Des clients de RED, la branche low-cost de SFR, se sont vus facturer des appels vers l’étranger qu’ils n’ont jamais passé. Une arnaque sur laquelle l’opérateur n’a que très peu communiqué.

De quelques euros à plusieurs centaines d’euros, c’est le montant qui a été facturé à certains clients de RED by SFR pour des appels passés à l’étranger. Les destinations font voyager : Tchad, Tunisie, Algérie, Comores, Madagascar, Canada… mais elles ne font pas rêver aujourd’hui les clients qui doivent se battre pour essayer de comprendre pourquoi ils doivent payer des appels qu’ils n’ont pas passés.

L’histoire est rapportée par Le Parisien et concernerait au moins « une dizaine de personnes » selon un porte-parole de SFR cité par le quotidien. L’une des victimes, interrogée par Le Parisien, explique qu’il est « censé avoir passé un appel de 175 minutes en Tunisie le 13 juin à 23 h 55 », alors que cette nuit là, il dormait, « les téléphones de la maison tous sur la table de nuit, éteints ». La facture lui annonce pourtant 142 euros à payer.

Chacun est responsable

Sur ses forums, SFR a enfin communiqué après plusieurs semaines de plaintes de ses abonnés et des invitations à souscrire un abonnement international. « L’enquête interne a démontré le caractère frauduleux de ces appels, notamment émis depuis l’Afrique du Nord, dont l’abonné peut être tenté de rappeler le numéro », clame ce message qui laisse entendre que c’est la faute de l’abonné. Le message appelle d’ailleurs « à la vigilance lors d’appels entrants de l’étranger et immédiatement interrompus ».

Frédéric, la victime interrogée par Le Parisien, précise pourtant que « pour les appels de l’étranger, le pays d’origine s’affiche ; on ne répond jamais ». Sur les forums de l’opérateur, plusieurs victimes expliquent néanmoins avoir été facturées de plusieurs heures d’appels à l’étranger, des pays qui ne sont parfois pas francophones et pour lesquels il est difficile d’imaginer qu’il s’agit de simples rappels erronés.

Des remboursements au cas par cas

SFR affirme aujourd’hui travailler avec les autorités et assure que « les surfacturations liées à ces fraudes feront l’objet d’un traitement au cas par cas auprès du Service Client ». Selon le porte-parole de SFR contacté par Le Parisien, « une dizaine de personnes » auraient été contactées et seraient « en cours de régulation ».

Le nombre précis de victimes et le mode opératoire n’ont pas été détaillés par l’opérateur.