Increvable, la Freebox Revolution joue les prolongations et reçoit encore des mises à jour fonctionnelles, 7 ans après sa sortie. La preuve qu’un produit high-tech n’est pas condamné à être abandonné au bout de deux ans.


Une conception visionnaire ?

Une mise à jour est venue ajouter une nouvelle fonctionnalité à la Freebox Révolution. Une fonctionnalité qui n’a rien de révolutionnaire, d’ailleurs, puisqu’il s’agit de la génération d’accès Wi-Fi pour les invités. Enfin c’est toujours bon à prendre. Mais surtout, comme on le faisait remarquer, on parle tout de même d’un produit technologique sorti début 2011. La descendante de la Freebox V6 est toujours attendue pour cette année, les abonnés trépignent d’impatience et c’est vrai qu’on l’attend, cette Freebox v7. Mais c’est aussi la preuve que Free avait su faire preuve de clairvoyance et d’une sacrée dose d’expertise pour sortir un produit qui peut encore évoluer sans que l’on ne se soit jamais dit qu’il était dépassé, ou pire, obsolète.

Parce qu’à vrai dire, que manque-t-il à la Freebox Révolution en 2018 ? Par rapport aux box des concurrents, rien. On oublie à quel point ils étaient à la traine début 2011 et le temps qu’ils ont mis pour rattraper l’opérateur trublion. À sa sortie, elle proposait déjà une compatibilité ADSL et fibre, des prises CPL fournies pour connecter les deux boitiers, des fonctionnalités de NAS, un disque dur 250 Go, un lecteur de Blu-ray en standard, un processeur, pour la partie TV, capable de faire tourner des jeux et des applications… Bon, certes, pour cette dernière fonctionnalité, le Free Store a été un tel échec qu’on ne se serait même pas rendu compte de son absence si Free l’avait supprimé lors d’une mise à jour.

La Freebox Révolution a été designée par Philippe Starck

Mais tout de même, les choix de Free étaient pertinents dès le départ. Et le boitier a pu s’enrichir de nombreuses autres fonctionnalités via des mises à jour logicielles (Freebox OS, VPN, Deezer, compatibilité AirPlay…) ou un rafraîchissement du matériel pour lui offrir notamment une prise en charge du Wi-Fi ac.

Free doit-il réinventer la roue ?

Cela valide-t-il néanmoins l’absence totale de nouvelle box haut de gamme pendant 7 ans ? Pas forcément. En fait, c’est à double tranchant. D’un côté on n’a pas forcément grand-chose à reprocher à la bonne vieille Révolution, à part peut-être la fonction « chauffage d’appoint » du Player. D’un autre côté, c’est peut-être justement là le problème. À force de vivre avec l’idée qu’une nouvelle Freebox doit forcément être le truc qui met 10 ans dans la vue de tout les concurrents — et on serait ravi que ce soit à nouveau le cas — on est peut-être passé à côté de mises à jour intermédiaires moins « disruptives », mais néanmoins efficaces.

Une Freebox « Maxi 4K » pourrait-elle suffire ?

Par exemple, sans réinventer la roue, la même Freebox avec un Player exécutant Android TV sur un processeur ARM haut de gamme rafraîchirait nettement la partie TV qui, elle, vieillit un peu moins bien par rapport aux usages actuels. Une Freebox « Maxi 4K », quoi.

Nul ne sait ce que nous réservera la Freebox V7, si Free se décide un jour à lancer sa nouvelle fusée. Il est, dans tous les cas, impératif de saluer la longévité de l’actuelle : ce n’est pas tous les jours que l’on peut se dire que l’on utilise un produit high-tech à jour et toujours fonctionnel au bout de 7 ans.