Les voitures électriques tombent deux fois moins en panne que les modèles thermiques, et en plus elles sont plus faciles à réparer

 
On nous vend souvent l’électrique comme un nid à problèmes techniques indépannables. En tout cas, c’est ce qu’on entend dans les cafés. Pourtant, les derniers chiffres du dépannage en Europe racontent une tout autre histoire. L’électrique est plus fiable, plus simple à réparer sur le bord de la route, et les chiffres sont sans appel.

Si vous faites partie des 44 % de conducteurs qui stressent à l’idée qu’une voiture électrique soit une usine à « gaz » indépannable, vous allez pouvoir souffler. Les données qui tombent en ce début d’année 2026 confirment ce que l’on pressentait : l’électrique est en train de ridiculiser le thermique sur le terrain de la fiabilité pure.

Regardez les chiffres du Royaume-Uni. L’Automobile Association (AA) vient de publier ses statistiques d’intervention.

88,9 % des pannes sur des voitures électriques sont réparées directement sur place, contre 87,5 % pour les modèles essence ou diesel. Contrairement à l’idée reçue, on ne finit pas systématiquement sur un plateau direction le garage dès qu’un voyant s’allume.

Le problème ? C’est avant tout psychologique. Chez les plus de 75 ans, l’inquiétude grimpe à 56 %. On imagine des batteries qui explosent ou des systèmes informatiques qui se bloquent sans raison. Dans les faits, les dépanneurs trouvent des solutions plus souvent et plus vite.

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Des chiffres qui calment les idées reçues

En Allemagne, l’ADAC a compilé des millions d’interventions sur des véhicules immatriculés entre 2020 et 2022. Le résultat ? Pour 1 000 véhicules, on compte 4,2 pannes pour les électriques contre 10,4 pour les thermiques. C’est simple : une voiture électrique tombe deux fois moins souvent en panne qu’une voiture thermique.

La raison technique est évidente. Dans un moteur thermique, vous avez des centaines de pièces en mouvement, des fluides sous pression et des températures extrêmes. Dans une électrique, la chaîne de traction est d’une sobriété monacale.

Pas d’embrayage qui patine, pas de courroie de distribution qui lâche, pas de turbo qui siffle. Moins de pièces, c’est mathématiquement moins de risques de finir sur la bande d’arrêt d’urgence.

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Mais alors, de quoi souffrent les électriques ? C’est là que c’est drôle. La cause numéro un des pannes, c’est la batterie 12 V. Oui, la même petite batterie que celle des voitures thermiques, celle qui sert à alimenter les accessoires et à réveiller le système. C’est elle la coupable, pas l’énorme batterie de traction qui stocke l’énergie pour rouler. D’ailleurs, les cas de « batterie vide » sont désormais ultra-minoritaires et continuent de chuter chaque année.

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Pourquoi tout le monde a tort

Maintenant, il faut être honnête. Si l’électrique tombe moins souvent en panne, les réparations lourdes peuvent coûter plus cher. Les assureurs tirent parfois la tronche quand il faut remplacer un pack de batterie suite à un choc. Mais pour le quotidien, pour le dépannage de bord de route, le réseau est prêt. Au Royaume-Uni, 81 % des garages sont désormais formés pour intervenir sur ces voitures.

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L’infrastructure suit le même mouvement. On compte presque 88 000 points de recharge publics outre-Manche, dont près de 18 000 bornes rapides. En France, la tendance est identique : la densité du réseau rend la panne sèche quasi volontaire.

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L’écart de prix à l’achat se réduit aussi, tombant à 17 % de différence contre 25 % il y a seulement un an. Les constructeurs sortent enfin des modèles abordables, ce qui démocratise aussi l’accès aux bons réflexes d’entretien.

Bref, la voiture électrique est en train de gagner la bataille de la tranquillité d’esprit. On quitte l’ère de l’expérimentation pour entrer dans celle de la maturité. Les pannes ne sont plus un argument contre l’électrique, c’est même tout l’inverse. Si vous voulez une voiture qui démarre tous les matins sans vous faire de frayeur, les statistiques pointent désormais vers le zéro émission.


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