
L’État aussi veut se dégoogliser. Ou plutôt se désaméricaniser. C’est ce que nous apprend un récent article du Figaro qui détaille les mesures qui seront bientôt mises en place pour éviter de renforcer la dépendance numérique de la France envers les États-Unis.
Admettant que le numérique « est évidemment un des points majeurs de vulnérabilité » de la politique de souveraineté du pays, le ministre délégué chargé de la Fonction publique veut flécher les 4,5 milliards d’euros investis dans ce secteur vers des solutions françaises ou européennes.
La French Tech en première position
Plus que les critères de coûts, de performance et de disponibilité, celui de la souveraineté va devenir critique dans le choix des solutions à implémenter dans la fonction publique. À travers le programme « Je choisis la French Tech », l’État espère remplacer les solutions américaines par des solutions plus locales.
Pas question pour autant de tout développer en interne comme avec l’outil « Visio » ou « La Suite numérique ». Des partenariats seront noués avec le privé, puisque « c’est là que l’on trouve les solutions aux meilleurs standards », avance David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique. Aucune mention n’a été faite du caractère open source ou non de ces solutions. Une caractéristique pourtant essentielle pour assurer la transparence dans le traitement des données.

Si la ministre chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique se défend de viser explicitement les États-Unis avec ce nouvel effort, force est de constater que ce sont les solutions des GAFAM qui sont le plus implantées dans nos services publics, d’Office à l’Assemblée et à l’Éducation nationale en passant par Amazon chez la SNCF.
L’ire de Washington
Ces annonces font suite au lancement d’un observatoire pour la souveraineté numérique fin janvier 2026 et l’établissement d’un « indice de résilience numérique » censé donner une idée de la capacité de nos services numériques à encaisser des coupures accidentelles ou volontaires.
Pour aller plus loin
Les États-Unis appellent les géants de la tech à désobéir aux lois européennes
Reste que les velléités de préférence nationale pourront potentiellement se heurter aux règles de concurrence européennes. Elles ne manqueront pas non plus d’agacer Washington, qui voit dans les attaques envers les GAFAM un levier de réplique « discriminant » envers les États-Unis.
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