Lancé en janvier 2012, l’opérateur Free Mobile s’inscrit au sein de la société Iliad, laquelle est portée par le fournisseur d’accès Internet Free. Si les chiffres globaux de l’entreprises font état d’une bonne santé financière, sa section mobile se cherche depuis ses débuts une rentabilité, qu’elle semble aujourd’hui avoir trouvée.

Free Mobile


Selon le cabinet d’analyses Morgan Stanley, Free Mobile serait sur la voie des (gros) bénéfices. Le quatrième opérateur hexagonal, dont l’EBITDA affichait un déficit de 44 millions d’euros pour le premier semestre 2012, parviendrait à atteindre un solde positif de + 28 millions d’euros au 30 juin 2013.

Malgré des débuts houleux pour des questions de qualité de réseaux, et surtout grâce à des tarifs particulièrement avantageux – on pense notamment au petit forfait à 2 € proposé par l’opérateur – Free Mobile gagne continuellement des clients, à un rythme élevé. L’opérateur revendiquait le gain de 870 000 nouveaux abonnés au premier trimestre 2013, et Morgan Stanley table sur 650 000 clients recrutés au deuxième trimestre. Au total, de presque 6,1 millions de clients à la fin mars, Free Mobile pourrait afficher 6,725 millions de clients à la fin du semestre.

Le chemin de la rentabilité de Free Mobile au sein d’Iliad a largement été amorcé au premier trimestre 2013, où la firme de Xavier Niel revendiquait un chiffre d’affaires mobile de 295 millions d’euros, soit le triple de son trimestre de lancement, pour un CA en hausse de 40 % sur l’ensemble du groupe Iliad. Un EBITDA en hausse, c’est une capacité à investir accrue à l’heure où Free Mobile se bat sur le secteur de la 4G, lui permettant de limiter le nombre d’antennes empruntées à Orange pour assurer un fonctionnement fluide. Récemment débouté face à Bouygues Telecom, dont le refarming d’antennes 2G a été autorisé par le régulateur des télécoms, le 4ème acteur de la mobilité française doit massivement investir pour se maintenir à la hauteur de ses concurrents. Et soutient qu’il lui sera difficile, face à cette stratégie de réaffectation d’antennes, de soutenir la cadence cette année, et qu’il lui faudra probablement attendre 2015 avant de proposer un réseau 4G étendu en France.