Sony et Toshiba entérinent aujourd’hui, par le biais d’un communiqué, le rachat de la division de Toshiba en charge des capteurs photo. L’opération se conclut pour un montant de 142 millions d’euros.

IBM 300mm POWER7 wafer

Plus qu’une rumeur, le rachat par Sony de la division de Toshiba en charge des capteurs photo n’était qu’une question de temps, et d’argent. Sony avait alors publié en octobre dernier un communiqué de presse indiquant la signature d’un mémorandum d’entente avec Toshiba, signalant que les deux parties s’étaient accordées sur une ligne de conduite commune. Les deux firmes officialisent aujourd’hui, et définitivement, un accord financier à hauteur de 142 millions d’euros, soit 19 milliards de yens. Un peu moins que le premier montant évoqué de 20 milliards de yens, correspondant à 150 millions d’euros.

« Basé sur le protocole d’accord conclu entre Sony Corporation et Toshiba Corporation le 28 octobre 2015, les parties ont annoncé aujourd’hui avoir signé un accord définitif afin de transférer à Sony et Sony Semiconductor Corporation, une filiale en propriété exclusive de Sony, certaines installations de Toshiba dédiées à la fabrication de semiconducteurs, de l’équipement et des actifs connexes à son usine Oita Operations, ainsi que d’autres équipements connexes et des actifs détenus par Toshiba. En vertu des accords, Toshiba va transférer à Sony les installations de fabrication de semiconducteurs, de l’équipement et des actifs connexes de la ligne de production de « galettes » de 300 mm de Toshiba, principalement situés dans son usine des opérations Oita. Le prix de l’opération est de 19 milliards de yens. Sony et Toshiba vont effectuer le transfert durant l’année fiscale se terminant le 31 mars 2016, sous réserve des approbations réglementaires requises », indique le communiqué.

Avec cette acquisition, Sony va renforcer encore sa position dans le domaine des semiconducteurs – et principalement des capteurs CMOS – dont il a récemment rendu la branche autonome. Comme toujours après un tel transfert, la question du capital humain se pose, mais d’après les informations fournies par Sony et Toshiba, toute la force de travail devrait être rapatriée vers Sony. Il y a quelques semaines, il se disait également que la firme nippone pourrait fabriquer ses propres processeurs, information démentie par la suite par Kazuo Hirai, le PDG de la firme.