2018, année faste pour Free ? C’est ce que pensent certains analystes financiers qui verraient même Iliad absorber en partie SFR ! Ne nous emballons pas…


Free Mobile maintient son cap

L’hypothèse parait osée : alors que Altice est dans la tourmente, le spectre du marché à trois opérateurs resurgit. Bouygues hier, SFR aujourd’hui. Malgré les déboires récurrents, on n’en est pas là à l’heure actuelle, mais on peut se demander en quoi l’année 2018 de Free serait aussi juteuse.

Free a récemment fêté les 6 ans de Free Mobile, rappelant par une petite vidéo les étapes déjà franchies par la fusée lancée en janvier 2012 et promettant du nouveau pour 2018. Depuis, la Turquie a rejoint la liste des pays disponibles en itinérance avec 25 Go par mois, tandis que la Tribune prête des intentions de mutualisations des infrastructures à Free et Orange.


Freebox V7 : toujours au sol

Mais nous ne sommes qu’en janvier et on n’ose imaginer qu’une nouvelle destination soit tout ce que Free ait dans les cartons pour l’année à venir question mobile. Il y a cependant un autre anniversaire pour lequel Free n’a pas trop fait de bruit : les 7 ans de la Freebox Revolution.

Dévoilée le 14 décembre 2010, la box commence vraiment à accuser son âge. La Freebox Mini 4K a su calmer les impatiences, mais 2017 n’a rien apporté et on se retrouve à attendre à nouveau le décollage de cette fusée  » disruptive  » et, selon certains, basée sur Android TV comme la Mini 4K, on espère avec des composants nettement plus haut de gamme dans le boitier.

Xavier Niel, co-fondateur de Free

Free a de nombreuses cartes à jouer pour reprendre de l’avance avec sa box : l’intelligence artificielle, la maison connectée, le cloud… La Freebox Revolution a néanmoins prouvé à quel point il était difficile de développer un écosystème d’applications soi-même, et comme on le notait précédemment, Free ne pourra peut-être pas se passer de Google. Après l’intégration récente de Google Assistant sur la Mini 4K, il parait logique que la future box n’en soit pas privée. Dans tous les cas, on est vraiment arrivé au point où la Freebox v7 doit passer du stade de promesse à celui de produit.

Un rachat de SFR, pour quoi faire ?

Car à vrai dire, 6 ans après Free Mobile, 8 ans après la Freebox Revolution, on est un peu en manque de lancements-chocs de la part de Free. Le trublion qui a su bousculer violemment le monde des FAI et des opérateurs mobiles continue sur sa lancée, et c’est très bien. Le succès de Free Mobile ne se dément pas, l’offre s’améliore, tant mieux !

Maintenant, on aimerait vraiment que 2018 soit l’année où Free nous prenne à nouveau complètement de cours, avec quelque chose d’inédit, une offre agressive, un produit qui remet 10 ans dans les jambes de ses concurrents et qui les pousse à nouveau à bouger. Bref, que la rampe de lancement reprenne du service, de peur qu’elle rouille.

L’hypothèse d’un rachat de SFR par Bouygues et Free, qui n’est que pure spéculation du bureau d’études Raymond James, irait plutôt dans l’autre sens : celui de la consolidation d’un marché qui revient à trois opérateurs. Vu le contexte franchement morose d’Altice, entre résultats financiers médiocres, grogne des clients et malaise des salariés, la situation est peut-être inévitable. Maintenant, est-ce qu’on n’est pas, nous autres clients, mieux dans un secteur à quatre opérateurs dont un qui joue à bousculer le marché ? Car qui bousculerait Iliad s’il prenait trop de poids ?