Vélos électriques : Dott va se lancer à Paris pour concurrencer Jump (Lime)

 

Déjà opérationnelle à Paris avec sa flotte de trottinettes électriques en libre-service, la start-up Dott se diversifie en lançant dès le mois de mars 2021 un parc de vélos branchés. Jump (Lime) ne sera donc plus seule sur le créneau.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Dott, jeune pousse basée à Amsterdam, mais fondée par deux entrepreneurs français, nourrit de grandes ambitions en matière de mobilité électrique. L’opérateur sélectionné par la mairie de Paris — aux côtés de TIER et Lime — pour déployer une flotte de 5000 trottinettes électriques cherche à étendre son champ d’action. Comment ? En se lançant sur le créneau des vélos branchés.

Dans un billet de blog, la start-up officialise le déploiement de son premier vélo électrique en libre-service à Londres dans un premier temps, suivi de Paris en mars 2021, précise Le Parisien. Au total, 500 modèles s’inviteront dans les rues de la capitale. Le parc devrait grossir jusqu’à 2000 engins au printemps, avec l’aval de la municipalité.

Efforts esthétiques

La genèse du projet remonte à 2018. Après deux ans de développement, le premier vélo électrique Dott sort de terre et reprend les codes esthétiques de la marque : une palette de couleurs jonglant entre jaune, bleu et vert qui a le mérite d’attirer le regard. À chacun ses goûts et ses couleurs, mais ce choix lui donne tout de même un côté sympathique.

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Assemblé au Portugal, le vélo Dott a une particularité notable : un cadre en aluminium moulé en une seule pièce. De fait, l’absence de soudure renforce son aspect lisse et minimaliste. La transmission logée dans le cadre participe à cette danse esthétique, tout comme l’absence de câble apparent. Osons les mots : le vélo a du cachet pour un deux-roues en free-floating.

Si le communiqué ne précise pas l’autonomie des vélos, Maxim Romain, directeur de l’exploitation chez Dott, apporte un début de réponse dans les colonnes du Parisien. « Nous avons équipé le vélo de batterie amovible à la capacité doublée par rapport à celle des trottinettes. Nos équipes mobiles auront à les changer deux fois moins souvent », est-il écrit.

Le rayon d’action des trottinettes Dott n’est pas très clair — entre 35 et 50 kilomètres selon les sources –, mais ne constitue pas non plus l’élément le plus important pour l’utilisateur, qui se tournera naturellement vers des engins chargés. En revanche, c’est un bon point pour les « juicers », pour qui la mission de recharge sera moins récurrente.

D’un poids légèrement inférieur à 30 kilos, le vélo Dott s’équipe d’un écran LCD pour afficher le niveau de batterie et la vitesse, de roues de 26 pouces, d’un GPS et d’un verrou intégré à la roue arrière. Toujours selon Le Parisien, le coût d’un trajet reprendra la grille tarifaire des trottinettes, soit 1 euro le déblocage puis 20 centimes la minute.

Jump (Lime) vs Dott : avantage au premier, sur le papier

L’intronisation de Dott sur le marché parisien marque un petit tournant : tombé dans l’escarcelle de Lime en mai dernier, le service Jump (ancienne activité d’Uber) ne fera plus figure de seul et unique acteur. Dott a ici des atouts à faire valoir et des clients à aller chercher au regard du succès des mobilités douces à Paris.

Jump a cependant deux atouts dans sa manche : un tarif plus agressif de 15 centimes la minute, et une double visibilité au sein des applications mobiles Uber et Lime. Pour se déplacer plus économiquement en vélo, les utilisateurs peuvent toujours se tourner vers les Vélib’, bien qu’ils ne constituent pas un service de free-floating à proprement parler — puisque dépendants de stations physiques.

Les trottinettes électriques sont désormais partout. Si les véhicules en free-floating sont un excellent point d’entrée pour découvrir le moyen de locomotion, en avoir un à soi est moins contraignant. Seulement voilà, le marché est…
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