Il fallait s’y attendre. Alors qu’Apple prépare son propre bracelet connecté, que LG, Sony, Alcatel One Touch et presque toute la planète mobile ont sorti ou présenté leur accessoire, Samsung y va aujourd’hui de sa proposition. Avec le Gear Fit, la marque dévoile un appareil dans la lignée de ses montres – les Gear dépourvues de la mention « Galaxy », la faute à la plateforme Tizen qu’elles utilisent.

Gear Fit

Le Gear Fit n’est pas Galaxy, mais est on ne peut plus Gear, avec un petit côté Round qui nous rappelle un smartphone lancé en Corée au mois de novembre 2013. De fait, ce bracelet connecté est doté d’un écran de 1,84 pouce en Super AMOLED… courbé, mais pas flexible, n’exagérons pas. Il est en couleurs, propose une définition de 432 x 128 pixels, et est capable d’afficher diverses notifications telles que les SMS reçus, les appels, les emails, et les notifications issues de certaines applications tierces. Si la Gear Fit s’en tient à la politique de Samsung concernant ses montres Gear sous Tizen, un SDK devrait être fourni aux développeurs intéressés. Reste à vérifier un élément essentiel : le bracelet affiche-t-il l’heure en permanence ?

Qui dit bracelet connecté, dit fonctions fitness. L’élément central du bracelet, un module à l’image d’un SmartBand chez Sony, lequel doit être placé dans un bracelet que Samsung indique « hypoallergénique » (c’est bien le premier constructeur qui met en avant un tel aspect, mais après tout, ce n’est pas plus mal), est équipé d’un lecteur de rythme cardiaque. Une petite fenêtre située sous le module se charge de monitorer votre petit cœur fragile, lorsque que vous partez jouer les marathoniens ou subissez les affres du stress au quotidien. Pour le reste, un gyroscope et un accéléromètre sont de la partie, dans un bracelet connecté au smartphone en Bluetooth 4.0. Le tout, très mince (23,4 x 57,4 x 11,95 mm), pèse 27 petits grammes.

Gear Fit

Pour le moment, Samsung n’a pas annoncé le prix de son bracelet, mais on imagine que comme la concurrence, il fera de son mieux pour éviter de dépasser le pallier psychologique de la centaine d’euros. Après tout, l’originalité du bracelet, hormis sa fonction de monitoring cardiaque, réside essentiellement dans le format de son écran. Un argument valable pour débourser des sommes folles ? Pas si sûr, d’autant plus que Samsung n’annonce qu’une autonomie de 3 à 4 jours, voire 5 pour les utilisateurs les plus modérés, et une compatibilité réservée à une vingtaine de terminaux Galaxy. Mais, de fait, pas pour les androphones au sens large.