Selon le média coréen ETNews, Apple n’aurait pas choisi Samsung pour graver sa puce Apple A10 destinée au futur iPhone 7. À la place, c’est TSMC avec sa gravure en 10 nm qui assurerait la gravure de l’ensemble des puces de la marque à la pomme.

Silicon wafer with processor cores isolated on white background

L’Apple A9 de l’iPhone 6s est gravé aussi bien par Samsung avec son procédé 14LPE mais aussi par TSMC avec le 16FF+. Cette stratégie s’est sûrement révélée payante pour Apple en termes financiers, en permettant une meilleure négociation. Mais elle a eu un impact assez négatif du point de vue médiatique, puisque dans certains cas, les deux puces ne donnaient pas exactement les mêmes performances en termes d’autonomie. Pour l’Apple A10, les rumeurs annonçaient le passage exclusif chez TSMC pour la fabrication. Les rumeurs prennent un peu plus de poids aujourd’hui puisque le média coréen ETNews assure, de source sûre, que c’est TSMC qui a finalement été choisi par le géant de Cupertino. L’information semble toutefois légèrement étrange.

 

Une gravure réservée à Apple ?

En janvier dernier, TSMC a confirmé l’arrivée de la gravure en 10nm pour 2017, mais les rumeurs ont annoncé une production de masse qui serait prête pour la fin de l’année 2016. Il est donc possible qu’Apple ait réservé l’intégralité des capacités de production en 10nm pour réussir à sortir à temps l’iPhone 7 et sa puce Apple A10 gravée en 10nm au cours de l’automne. Habituellement, Apple dévoile ses nouveaux smartphones en septembre ou octobre. Mais cette année, l’entreprise n’a pas le droit d’attendre, puisque 2015 a montré les premiers signes de faiblesse pour les ventes d’iPhone. Apple réussira-t-il à pousser TSMC à réaliser l’impossible, c’est-à-dire à être en avance de plusieurs mois sur un nouveau processus de gravure ?

Chez Samsung, la production de masse des puces gravées en 10nm est prévue pour le quatrième trimestre 2016, trop juste pour pouvoir assurer la production de la future puce d’Apple. Si Samsung perd réellement Apple sur le 10nm, le géant coréen devra trouver un autre gros client, en plus de Qualcomm sur le 14nm, pour éviter de trop affaiblir sa branche semi-conducteurs.