proposée à 549 euros sur Amazon et 749 euros sur ManoMano et Cdiscount.

À moins de 600 euros, la ViAX 250 évolue encore sur un créneau peu peuplé. La plupart des robots tondeuses sans fil concurrents, chez Ecovacs, Segway Navimow ou Mammotion, misent sur le LiDAR et se positionnent bien plus haut, souvent au-delà des 1 000 euros. C’est là que le pari « tout caméra » de Mova prend son sens : casser les prix sur les petites surfaces.

Retrouvez notre guide d’achat complet par ici.

Pour aller plus loin
Meilleur robot tondeuse 2026 : notre comparatif et sélection des meilleures tondeuses autonomes

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Note finale du test
7 /10
La Mova ViAX 250 réussit l’essentiel : elle coupe proprement, trace de belles bandes et travaille dans un silence particulièrement appréciable. Son installation sans câble périphérique ni antenne RTK, ses nombreuses options de tonte et son format raisonnable en font une proposition intéressante pour les petites pelouses simples.

Sa navigation peut parfois manquer de fiabilité et multiplier les détours, et la gestion des bordures n'est pas parfaite, mais à ce prix, on ne peut pas s'attendre à mieux. Par ailleurs, son application rend l'utilisation intuitive, notamment pour un néophyte.

La ViAX 250 s’adresse donc avant tout aux jardins allant jusqu’à 250 m², bien délimités et entourés de bordures planes que le robot peut chevaucher. Dans ce cadre, elle offre un excellent résultat visuel avec très peu de bruit. Sur une parcelle plus complexe, riche en massifs, en obstacles et en limites verticales, elle demandera encore de surveiller le résultat et d’effectuer quelques retouches manuelles.

Points positifs du Mova ViAX 250

  • Rapport qualité-prix

  • Performances de tonte

  • Détection et gestion des obstacles

  • Simplicité d'utilisation

  • Fonctionnement très silencieux

  • Application riche en zones et en programmations

Points négatifs du Mova ViAX 250

  • Navigation parfois incohérente

  • Limitée aux petites surfaces de 250 m²

  • Design et finitions limites

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