Le Nokia 3.2 rejoint la collection des smartphones de la marque sous Android One. Pour moins de 150 euros, que pouvons-nous attendre de ce téléphone d’entrée de gamme au grand écran ? Réponse dans notre test complet.

La famille des Nokia sous Android One s’agrandit avec l’arrivée du Nokia 3.2, successeur du Nokia 3.1. Il vient également après un 4.2 qui nous avait laissés perplexes. Au prix de 149 euros, l’appareil doit forcément faire des concessions, mais malgré ce petit prix, il se voit équipé d’un grand écran. Avant de se prononcer, jetons un œil à ses caractéristiques techniques.

Fiche technique

Modèle Nokia 3.2
Version de l'OS Android 9.0
Interface constructeur Android Stock
Taille d'écran 6.26 pouces
Définition 1520 x 720 pixels
Densité de pixels 269 ppp
Technologie LCD
SoC Snapdragon 429
Mémoire vive (RAM) 2 Go
Mémoire interne (flash) 16 Go, 32 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 13 Mpx
Appareil photo (frontal) 5 Mpx
Wi-Fi Wi-Fi 4 (n)
Bluetooth 4.2
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Non
Capteur d'empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) microUSB
Batterie 4000 mAh
Dimensions 76.24 x 159.44 x 8.6mm
Poids 178 grammes
Couleurs Noir, Argent
Prix 138€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un smartphone prêté par la marque.

Design

Ne vous laissez pas berner par son petit prix : le Nokia 3.2 en impose une fois en main. Grand boîtier de 159,4 x 76,2 x 8,6 mm, diagonale d’écran de 6,26 pouces et un poids assez lourd de 181 grammes, il tient difficilement dans une seule main, d’autant plus qu’il a tendance à glisser. Au premier regard, nous pourrions presque le surclasser. Mais certains détails ne trompent pas quant à sa place dans le marché du mobile. L’appareil s’embarrasse de larges bordures notamment du côté du menton. Son encoche en forme de goutte d’eau, assez grosse, n’a rien de très gracieuse.

À l’arrière, son dos en plastique n’accueille qu’un seul et unique module photo. Le label Android One ainsi que la marque Nokia ont été apposés de manière discrète pour le premier, un peu moins pour le deuxième. Rapidement, on se rend compte qu’il manque quelque chose. Malgré la reconnaissance faciale, le schéma de déverrouillage et la possibilité d’utiliser un code, l’absence d’un capteur d’empreintes se fait vite sentir. On pose notre doigt, on cherche, mais c’est peine perdue et ça en devient frustrant. On s’habitue à ce type de fonctionnalité. Précisons que cela vaut pour la version 16 Go que nous avons eu en test, mais que le modèle à 32 Go profite lui d’un lecteur d’empreintes. Une bizarrerie qu’on n’explique pas.

Pour le reste, rien de bien surprenant. Le bouton de déverrouillage et mise en tension sur la tranche droite dispose d’une petite originalité puisqu’il sert de témoin lumineux pour les notifications. C’était déjà le cas avec son grand frère le 4.2. Au-dessus se placent les touches de réglage pour le volume audio. À l’opposé un raccourci pour lancer Google Assistant a été intégré ainsi qu’un tiroir pouvant loger simultanément deux cartes nano Sim et une micro SD. Le bord supérieur héberge une prise jack tandis que la bordure inférieure se contente d’un port micro USB pour la recharge, un micro et une petite grille de haut-parleurs.

Écran

Nokia a choisi une dalle LCD de 6,26 pouces au format 19:9. Elle affiche une définition HD+ (720 x 1 520) pour une résolution de 269 ppp. Autant dire que la marque se contente du minimum syndical. Avec une température de 7 992 K par défaut, les couleurs se font un peu froides avec des blancs qui ont tendance à tirer sur le bleu. Le taux de contraste se trouve peu élevé puisqu’il plafonne à 1039:1. La luminosité maximale atteint les 388 cd/m², ce qui n’a rien d’exceptionnel et pourra faire plisser les yeux sous le soleil.

Via notre protocole CalMAN Ultimate fourni par Portrait Displays.

Logiciel

Android One c’est bien, mais seulement quand cela fonctionne en toute fluidité. Or, on ne peut pas dire que ce soit tellement le cas avec ce Nokia 3.2. Nous y reviendrons dans la partie suivante consacrée aux performances. Quoi qu’il en soit, la formule permet de se rapprocher au maximum d’Android dans sa version la plus pure. Simple et sans fioritures, Android 9 Pie propose son habituelle organisation, sa navigation par gestes, son multi-fenêtre, etc. Nokia n’apporte rien de plus à l’OS de Google là où on aurait apprécié voir un peu plus d’éléments de personnalisation : les paramètres d’affichage par exemple pour améliorer l’écran.

Le dernier correctif de sécurité Android remonte au 1er juillet 2019. Une date tout à fait correcte et en accord avec la politique du label Android One.

Performances

On n’attend pas d’un entrée de gamme que sa puissance déplace des montagnes. Avec le Snapdragon 429 de Qualcomm et ses 3 Go de RAM, ce Nokia peine à convaincre. Même sans trop le bousculer, il rame pour ouvrir les applications et accuse quelques ralentissements dans la navigation. Voilà un bien joli gâchis, surtout quand on sait qu’Android One devrait être un modèle d’optimisation. Les résultats aux benchmarks montrent que ses performances se placent en dessous de la concurrence.

  Nokia 3.2 Samsung Galaxy A10 Xiaomi Redmi 7
SoC Snapdragon 429 Exynos 7884 Snapdragon 632
AnTuTu 62 290 88 888 103 126
CPU 30 547 40 074 52 441
GPU 6 365 18 431 13 866
UX 21 024 24 342 29 687
Memoire 4 354 6 041 7 132

Avec un jeu comme Arena of Valor, il affiche sans sourciller 30 fps constants. Ne cherchez pas le mode IPSE pour atteindre les 60 fps puisqu’il n’existe pas. Cela n’a rien de bien étonnant quand on connaît sa tranche de prix. Pas de problème donc pendant les parties, mais alors dans les menus et séquences d’animations… le smartphone pédale dans la semoule. Ça lag, les images sont saccadées et le temps de réponse pour chaque action effectuée va vous demander de faire preuve d’une grande patience. Bonjour les frustrations.

Bonne nouvelle cependant, l’appareil ne chauffe pas beaucoup et reste agréable en main, même après une demi-heure de jeu 3D.

Avec seulement 16 Go d’espace de stockage, on se retrouve très vite limité. Installez vos applications préférées, un jeu assez gourmand et vous voici rendu avec une mémoire rapidement saturée. Vous devez soit accepter de faire des concessions, soit utiliser une carte micro SD ou bien carrément vous diriger vers la version 32 Go du Nokia 3.2.

Photo

Aujourd’hui, voir un double module photo au dos d’un smartphone au budget modeste ne surprend plus. Mais Nokia a décidé de ne s’en tenir qu’à une seule caméra dorsale. Cette dernière se compose d’un capteur de 13 mégapixels avec un objectif ouvrant à f/2.2.

Les photos ne souffrent pas d’un traitement logiciel trop lourd et maintiennent ainsi un minimum de détails. Néanmoins, nous observons quelques zones un peu floues et surtout, des couleurs beaucoup trop fades. La gamme dynamique n’est pas toujours très bien respectée, il arrive que l’image soit brûlée. Par rapport à un Galaxy A10, la qualité des photos est globalement moins satisfaisante. Le mode portrait s’inscrit aux abonnés absents alors que la plupart des smartphones l’offre dans leur application photo. La présence d’un seul capteur n’excuse pas tout puisque nombreux rusent avec la partie logicielle pour simuler un effet de profondeur en arrière-plan.

En basses lumières, les clichés s’encombrent d’une forte présence de bruit, ce qui leur donne peu de lisibilité. Certains endroits de la photo présentent un lissage trop important pour déceler les détails. Des halos lumineux entourent les sources d’éclairage.

La caméra frontale de 5 mégapixels fait le strict minimum. Les autoportraits manquent de détails et les couleurs se trouvent tout aussi ternes qu’avec le capteur arrière. Ne cherchez pas de mode portrait là non plus, Nokia n’en propose pas.

Autonomie

Sur notre test Viser personnalisé, le Nokia 3.2 s’en tire avec un score de 11 heures et 27 minutes, le mettant dans la moyenne haute des smartphones testés sur l’année.

Pour l’avoir utilisé en smartphone principale pendant presqu’une semaine, ce résultat se vérifie. Il a une belle endurance de deux jours, même en l’utilisant de manière assez poussée. Voilà en réalité son principal, si ce n’est, son seul atout.

Ne comptez pas sur une recharge rapide, à ce prix là ce Nokia repose sur le micro USB pour un temps de chargement très long. Comptez une heure et quart pour retrouver 50% et un total de presque trois heures pour atteindre les 100 %. Ok, il s’agit d’un entrée de gamme mais tout de même… son principal concurrent le Galaxy A10 de Samsung ne demande lui que deux heures d’attente.

Réseaux et communication

Pas de problème à remonter côté réseau, le Nokia 3.2 supporte toutes les bandes de fréquences françaises. Il reçoit bien la 4G dans la région parisienne en tout cas. Pas de NFC ni de Bluetooth 5.0, il faut se contenter du 4.2. La boussole fait des siennes, il vaut mieux bien l’orienter avant de se lancer dans un itinéraire.

Prix et disponibilité

Le Nokia 3.2 est déjà disponible à la vente au prix de 149 euros chez Free, Amazon et Boulanger. Il doit faire face au Samsung Galaxy A10 qui nous avait particulièrement séduit par son rapport qualité prix et n’a pas volé sa place dans notre top des smartphones de 2019.

Galerie photo

Test Nokia 3.2 Le verdict

design
6
Le Nokia 3.2 a un style élégant mais il pèse son poids et s'entoure d'assez larges bordures. Difficile aussi de le tenir confortablement d'une seule main. L'absence de capteur d'empreintes choque.
écran
6
L'écran a une petite résolution et les blancs tirent sur le bleu. Malheureusement, impossible de redresser la barre avec des paramètres d'affichage car ces dernier sont absents.
logiciel
7
Avec Android One on retrouve l'OS de Google dans sa version la plus pure... et épurée. Il manque un peu d'éléments de personnalisation pour une expérience plus complète.
performances
5
Le Nokia a du mal à tenir la cadence avec son petit Snapdragon 429. La navigation manque de fluidité et des lenteurs se font ressentir.
caméra
6
Les photos manquent d'éclat en plein jour et se noient dans un bruit bien trop présent en basses lumières.
autonomie
6
Une excellente endurance qui se voit gâchée par un temps de recharge beaucoup trop long : comptez trois heures.
Note finale du test 6/10
Le Nokia 3.2 est un grand et lourd smartphone qui n’a pas grand-chose pour lui. Qu’il s’agisse de son écran, ses performances ou son appareil photo, il demeure bien en dessous de son principal concurrent le Samsung Galaxy A10. Il propose une bonne autonomie mais son temps de recharge atteint un triste record.

En toute franchise, il est possible de trouver des smartphones de meilleure qualité que le Nokia 3.2 si vous scrutez les promotions. Pour une vingtaine d’euros supplémentaire voire un peu moins selon l’offre, vous pourriez vous offrir un Redmi 7 ou Redmi Note 7 tous deux bien plus performants et équilibrés.
Points positifs
  • Une belle autonomie
  • Android One
Points négatifs
  • Snapdragon 429 en retrait
  • Ecran mal calibré et peu défini
  • Lourd