Secretlab s’est fait un nom avec ses fauteuils gaming, ces sièges hauts, parfois tape-à-l’œil. D’ailleurs, j’ai acheté un Titan Evo, il y a plusieurs années, et j’ai testé le Titan Evo NanoGen.
Mais l’Atlas raconte une autre histoire. C’est la première chaise que la marque assume comme « ergonomique pensée pour le travail », et le ton change dès le déballage : silhouette plus fine, coloris neutres, logo discret.
J’ai passé plusieurs semaines sur le modèle en tissu beige, le nouveau coloris « Dune », pour voir si ce virage tient la route. Spoiler mesuré : le confort est là et les réglages sont parmi les plus intelligents que j’aie manipulés sur un fauteuil. Mais l’Atlas fait aussi une impasse qui surprend pour un produit estampillé « pro ». On y revient.
Secretlab AtlasFiche technique
| Caractéristiques | Détails |
|---|---|
| Modèle | Secretlab Atlas |
| Gammes | Standard / Premium (Composite NanoFoam) |
| Revêtements | Tissu SoftWeave Plus, similicuir hybride NEO (standard), similicuir hybride NanoGen (premium) |
| Mousse | Mousse à froid en instance de brevet (standard) / Composite NanoFoam (premium) |
| Dossier | RE-CURVE, soutien lombaire intégré (non réglable) |
| Appui-tête | Magnétique, mousse à mémoire de forme |
| Inclinaison | Synchrone, 4 angles verrouillables : 100°, 107°, 113°, 120° |
| Résistance de bascule | 4 niveaux selon le poids (<60, 60-70, 70-80, >80 kg) |
| Tailles | R (jusqu’à 178 cm, <100 kg), L (178-195 cm, <120 kg) |
| Coloris | Plusieurs teintes neutres, dont le nouveau « Dune » beige |
| Validation ergonomique | US Ergonomics (pression moyenne < 80 mmHg, donnée constructeur) |
| Montage | Environ 30 minutes |
| Prix | 499 € (R) / 719 € (L) |
Secretlab AtlasInstallation : 30 minutes, et plus simple que prévu
Le montage m’a pris une trentaine de minutes, seul et sans précipitation. C’est le même rituel que sur les autres produits de la marque : visserie pré-triée, outil fourni, notice claire. Rien de sorcier, mais il faut compter un peu de minutie pour fixer le dossier sur la base, l’étape la plus physique de l’opération.

Ce qui m’a surpris, c’est que l’Atlas se monte plus facilement que les versions gaming de Secretlab. La silhouette plus fine et plus légère y est sans doute pour quelque chose : moins de mousse à manœuvrer, des pièces plus maniables. Pour une comparaison maison, le Titan Evo NanoGen testé l’année dernière demandait plutôt 30 à 45 minutes selon le soin qu’on y met. L’Atlas prend moins de 30 minutes, juste quelques vis à mettre. Mais tout est fourni.

Une fois assemblé, l’ensemble inspire confiance. Les jonctions sont nettes, aucune pièce ne bouge, et la finition assortie à la couleur du modèle, base, vérin et roulettes compris sur la gamme premium, donne un objet vraiment cohérent visuellement.
Secretlab AtlasDesign et ergonomie : un fauteuil qui mise sur l’alternance
Visuellement, l’Atlas garde les marques d’un Secretlab mais apporte de raffinement.

Le dossier reste haut, mais il s’affine, les teintes sont posées, et le tissu SoftWeave Plus en beige est, je le redis, franchement beau : grain régulier, agréable sous la paume. Posé dans un coin de pièce, on le prend pour une chaise de bureau haut de gamme. Si vous vouliez du Secretlab sans le folklore, vous êtes au bon endroit.

Premier contact, premier réflexe : l’assise ne cède pas sous moi. L’Atlas repose sur une structure hybride ressorts + mousse, censée s’ajuster par micro-mouvements à la morphologie. Dans les faits, le maintien est ferme, et je préfère vous prévenir tout de suite : ce n’est pas un fauteuil dans lequel on s’enfonce avec un soupir d’aise.


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Moi, après plusieurs longues sessions, je lui donne raison : pas d’effet hamac, aucun point d’appui qui chauffe sous les cuisses au bout de deux heures, et un poids réparti de façon homogène. C’est la fermeté qui travaille pour vous, pas contre.

Secretlab appuie sa conception sur des tests indépendants menés par le comité US Ergonomics. Selon ces relevés, la pression moyenne reste sous le seuil de 80 mmHg, au-delà duquel la circulation sanguine commence à souffrir.

Alors, je n’ai pas de capteur de pression à la maison pour rejouer ces chiffres, donc je les prends pour ce qu’ils sont, des données constructeur validées par un labo tiers, elles sont encourageantes, mais à confirmer dans le temps. Mon ressenti, lui, ne contredit pas : zéro engourdissement après des journées entières assis. Ce n’est pas une mesure scientifique, c’est un bas du dos qui ne réclame pas grâce le soir, et ça vaut ce que ça vaut.

Là où tant de chaises de bureau s’arrêtent au milieu du dos et me laissent la nuque dans le vide, le dossier RE-CURVE remonte jusqu’à la tête et épouse la courbe en S de la colonne. Je sens l’appui sur toute la longueur du dos, et la partie haute s’incurve légèrement vers l’avant pour suivre la position naturelle de la tête quand je me tiens droit. L’appui-tête magnétique en mousse à mémoire de forme complète le tableau et se replace en une seconde, sans bricolage. Sur ce terrain, l’Atlas met une vraie distance avec le fauteuil de bureau lambda. Ce n’est pas de la magie : ça tient avec un aimant.

Parlons d’une absence : le réglage lombaire. Et c’est ici que je tique, fort. Le soutien lombaire de l’Atlas est intégré au dossier, mais il n’est pas réglable. Pas de molette, pas de système pour ajuster la fermeté ou la profondeur au creux des reins.

Le Titan Evo, dans la même maison, propose un lombaire L-ADAPT ajustable sur quatre directions. Le pari de Secretlab, c’est de vous faire confier votre dos à une courbe préréglée. Dans mon cas, elle tombait juste, tant mieux pour moi. Mais une personne au dos plus cambré, ou simplement habituée à régler son lombaire au millimètre, n’aura ici aucune marge. C’est un choix de conception, et j’ai du mal à le suivre jusqu’au bout.
Il y a deux modes : un mode concentration et un mode repos. L’idée qui tient l’Atlas debout, c’est l’alternance. Le mécanisme d’inclinaison est synchrone : pour chaque inclinaison de 2° du dossier, l’assise suit de 1°. L’angle entre hanches et buste s’ouvre, la tension sur le bas du dos retombe, et comme l’assise reste assez horizontale, je garde les pieds à plat même en arrière.
Concrètement, je verrouille le dossier quand je dois me concentrer, je le déverrouille pour profiter d’un léger balancement pendant les pauses. C’est exactement la logique du travail par cycles, 25 minutes de focus, 5 minutes de relâche et pour le coup, le fauteuil la traduit sans que j’aie à y penser.
On peut verrouiller l’inclinaison sur quatre angles précis (100°, 107°, 113° et 120°) et doser la résistance de bascule sur quatre niveaux selon son poids. Le détail qui m’a fait sourire : une petite fenêtre intégrée à la molette affiche le niveau choisi. Fini de tourner à l’aveugle pour retrouver son réglage, ce qui paraît bête tant qu’on ne l’a pas vécu sur d’autres fauteuils. Je note quand même que l’Atlas plafonne à 120°, une inclinaison « active ». Si votre programme du week-end inclut la sieste avachie, il faudra regarder du côté Titan Evo et ses 165°.

Et voici le point qui m’a le plus emballé. Les manettes ne se détachent pas, ne se dévissent pas, ne finissent pas par se perdre sous le bureau : tout est solidaire de la chaise. Les molettes tombent sous la main, le verrouillage est limpide, et un mécanisme de sécurité empêche le dossier de basculer brusquement vers l’avant au déverrouillage. J’ai trouvé chaque réglage en quelques secondes, sans rouvrir la notice. Après des années passées à deviner quelle manette fait quoi sur tel ou tel siège, ce niveau de lisibilité, ça me repose presque autant que l’assise.

Par contre, la base d’assise est placée plus bas que sur un siège gaming, et ça m’aide à garder les pieds bien à plat, un vrai plus pour la stabilité. Elle se règle aussi en profondeur, d’avant en arrière, pour conserver quelques centimètres entre le bord du siège et l’arrière des genoux. L’idée : un alignement neutre des hanches et de la colonne.
Ces réglages couvrent l’essentiel, mais l’Atlas reste un fauteuil « près du corps ». Il n’existe qu’en deux tailles, R et L, là où le Titan Evo descend en S et grimpe en XL. Les gabarits les plus larges y seront forcément moins à l’aise, et je préfère le dire que de le sous-entendre.

Au fond, il y a une idée que je trouve juste, « La meilleure posture est votre prochaine posture ». Et c’est vrai, rester figé dans la position soi-disant idéale finit par fatiguer les tissus ; ce sont les changements réguliers de posture qui soulagent. L’inclinaison synchrone et la bascule libre servent précisément ça. Je préfère mille fois cette logique-là à un énième baratin sur le « dossier ergonomique », et c’est elle qui justifie le mieux l’existence de ce fauteuil à mes yeux.
Secretlab AtlasPrix et disponibilité
La gamme standard démarre à 499 € pour le similicuir hybride NEO, le tissu SoftWeave s’échelonnant de 519 à 539 € selon la taille. La gamme premium, qui réunit les matériaux propriétaires les plus aboutis (NanoGen ou SoftWeave premium), s’établit entre 699 et 719 €.

À chaque fois, la taille L réclame 20 € de plus que la R. Le modèle que j’ai vécu, le tissu Dune, revient donc à 499 € en R et 719 € en L. Et là, petite surprise que je ne boude pas : l’Atlas ne se place pas du tout au sommet du catalogue. Son entrée de gamme passe même sous le Titan Evo « classique » (549 € en Europe), et sa version premium reste nettement en dessous du Titan Evo NanoGen (799 € en Regular, 849 € en XL).
Et là, surprise : l’Atlas ne se place pas du tout au sommet du catalogue. Son entrée de gamme se cale autour du Titan Evo « classique » (549 € en Europe), et même sa version premium reste sous le Titan Evo NanoGen (799 € en Regular, 849 € en XL). Pour un fauteuil neuf, plus sobre et mieux fini, c’est un tarif d’appel que je trouve plutôt malin.
L’alternative, c’est le Secretlab Titan Evo NanoGen. Si vos usages débordent du simple travail assis, le Titan Evo NanoGen reste le choix le plus polyvalent de la gamme.
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