Pourquoi le célèbre volant « Yoke » des Tesla va bientôt devenir illégal en Chine

 
Le gouvernement chinois veut désormais serrer la vis sur les volants de type « yoke » sur les voitures électriques. Et cela logiquement pour des raisons de sécurité.
Une position naturelle pour l’Autopilot avec le Yoke // Source : Bob Jouy pour Frandroid

Depuis quelques mois, le gouvernement chinois est de plus en plus sévère vis-à-vis des constructeurs automobiles. Ce dernier a notamment décidé de s’attaquer au prix des voitures électriques pour stopper la guerre tarifaire, et est désormais plus strict au sujet de la sécurité. Après avoir décidé d’interdire les poignées de portes affleurantes, Pékin s’attaque aux volants. Et plus particulièrement ceux de type « Yoke » comme chez Tesla. C’est en effet ce qu’indique le site Car News China.

Mais quelle est la raison ? Sans surprise, cela a à voir avec la sécurité, comme l’affirme le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT). Ce dernier vient de publier un projet d’approbation pour une nouvelle norme nationale, connue sous le nom de GB 11557-202X et intitulée « Dispositions relatives à la protection des conducteurs contre les blessures causées par le mécanisme de direction des véhicules automobiles ». Mais concrètement, à quoi va-t-elle servir ?

Le Yoke de la Tesla Model S // Source : Tesla

En fait, celle-ci supprime tout simplement « tout contenu technique relatif aux demi-volants de direction ». En clair, ces derniers devraient être totalement interdits sous peu. Car cette réglementation entrera en vigueur dès le 1er janvier 2027, soit dans moins d’un an, et remplacera la norme actuelle, créée il y a plus de dix ans, et n’est tout simplement plus d’actualité avec l’évolution des technologies.

Une norme plus stricte

Concrètement, cette nouvelle réglementation établit notamment des seuils plus stricts pour le déplacement vertical et arrière de la colonne de direction en cas d’accident. De plus, elle supprime les « exemptions relatives aux essais d’impact humain ». Ce qui était le cas dans certaines conditions jusqu’à présent. Désormais, tous les volants devront réussir ce test de vérification, en toutes circonstances. Mais surtout, la nouvelle norme exige désormais « des essais d’impact en dix points précis de la jante, notamment au milieu de la zone la plus fragile et au milieu de la zone non soutenue la plus courte ».

Or, les volants « Yoke » sont dépourvus de partie supérieure, et sont de ce fait incompatibles avec cette nouvelle règle. Ainsi, ils sont tous non conformes à la réglementation chinoise. Ils devraient rapidement finir par disparaître, même s’ils ne sont pas vraiment répandus à l’heure actuelle. Tesla propose notamment cette technologie sur sa Model S, mais elle reste optionnelle. Il est donc toujours possible d’opter pour un volant rond classique pour ceux qui le souhaitent. D’autres voitures chinoises, comme les IM Motors, en profitent également.

IM L6 // Source : IM Motor

Enfin, un point important de la nouvelle mesure, c’est que des éléments rigides soient dirigés vers les occupants lors du déploiement des airbags. Ce qui est pourtant le cas sur les demi-volants, de par leur structure irrégulière.

Cette décision du gouvernement chinois intervient alors que les données indiquent que 46 % des blessures chez les conducteurs à la suite d’un accident ont été liées au système de direction. Et c’est tout particulièrement le cas concernant les volants « Yoke », qui augmentent les risques.

Dès 2027, toutes les nouvelles autos devront se conformer à cette mesure. Et celles déjà en circulation auront 13 mois pour s’adapter.


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