TF1 arrive sur Netflix le 19 juin : même en payant l’offre sans pub, vous en aurez quand même

TF1 chez Netflix

 
Dès le 19 juin, Netflix héberge les cinq chaînes en direct de TF1 et tout le catalogue de TF1+. Avec un détail qui pique : même en payant l’offre Premium, vous aurez de la pub.
Crédits : Netflix

Un an après l’annonce, c’est officiel. À partir du 19 juin, Koh-Lanta, The Voice ou le JT de 20h s’affichent directement dans l’interface de Netflix. Le groupe TF1 et la plateforme ont confirmé le 18 juin l’intégration complète de TF1+, le service de vidéo à la demande de la Une. C’est une première mondiale : jamais Netflix n’avait ouvert ses serveurs à un autre diffuseur.

Concrètement, vous retrouvez cinq chaînes en direct (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI) plus l’intégralité du catalogue en replay. Le tout sans quitter l’application Netflix ni payer un centime de plus. TF1+ a même son propre carrousel sur la page d’accueil, et lors des gros événements (un match de foot, le 20h), il passera devant les contenus maison de Netflix. L’idée de la plateforme est de devenir le réflexe dès qu’on allume la télé.

La pub, même quand vous payez le forfait sans pub

Voilà le problème. En hébergeant TF1+, Netflix hérite aussi de ses règles. Ce qui signifie qu’il y aura une publicité avant chaque programme TF1, y compris pour les abonnés Premium à quatre écrans qui paient justement pour ne pas en voir. Ces publicités ne viennent pas de Netflix mais de FreeWheel, la régie de TF1.

Une mention « Comprend des pubs » sera collée sur les programmes concernés, histoire de prévenir. Autres limites : les contenus restent réservés à la France, l’avant-première demeure un privilège de TF1+ Premium, et la qualité vidéo devrait plafonner au Full HD.

Pourquoi TF1 va se livrer ainsi à un concurrent ? Pour aller chercher les spectateurs là où ils sont. En France, près de 30 millions de personnes ont accès à Netflix selon Médiamétrie, soit la plateforme payante la plus suivie devant Canal+. Et pour Rodolphe Belmer, le patron de la Une, le vrai ennemi n’est plus le streaming mais YouTube. Dans un entretien à Politico, il jugeait la situation « intenable » face à la plateforme de Google, qu’il veut voir contrainte de financer la création au même titre que les chaînes. Vu sous cet angle, Netflix devient moins un rival qu’un allié de circonstance.


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