
C’est un chantier important qui arrive à sa fin. Depuis l’année dernière, la Commission européenne développe une application destinée à aider les pays membres de l’UE à déployer des systèmes de vérification d’âge sur Internet. Neuf mois après les premières annonces, la présidente de la commission vient d’annoncer que cette dernière est « techniquement prête » et qu’elle pourra « bientôt être utilisée » par les gouvernements, citoyens et plateformes volontaires.
Comme le remarque Politico, l’outil est en fait en test depuis quelques longs mois en France et arrive à point nommé pour répondre aux demandes du gouvernement, qui veut mettre en place l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la prochaine rentrée scolaire.
Une souveraineté à géométrie variable ?
Selon Ursula von der Leyen, l’application « respecte les normes de confidentialité les plus élevées au monde » et permet de prouver son âge « sans révéler quelque autre information personnelle que ce soit. » Elle est aussi open source afin que tout le monde puisse l’utiliser facilement et scruter son code pour d’éventuelles failles. Enfin, elle fonctionne supposément « sur n’importe quel appareil », que ce soit un téléphone, une tablette ou un ordinateur.

Ce dernier point devra être vérifié une fois l’application officiellement disponible, cela dit. Lors du développement, d’importants doutes planaient sur la compatibilité du logiciel avec les systèmes d’exploitation alternatifs en raison de l’utilisation des certificats d’intégrité distribués par Apple et Google. Cela créerait une dépendance problématique à des plateformes américaines à un moment où la souveraineté numérique est plus que jamais nécessaire.
Un contrôle strict
Pour le moment, seule une préversion datée de mars dernier est téléchargeable sur GitHub (une autre plateforme américaine dépendante de Microsoft cette fois), mais le fonctionnement de l’outil devrait être simple, un scan de la carte d’identité, une petite vidéo en selfie et ensuite la vérification de l’âge sur les plateformes se fera plus ou moins automatiquement.
Pour aller plus loin
France Identité : voici une solution propre pour prouver son âge sans donner son nom ni son âge exact
L’idée pour la présidente de la commission est de prouver son âge sur Internet comme il faut « prouver son âge pour acheter des boissons alcoolisées dans un magasin. » Et autant dire que Bruxelles n’est pas prête à laisser les entreprises vendre discrètement des mignonnettes sous le manteau. « Nous aurons une tolérance zéro pour les entreprises qui ne respectent pas les droits de nos enfants », explique Ursula von der Leyen, qui affirme qu’« il n’y a dès lors plus d’excuses qui tiennent » pour les plateformes visées par le contrôle d’âge.
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