« Quand je suis parti, c’était solide » : l’ex-patron de Cycles Lapierre dégaine un communiqué âpre suite au redressement de la marque

 
Gilles Lapierre, ancien directeur général de Cycles Lapierre, a rompu le silence dans un communiqué après le placement de la marque dijonnaise en redressement judiciaire. Parti fin 2022, il défend son bilan et pointe, sans les nommer, les décisions prises après son départ.
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Source : Julien Fautrat

Le tribunal de commerce de Dijon a placé la marque de vélos Cycles Lapierre en redressement judiciaire le 25 août 2026, avec une période d’observation pour trouver un repreneur ou des fonds. Fondée à Dijon en 1946 par Gaston Lapierre, l’entreprise emploie aujourd’hui 106 personnes.

Sa maison mère, le géant néerlandais Accell, a fait faillite début août, ce qui a directement précipité la chute de la filiale dijonnaise. À la tête de la société aujourd’hui, William Perrier, son directeur général, qui nous avait d’ailleurs déjà détaillé son plan pour sauver la marque.

« Quand j’ai quitté l’entreprise, elle était dans une position solide »

En ce mois de septembre 2026, Gilles Lapierre, ancien directeur général de Cycles Lapierre, a décidé de s’exprimer sur la situation par la voie d’un communiqué, nous apprend Bike Europe.

« Quand j’ai quitté l’entreprise, elle était dans une position solide, le fruit de plusieurs années de travail, de décisions, d’investissements et d’engagement collectif », a déclaré Gilles Lapierre. L’ancien dirigeant ajoute que l’entreprise avait « construit des bases solides pour poursuivre un avenir ambitieux ».

S’ensuivent les mots suivants : « Sans volonté de polémique personnelle, chacun est en droit de s’interroger sur le chemin parcouru depuis mon départ et sur les décisions qui ont conduit l’entreprise à sa situation actuelle », écrit-il.

Prêt à s’impliquer de nouveau dans Lapierre

À propos des salariés, « ils ne doivent pas subir les conséquences de décisions prises après mon départ. Ils méritent de comprendre la réalité de la situation de leur entreprise, mais surtout de pouvoir envisager l’avenir avec confiance ».

Dans l’ensemble, le ton du communiqué est subtilement offensif, pointant du doigt la direction prise par l’entreprise après son départ. Pour autant, il n’exclut pas de s’impliquer dans le processus en cours. « Je serai prêt, dans la limite de ce qui est en mon pouvoir, à soutenir le projet et le plan qui me sembleront les plus adaptés à la situation actuelle et les plus à même de préserver l’activité de l’entreprise, les emplois et les intérêts de toutes les parties prenantes. »

Et de conclure : « Il appartient désormais à la direction actuelle, aux actionnaires et à l’ensemble des parties prenantes de prendre leurs responsabilités. Aujourd’hui, je n’ai qu’un souhait : que l’entreprise puisse trouver un avenir et que ses salariés puissent continuer à y construire leur avenir professionnel. »


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