
Il n’y a pas que Tim Cook qui envisage de prendre se retraite. Reed Hastings, co-fondateur de Netflix, va quitter en juin prochain la société qu’il a fondée il y a presque trois décennies. L’annonce a été faite lors des présentations des (excellents) résultats trimestriels de l’entreprise note le Wall Street Journal.
Déjà largement désengagé des affaires quotidiennes de l’entreprise depuis quelques années, le sexagénaire annonce vouloir se consacrer à la philanthropie et à d’autres activités assez classiques des retraités américains milliardaires.
Une transition symbolique
La transition ne devrait pas bousculer fondamentalement les affaires de Netflix, puisque Ted Sarandos a déjà pris les rênes de l’entreprise depuis juillet 2020. Le départ de Reed Hastings est donc majoritairement symbolique, même si la bourse ne l’a pas vu de cet œil avec une chute de 8 % de la valeur de l’entreprise lors de l’annonce.
Il faut dire que le futur ex-patron a marqué l’histoire de l’entreprise. De sa création en 1997 comme entreprise de prêt de DVD à distance jusqu’à sa transformation annoncée en géant du streaming à partir de 2007, Hastings a su faire de Netflix un acteur majeur du paysage hollywoodien. Un exploit pour une entreprise du web à l’époque.
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La direction de l’entreprise a d’ailleurs cru bon de préciser que son départ n’est nullement dû au rachat avorté de la Warner. « Reed soutenait complètement cet accord auprès du conseil d’administration », a pointé Ted Sarandos. L’homme d’affaires devrait tout de même rester au conseil d’administration de Bloomberg et d’Anthropic et continuer à s’impliquer dans la vie du parti démocrate américain, histoire de ne pas s’ennuyer.
Des excellents résultats
Si la bourse a légèrement dévissé au moment de l’annonce, les résultats de Netflix restent néanmoins très encourageants. La firme a annoncé une croissance de son chiffre d’affaires de 16 % par rapport à la même période l’année dernière. De quoi atteindre 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 5 milliards de profit. Chiffre auquel il faudra sans doute ajouter les 2,8 milliards « d’assurance » que va lui rapporter son éviction dans l’affaire du rachat de Warner.
« La première fois que j’ai rencontré Reed, en 1999, il m’a dit qu’il bâtissait une société qui serait là longtemps après son départ », a affirmé le patron de Netflix. Avec des chiffres comme ça, on n’en doute pas vraiment.
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