
L’opérateur de recharge ultra-rapide Electra passe à un modèle à trois créneaux sur ses bornes les plus sollicitées : heures creuses, normales et pointe. Trois prix distincts, affichés à l’avance dans l’application et garantis pour toute la session, quel que soit le moment où la recharge se termine.
Concrètement, les heures creuses Electra correspondent aux plages de faible affluence, communiquées dans l’application avant chaque recharge, typiquement en milieu de journée et en fin de soirée, là où la demande sur les stations urbaines retombe. À l’inverse, les créneaux de pointe (matin et fin d’après-midi en semaine) basculent au tarif plein, jusqu’à 0,41 €/kWh avec l’abonnement Smart. Le prix exact est verrouillé au démarrage de la session : si la recharge déborde sur le créneau suivant, on reste au tarif d’entrée.
Le tarif « le plus bas du marché »
Côté tarif vedette : 0,19 €/kWh aux heures creuses avec l’abonnement Smart, qu’Electra présente comme « le plus bas du marché » pour de l’ultra-rapide en France. Mais attention, ce tarif n’est pas disponible hors abonnement.
Au passage, Electra refond toute sa gamme d’abonnements. Le forfait Essential à 1,99 €/mois ouvre à 10 centimes de remise par kWh à toute heure. Le Smart à 4,99 €/mois pousse à 20 centimes de réduction par kWh, soit le même avantage que l’ancien Boost mais pour un abonnement deux fois moins cher (Boost était à 9,99 €).
Reste une question de périmètre : Electra ne bascule pas tout son réseau d’un coup. La tarification dynamique s’active d’abord sur les stations les plus fréquentées. L’opérateur revendique aujourd’hui plus de 300 stations et 1 700 points de charge en France, avec un objectif de 2 200 stations en Europe d’ici la fin de la décennie. Le nombre exact de sites concernés par les trois créneaux au lancement n’a pas été détaillé.

Les formules Start et Boost ne disparaissent pas : les abonnés actuels conservent leurs conditions et migrent quand ils veulent, sans frais. D’ailleurs, pour un abonné Boost qui roule surtout sur autoroute, le passage à Smart est presque automatique : même kWh à 0,29 €, mais 5 € de moins par mois.
Moins cher qu’à la maison, vraiment ?
La promesse mérite un détour. À 0,19 €/kWh, Electra passe effectivement sous le tarif réglementé de vente en option Base, fixé à 0,194 €/kWh depuis février 2026 (la facture moyenne du ménage français sans aménagement particulier).
Sauf qu’un conducteur de voiture électrique un peu averti a généralement basculé en heures pleines / heures creuses, où le kWh nocturne tombe à 0,1579 € chez EDF. Et en montant d’un cran avec Tempo aux heures creuses des jours bleus (300 jours par an), on descend à 0,1325 €/kWh. Là, Electra n’est plus du tout moins cher : 43 % au-dessus du domicile. Le « moins cher qu’à domicile » vise un foyer au tarif Base, pas un conducteur qui a déjà optimisé sa recharge à la maison.

Face à la concurrence ultra-rapide, en revanche, la lecture est plus nette. Les Superchargeurs Tesla ont vu leurs tarifs hors abonnement remonter en France au printemps 2026, et Ionity a abandonné son tarif unique en avril. Sur l’ultra-rapide avec abonnement, Electra Smart à 0,19 € en heures creuses se pose seul à ce niveau de prix.
La comparaison au moteur thermique
Reste la comparaison qui motive vraiment l’électrique : le plein. Sur 100 km, 15 kWh à 0,19 €/kWh coûtent 2,85 €, soit l’équivalent d’un litre de SP95 à 42 centimes pour une consommation moyenne de 6,8 L/100. Même au pire scénario (0,41 €/kWh en pointe) on est à 6,15 €/100 km, contre plus de 12 € avec un thermique. L’écart reste massif.
Sur le papier, Electra signe ce qui ressemble au tarif ultra-rapide le plus bas du marché français, à condition de décaler ses recharges hors pointe et d’éviter les frais d’inactivité et pénalités de dépassement qui plombent vite la facture sur une borne rapide.
La promesse vaut surtout pour qui rechargeait jusqu’ici en aire d’autoroute sans abonnement. Beaucoup moins pour qui dort branché à 0,13 €/kWh. La fiabilité du modèle se jugera sur les premiers mois d’usage réel.
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