Le Nokia 4.2 est un smartphone d’entrée de gamme commercialisé à moins de 190 euros. Entre équilibre et concessions, voici notre avis sur ce dernier dans le test complet.

Fiche Technique

Nokia continue sa reconquête du marché des smartphones et espère avec ce 4.2 se faire une place dans le paysage concurrentiel des entrées de gammes. Format 19:9, petit notch, revêtement en verre, Snapdragon 439, 3 Go de RAM, 32 Go, 3 000 mAh… Avant de commencer le test, regardons un premier aperçu des caractéristiques techniques de ce Nokia 4.2.

Modèle Nokia 4.2
Version de l'OS Android 9.0
Interface constructeur Android Stock
Taille d'écran 5.71 pouces
Définition 1520 x 720 pixels
Densité de pixels 295 ppp
Technologie LCD
SoC Snapdragon 439
Puce Graphique (GPU) Qualcomm Adreno 505
Mémoire vive (RAM) 2 Go
Mémoire interne (flash) 16 Go, 32 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 13 Mpx
Capteur 2 : 2 Mpx
Appareil photo (frontal) 8 Mpx
Enregistrement vidéo 1080p
Wi-Fi Wi-Fi 4 (n)
Bluetooth 4.2
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Non
Capteur d'empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) microUSB
Batterie 3000 mAh
Dimensions 71.3 x 148.95 x 8.39mm
Poids 161 grammes
Couleurs Noir, Rose
Prix 166€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un smartphone prêté par la marque.

Un format pas si compact

C’est en toute sobriété que le Nokia 4.2 se laisse regarder. Des formes arrondies, un dos en verre et de belles finitions, il fait dans l’élégance. Un point à ne pas négliger dans ce segment de prix. Plutôt joli, il se trouve également agréable en main. L’arrière accueille en son centre un double module photo avec un flash, surmontant un lecteur d’empreintes peut-être un peu trop bas pour que le doigt tombe juste dessus à la première tentative. Mais s’il y a bien une chose qu’il réussit à attraper du premier coup, c’est bien les traces de doigts.

La face avant joue le jeu des 19:9 avec une encoche en forme de petite goutte d’eau. Néanmoins, difficile de le défendre sur une quelconque optimisation de la surface : les bordures ne sont pas un exemple de finesse à suivre. Regrettable, car, la diagonale d’écran de seulement 5,7 pouces aurait pu faire de lui un format compact intéressant. Il vaut ici mieux se munir de deux mains pour le manipuler.

Le flanc droit héberge le réglage du volume audio ainsi qu’un bouton dédié au déverrouillage et la mise en tension. Ce dernier embrasse aussi la fonction de voyant de notification. Malin, il ne faut cependant pas compter sur lui pour la discrétion. Le bord opposé comprend une touche de raccourci pour Google Assistant (qui aura tendance à se lancer par accident beaucoup trop de fois) et le tiroir à cartes. Celui-ci peut simultanément faire fonctionner deux nano Sim et une micro SD. La tranche inférieure comporte un port micro USB pour la recharge, flanqué d’un micro et d’une petite grille de haut-parleurs. La prise jack se place quant à elle au sommet du boîtier.

Écran

Pour cet écran de 5,7 pouces, Nokia a fait le choix de la technologie IPS et d’une définition HD+ (1 520 x 720 pixels) pour une résolution de 270 ppp. Compte tenu de la taille de la diagonale, cela reste lisible, mais ça n’a rien de très flatteur.

Le taux de contraste est de 1 618:1 et la luminosité maximale ne dépasse pas les 380 cd/m². Sous le soleil, ça manque donc un peu de lisibilité. La température des couleurs grimpe jusqu’à 7 876 K ce qui n’est ni bon, ni mauvais. La plupart des smartphones d’entrée et milieu de gamme se rapproche en moyenne des 7 500 K (tandis que le point blanc parfait se situe aux alentours de 6500 K). Les blancs tirent légèrement sur le bleu, mais cela ne saute pas aux yeux. Pour un smartphone de cet acabit, c’est plutôt correct.

Via notre protocole CalMAN Ultimate fourni par Portrait Displays.

Android One où es tu ?

Le Nokia 4.2 profite d’Android Pie 9.0 dans une version quasi pure. On retrouve donc une interface fidèle à la proposition de Google. Intuitive et sans fioritures, l’expérience logicielle se veut simple et essentielle. Vous retrouvez alors la navigation par gestes, le multifenêtre, le bien-être numérique ou encore le tiroir d’applications. Dommage cependant, il n’existe pas de paramètres d’affichage avancés pour modifier la colorimétrie. En plus du capteur d’empreintes digitales, l’appareil profite de la reconnaissance faciale. Néanmoins celle-ci peine à réagir, il faut se montrer particulièrement patient. La dernière mise à jour de sécurité Android date du 1er février. Où est donc passé le programme Android One et ses belles promesses de suivi logiciel ?

Avec seulement 32 Go d’espace de stockage interne et plus de 8 Go de réservés à l’OS, le Nokia 4.2 voit sa mémoire se saturer rapidement. Heureusement, il a la capacité d’accueillir une micro SD jusqu’à 400 Go.

Des performances limitées

Accompagné d’un modeste Snapdragon 439 en guise de SoC et couplé à 3 Go de RAM, le Nokia 4.2 n’offre aucune bonne surprise. La concurrence propose mieux, avec des résultats aux benchmarks bien supérieurs. Le GPU repose sur un Adreno 505, ce qui ne permet pas de profiter pleinement des jeux 3D les plus gourmands.

  Nokia 4.2 Samsung Galaxy A20e Redmi Note 7 Realme 3 Pro Wiko View 3
SoC Snapdragon 439 Exynos 7884 Snapdragon 660 Snapdragon 710 Helio P22
AnTuTu 79 635 points 94 228 points 144 013 points 153 611 points 75 995 points
CPU 38 285 points 42 334 points 66 018 points NC NC
GPU 12 561 points 18 659 points 30 139 points NC NC
UX 22 512 points 28 008 points 38 493 points NC NC
Memory 6 277 points 5 227 points 6 883 points NC NC

L’expérience manque cruellement de fluidité. La navigation se fait par à-coups, entre frustration, impatience et agacement. Le pire étant peut-être du côté du logiciel photo qui peine à suivre. Pédaler dans la semoule n’a rien d’une partie de plaisir donc soyons clair : utiliser ce smartphone au quotidien relève plus du calvaire que du plaisir.

Maintenant, parlons jeu vidéo. Les parties de Arena of Valor affichent honorablement 30 fps constants. Quelques ralentissements se font ressentir, surtout pendant les animations, ce qui ne gâche pas tellement l’expérience. Avec un titre comme PUBG Mobile, la configuration conseillée affiche les graphismes les plus bas pour plus de fluidité. Cela n’empêche pas l’apparition de lag pendant la partie. Ici, le GPU Adreno 505 ne fait pas des miracles. Enfin, l’appareil chauffe rapidement si vous jouez mais cela reste de l’ordre du supportable pour vos mains. La température se stabilise et et redescend peu de temps après l’effort.

L’expérience photo

Le double module photo dorsal comporte un premier capteur de 13 mégapixels accompagné d’un objectif ouvrant à f/2.2. Le deuxième capteur, de 2 mégapixels, n’a d’autre but que de simuler un effet de flou en arrière-plan.

Disons-le tout de suite, la partie photo n’est pas le point fort de ce Nokia 4.2. En hautes lumières, les couleurs et contrastes se révèlent particulièrement ternes. Les clichés profitent d’un certain nombre de détails, mais on remarque aussi la présence de bruit, même quand les conditions d’éclairages se veulent optimales.

En basses lumières, les photos deviennent difficilement exploitables. Le bruit légèrement présent en plein jour s’accentue. Les scènes souffrent de sous-exposition et il devient compliqué pour l’appareil photo de rendre compte des détails et des effets de textures sur les clichés capturés. Des photos très sombres en intérieur et beaucoup de flou à l’extérieur, voilà la proposition du Nokia 4.2.

Un second module photo pour le mode portrait

Le capteur secondaire capable de mesurer les profondeurs de champ peut être activé directement depuis le logiciel photo grâce au mode bokeh. Vous pouvez jouer avec les effets de flou en arrière-plan en direct pour l’accentuer ou l’atténuer. Le découpage du sujet photographié accuse de quelques ratés. Certaines mèches de cheveux sont passées à la trappe. Sur la photo ci-dessous, nous voyons bien que l’appareil délimite mal, en plus des cheveux, les lunettes, les oreilles et les habits. L’effet de profondeur ne réussit pas à proposer quelque chose de très naturel non plus. Les portraits n’offrent donc pas une grande satisfaction.

Les autoportraits

La caméra frontale se compose d’un capteur de 8 mégapixels avec un objectif ouvrant à f/2.0. Les selfies sont corrects et comportent assez de détails. Le mode bokeh en direct est également disponible de ce côté-ci, mais, encore une fois, les erreurs de découpage viennent gâcher la fête. Pour un résultat plus naturel, pensez à désactiver le mode beauté qui a tendance à lifter la peau. Si l’environnement manque un peu de lumière, vos autoportraits vont être inondés de bruit jusqu’à former une bouillie de grain.

Réseaux et Communication

Le smartphone de Nokia est compatible avec l’ensemble des bandes de fréquences françaises. Nous n’avons relevé aucun problème de réception 4G. L’appareil ne propose qu’une connexion Bluetooth dans sa version 4.2. Le NFC fonctionne et le GPS arrive bien souvent à nous orienter convenablement même si au moment de vous lancer je vous conseille de régler un peu la boussole.

Autonomie et Recharge

Le Nokia 4.2 est modestement équipé d’une batterie de 3 000 mAh. Notre protocole de test automatisé SmartViser affiche quant à lui une endurance de 9 heures et 40 minutes, ce qui n’a rien d’exceptionnel. Néanmoins dans les faits, il s’en sort bien. Si vous avez une utilisation modérée de votre smartphone, celui-ci pourra durer plus de deux jours. Attention tout de même si vous être de gros consommateurs de multimédia : la batterie va en prendre un coup.

Non compatible avec la recharge rapide, il faut prendre son mal en patience : 1h30 pour retrouver 50 % et plus de 3 heures pour gagner les 100 %. avec l’adaptateur secteur fourni de 10 W. Un bien triste record, pour un smartphone de 2019.

Prix et Disponibilité

Le Nokia 4.2 est actuellement disponible au prix de 189 euros sur l’ensemble des boutiques en lignes habituelles. Il profite actuellement d’une promotion de 10 euros chez Amazon. Il existe en noir, mais aussi en rose. La version plus légère 3/16 Go n’est pas commercialisé dans l’hexagone.

Test Nokia 4.2 Le verdict

design
6
Classique, mais élégant, le Nokia 4.2 comporte quelques désavantages : des bordures larges, un lecteur d'empreintes mal placé et un bouton de raccourcis vers Google Assistant agaçant.
logiciel
7
Android One offre une version proche d'Android Stock et un suivi sérieux des mises à jour... en théorie, car le dernier correctif de sécurité remonte à plusieurs mois.
performances
6
Avec le Snapdragon 439 et se 3 Go de RAM, le smartphone ne fait pas de miracles. La navigation souffre de ralentissements assez prononcés pour devenir gênants au quotidien. À côté de la concurrence, il ne tient pas la route.
caméra
6
En plein jour les détails sont au rendez-vous, mais les photos manquent d'éclats à cause de couleurs trop ternes et la présence de bruit électronique. De nuit, ne comptez pas dessus.
autonomie
7
Endurant, il ne vous lâchera qu'au bout de deux jours complets. Un bon point. Cependant, il ne faut pas trop le pousser dans ses retranchements, sa batterie fond très rapidement si vous jouez à des jeux 3D gourmands. Le temps de recharge est vraiment trop long.
écran
6
Même s'il ne s'en sort pas si mal côté colorimétrie, on regrette le manque définition et la luminosité maximale un peu trop faible.
Note finale du test 6/10
Soyons clairs, le Nokia 4.2 n'offre pas un bon rapport qualité/prix. S'il souffre, c'est d'abord à cause de la concurrence très agressive, mais aussi parce qu'indépendamment, ses performances sont très limitées tout comme l'expérience photo.

Android One permet une expérience proche de l'OS de Google ce qui plaira à certain·e·s et moins à d'autres puisque cela peut manquer d'éléments de personnalisation. De plus, le suivi des mises à jour semble s'être arrêté au mois de février. Donc l'avantage mis en avant par la marque tombe un peu à l'eau. Enfin, s'il jouit d'une belle autonomie, il faut faire preuve d'une grande patience pour le recharger.

Face à un Redmi Note 7, difficile de le défendre.
Points positifs
  • Un design classique mais élégant
  • Une bonne autonomie
  • L'intelligence d'avoir intégré un voyant de notification sur le bouton de déverrouillage
Points négatifs
  • Un manque cruel de fluidité et de puissance
  • Un temps de charge très lent
  • Des photos passables
  • Mises à jour de sécurité vieillissantes malgré Android One