L’Arcep a publié récemment un compte-rendu des plaintes envoyées à sa plateforme, qui ciblaient énormément SFR. L’opérateur a réagi à cela, argumentant que l’analyse de l’Arcep est incomplète et viciée.

Le marché des télécoms en France est en passe de faire miroiter une nouvelle fois un retour à trois opérateurs. Les murmures concernant une consolidation reprennent de plus belles, sans que rien ne soit acté.

Si toutefois l’année 2016 voulait qu’Orange et Bouygues se marient, ce dernier étant dans une passe difficile, tout le monde ne pense plus qu’à SFR pour un second round. Il faut dire que l’opérateur au carré rouge n’a pas affiché la plus grande santé depuis son rachat par Numericable.

Il y a peu, l’Arcep dressait le bilan de sa plateforme J’alerte l’Arcep et pointait du même temps du doigt SFR qui aurait continué à facturer ses clients partis pour d’autres opérateurs. En prime, l’opérateur est constamment montré comme le pire élève de la classe sur tous les retours effectués sur la plateforme.

Alain Weill réagit face à l’Arcep

Voilà qui n’a pas plu à Alain Weill, qui s’est exprimé sur cette nouvelle attaque par le biais de l’AFP (repris par Univers Freebox). Il indique :

« Je regrette que certaines des initiatives de l’Arcep, trop nombreuses à mon goût, soient plutôt pour dénoncer le travail ou les difficultés des opérateurs sans les encourager en parallèle ».

Notez qu’il ne s’agit pas ici de contredire les informations avancées par l’autorité, mais simplement se plaindre de se faire taper sur les doigts sans avoir le droit à une petite tape sur l’épaule du même temps. Il précise toutefois :

« L’étude ne tient pas compte des tendances de SFR qui évoluent considérablement et l’écart de notation entre les opérateurs n’est pas si important que ça ». Un biais que reconnaît directement l’Arcep dans l’étude, pointant du doigt le fait que les consommateurs viennent sur leur plateforme pour enregistrer une plainte avant toute chose.

« Je voudrais que l’information soit plus rigoureuse parce qu’aujourd’hui, la réalité ne correspond pas au message qu’ils ont fait passer. C’est préjudiciable pour nous, et c’est préjudiciable pour nos recrutements ». Il semble donc que pour le PDG d’Altice Europe, le préjudice le plus grave n’est pas de continuer à faire payer des abonnés pourtant partis, mais qu’on le souligne sans parler de sujets plus positifs pour la marque.

Enfin, il met en exergue qu’il ne s’agit pas du rôle de l’Arcep que « de jouer aux associations de consommateurs, mais en plus elle le fait très maladroitement ». Pourtant, l’UFC Que Choisir, une véritable association de consommateurs, vient elle aussi régulièrement affronter SFR pour des engagements non tenus et des pratiques jugées répréhensibles.

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