Test du Cosori Turbo Tower Pro Smart : j’ai remplacé mon airfryer Xiaomi pas cher par cette tour connectée

 
Ça fait six semaines que mon four traditionnel prend la poussière. Accras, choux-fleur, pâtisseries : j’ai tout balancé dans le Cosori Turbo Tower Pro. Il est connecté, 2630 W de puissance avec 10,8 litres de capacité.

Est-ce que tout sera connecté dans la cuisine ? En fait, c’est déjà le cas. Le plan de travail de la cuisine est devenu la zone de guerre la plus disputée de la maison.

Entre la machine à café à grains, le robot pâtissier et le grille-pain, l’arrivée de l’Airfryer a souvent signé l’arrêt de mort de l’espace vital. Ninja l’a compris le premier avec son Double Stack, et un de ses concurrents se nomme Cosori.

Ce fabricant propose un airfryer haut de gamme : le Turbo Tower Pro Smart. La promesse ? Une capacité gargantuesque de quasi 11 litres, mais empilée pour ne pas prendre toute la largeur de votre cuisine. En plus, il est connecté en Wi-Fi.

Fiche technique

CaractéristiquesCosori Turbo Tower Pro
Capacité Totale10,8 Litres (4,3 L Haut + 6,5 L Bas)
FormatVertical (Double panier superposé)
Puissance2630 W max
Température30°C à 230°C
TechnologiesDual Blaze (résistances haut/bas dans le panier inférieur)
MoteurDC (Courant continu) silencieux
Revêtement100% Céramique (sans PFOA/PTFE)
ConnectivitéWi-Fi (App VeSync)
Dimensions30 x 40 x 41,3 cm
Poids9,6 kg

C’est une brute épaisse. 10,8 litres, c’est suffisant pour nourrir une famille de 5 personnes sans lancer deux fournées. Le point essentiel ici, c’est la puissance de 2630 W : ça va tirer sur le compteur, mais ça promet une chauffe éclair.

On note surtout la présence d’un moteur DC (courant continu), rare sur ce segment, qui est censé gérer la ventilation plus finement et réduire le bruit.

Enfin, le revêtement céramique est l’argument « santé-durabilité » qui manque souvent à la concurrence. Par contre, attention à la hauteur : 41,3 cm, ça ne passe pas sous tous les placards hauts.

L’exemplaire de ce test nous a été prêté par la marque.

Design et ergonomie

C’est un monolithe noir mat, dense, qui respire une qualité de fabrication très correcte. Il est lourd (presque 10 kg), ce qui est rassurant : quand on tire un tiroir, l’appareil ne vient pas avec.

Le concept de verticalité est bien là. Avec seulement 30 cm de largeur, il se glisse étonnamment bien entre une machine à café et Thermomix. Bref, il offre le volume d’un four dans l’encombrement d’une machine à café.

Cependant, cette hauteur a un prix. L’interface tactile est située sur le dessus de la tour. Si vous n’êtes pas très grand et que votre plan de travail est haut, vous allez devoir jouer des pointes de pieds ou cuisiner à l’aveugle. C’est ergonomiquement discutable pour les petites personnes. De plus, ce panneau supérieur en plastique brillant est un aimant à empreintes digitales absolu. Un coup d’éponge et tout est nettoyé malgré tout.

Du côté des tiroirs, on a un petit bac de 4,3 L en haut pour les accompagnements (frites, légumes), et un bien plus haut de 6,5 L en bas pour les pièces maîtresses.

Le gros point fort, c’est ce fameux revêtement céramique. Au toucher, c’est lisse, froid, très différent du « granuleux » teflonné habituel. On sent qu’on peut frotter sans avoir peur de manger du plastique au prochain repas. C’est un vrai argument de durabilité et de santé qui justifie en partie le positionnement prix.

D’ailleurs, pourquoi la céramique est un bon point ? Car la majorité des Airfryers du marché utilisent encore du PTFE (le fameux Téflon) qui, dès qu’il est rayé ou surchauffé, libère des microparticules et des « polluants éternels » (PFAS) soupçonnés d’être perturbateurs endocriniens, voire cancérigènes.

Ici, Cosori utilise de la céramique. C’est inerte, c’est naturel (dérivé du sable) et ça ne « dégaze » pas de vapeurs toxiques quand vous poussez la machine à 230°C. C’est la différence fondamentale entre ce modèle et un appareil à 80 € : avec la céramique (ou le verre), vous avez la certitude que le seul truc gras que vous ingérez, c’est votre huile, pas le revêtement de la cuve.

Un détail qui fâche pour un produit « Pro » vendu en France : l’interface est en anglais. Cosori propose une planche d’autocollants en français à coller soi-même sur la machine. C’est du bricolage, c’est pas fou.

Autre absence notable face à la concurrence récente : pas de fenêtre. Vous ne pouvez pas voir vos frites dorer sans ouvrir le tiroir, ce qui coupe la chauffe et le ventilateur. C’est dommage, car surveiller la cuisson fait partie du plaisir aussi.

À l’arrière, l’appareil a besoin de respirer. Les évacuations d’air chaud sont conséquentes. Ne le collez pas au mur, sinon votre crédence va souffrir. Cosori a intégré des butées en plastique pour forcer cet écartement, ce qui est bien vu, mais ajoute à la profondeur réelle de l’appareil sur le plan de travail.

L’assemblage des paniers est précis. Quand on repousse le tiroir, ça clique, c’est aligné. Pas de jeu latéral désagréable. On sent que la mécanique est rodée. Les patins antidérapants sous la machine font le job, elle ne bouge pas d’un millimètre même quand on secoue le panier un peu violemment.

Enfin, esthétiquement, c’est sobre. Il sait se faire oublier visuellement, malgré sa taille, grâce à cette finition mate qui absorbe la lumière plutôt que de la refléter.

Performances

C’est ici que le Cosori doit faire ses preuves, et après avoir tout jeté dedans pendant un mois, le bilan est impressionnant. Oubliez les simples frites, j’ai poussé la machine dans ses retranchements.

J’ai commencé par des accras de légumes et des tempuras de choux-fleur. C’est le test piège pour un Airfryer : la pâte liquide a tendance à coller ou à tomber au fond avant de cuire. Ici, grâce à la chauffe rapide et au revêtement céramique (qui n’accroche vraiment pas), le résultat est bluffant. Ça croustille sans baigner dans l’huile, la pâte saisit vite. Le moteur DC gère bien le flux d’air : ça ne dessèche pas le cœur du chou-fleur.

Pour les petits feuilletés, c’est la technologie Dual Blaze (résistance en haut ET en bas dans le grand panier) qui brille. Habituellement, en Airfryer, le dessus du feuilleté brûle avant que le dessous ne soit cuit. Ici, la pâte lève uniformément, le dessous est doré, le feuilletage est développé. C’est digne d’un four à chaleur tournante, mais en deux fois moins de temps.

La puissance de 2630W ne fait pas semblant. Ça chauffe fort et vite. Sur 1 mois et demi, j’ai appris à réduire systématiquement les temps de cuisson par rapport aux recettes classiques. Si vous ne le faites pas, c’est carbonisé.

Le bruit ? C’est très correct. 53 dB max mesurés. C’est un souffle assez discret. On peut discuter dans la cuisine pendant que ça tourne. C’est un confort de vie inestimable quand on l’utilise tous les jours.

L’entretien après 45 jours de « cuisine de guerre » ? Un bonheur. La céramique se nettoie d’un coup d’éponge. Même après les tempuras un peu grasses ou le fromage des feuilletés qui a coulé, rien n’a attaché durablement.

Application

L’installation passe par l’application VeSync. La connexion au Wi-Fi se fait en deux minutes. Au début, on se dit que c’est gadget. Et puis, après avoir lancé une cuisson d’accras pendant qu’on est occupé ailleurs, on bénit la notification sur le smartphone.

Si vous avez une Apple Watch, c’est le bonheur absolu. Ça vibre à votre poignet quand le repas est prêt.

L’appli permet de paramétrer les cuissons à distance, mais sécurité oblige, vous devez appuyer physiquement sur « Start » sur la machine. C’est logique. Ce que j’apprécie sur la durée, c’est la stabilité : pas de déconnexion intempestive en 6 semaines. C’est fiable.

L’application tente aussi de jouer les commis de cuisine avec des recettes en « pas-à-pas ». L’interface est propre, on peut lancer les réglages de cuisson directement depuis la recette, c’est guidé, c’est rassurant pour les débutants.

Sauf que… c’est la douche froide sur le contenu. Le catalogue est famélique. On a très vite fait le tour des quelques propositions intéressantes. C’est frustrant d’avoir une section « Chef Edition » aussi vide.

Enfin, l’appareil reste en veille avec le Wi‑Fi actif en permanence, ce qui entraîne une petite consommation électrique continue (mesurée à 1 W à l’arrêt)

Prix et disponibilité

Lancé aux alentours de 279,99 €, le Cosori Turbo Tower Pro Smart est cher. C’est un investissement. Il est disponible sur Amazon et le site officiel.

Est-ce que ça les vaut ? Si vous comptez l’utiliser comme moi, c’est-à-dire intensivement pour remplacer votre four sur 90 % des tâches, oui. La durabilité de la céramique et la polyvalence (du feuilleté au tempura) justifient le surcoût. Si c’est juste pour des frites une fois par semaine, c’est trop cher.

Notez qu’il existe la version « non connectée » pour 20 euros de moins.


Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

Note finale du test
8 /10
Le Cosori Turbo Tower Pro Smart n'est pas parfait, mais il est terriblement attachant. Il résout avec brio l'équation impossible de la grande capacité dans une petite cuisine. Son moteur silencieux et son revêtement céramique en font un appareil qu'on a plaisir à utiliser tous les jours. La cuisson "Dual Blaze" dans le panier du bas apporte une vraie tranquillité d'esprit : plus besoin de jouer les surveillants.

Il n'est pas parfait, mais sa fiabilité et son silence font qu'on lui pardonne. C'est une machine pour ceux qui cuisinent vraiment, pas juste pour réchauffer du surgelé.

Points positifs
Cosori Turbo Tower Pro Smart

  • Gain de place génial (format tour)

  • Revêtement CÉRAMIQUE (sain et ultra-facile à nettoyer)

  • Chauffe par le bas dans le grand panier (Dual Blaze)

  • Silence de fonctionnement

  • Capacité familiale réelle

  • Application pratique

Points négatifs
Cosori Turbo Tower Pro Smart

  • Interface en anglais

  • Pas de vitre pour surveiller la cuisson

  • Panneau de contrôle recouvert d’un plastique brillant très sensible aux traces de doigts

  • Prix élevé

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