
Pérenniser l’accès aux œuvres vidéoludiques est un enjeu de préservation culturelle. En Europe, plus d’un million de joueurs s’étaient réunis autour de l’initiative « Stop Killing Games ».
L’idée est simple : pousser l’Union européenne à légiférer pour empêcher les studios et éditeurs de jeux vidéo de rompre l’accès à leurs jeux. En particulier, les jeux vidéo qui dépendent de serveurs actifs chez l’éditeur du jeu vidéo.

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Ce mardi 16 juin 2026, la Commission européenne offre une réponse officielle : elle ne changera pas la législation d’un iota sur ce sujet.
Tout ça pour ça ?
L’initiative « Stop Destroying Videogames » a été très populaire sur Internet et a réuni 1 294 188 signatures de citoyens européens vérifiées.
La question a été étudiée par la suite au cours d’une réunion le 23 février avec les organisateurs, puis lors d’une audience publique le 16 avril 2026, et enfin un débat au sein du Parlement européen le 21 mai 2026.
Des heures de discussions pour aboutir à une réponse plutôt lacunaire : « la Commission ne peut pas proposer d’obligation légale visant à garantir la jouabilité des jeux vidéo après la fin de leur commercialisation. »
Cela s’explique également par l’existence de droits de propriété intellectuelle. En vertu de la législation européenne sur le droit d’auteur, les titulaires de droits [NDLR : les studios et éditeurs] jouissent de droits exclusifs sur leurs créations.
Elle promet toutefois de « travailler avec les associations de consommateurs et les autorités compétentes afin de sensibiliser les consommateurs aux droits qui leur sont reconnus, y compris les mesures de protection de leurs intérêts ».
Elle souhaite également, d’ici fin 2026, lancer une « concertation avec le secteur des jeux vidéo et les représentants des consommateurs afin d’élaborer un code de conduite sectoriel sur la gestion de la “fin de vie” des jeux vidéo ». Un code de conduite que les acteurs de l’industrie n’auront donc pas l’obligation légale de suivre.
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