Il mesure 4h d’autonomie sur son Lenovo et attaque la Fnac

8 heures, vraiment ?

 
Un client de la Fnac estimait que son Lenovo IdeaPad Slim 3 ne tenait pas les 8 heures d’autonomie promises. Le tribunal judiciaire de Montpellier vient de lui donner tort, dans une décision qui rappelle ce que vaut vraiment un chiffre constructeur.
Le PC portable Lenovo IdeaPad Slim 3 // Source : Lenovo

Bonne trouvaille de Clubic sur cette affaire. Le tribunal judiciaire de Montpellier a tranché le 12 mai 2026 : un client de la Fnac qui réclamait le remboursement de son Lenovo IdeaPad Slim 3 pour autonomie insuffisante est débouté sur toute la ligne.

L’acheteur avait payé l’ordinateur 549,99 euros sur Fnac.com en septembre 2024, persuadé qu’il tiendrait 8 heures sur batterie après un échange avec le chat du site. En usage réel, ses propres chronométrages oscillaient entre 4 h et 6 h 30. Le SAV de l’enseigne n’a jamais constaté de défaut, une médiation via la FEVAD (l’organisme officiel de règlement des litiges du e-commerce) a échoué en mai 2025, et l’acheteur a fini par saisir la justice sans avocat.

MobileMark 2018, une norme taillée pour les constructeurs

Les 8 heures annoncées reposent sur MobileMark 2018, un protocole standardisé utilisé par à peu près tous les fabricants de PC portables. Sa particularité : il est édité par BAPCo, un consortium dont les membres s’appellent Lenovo, Microsoft, Intel, Dell, HP ou Samsung.

Autrement dit, les constructeurs notent leurs propres copies. Le test simule un usage très modéré : bureautique légère, navigation, lecture vidéo, écran et connexions ménagés. Pour les juges, ce chiffre est légal car il s’appuie sur une norme reconnue à l’international, et surtout, la Fnac n’avait jamais affiché les 8 heures sur sa fiche produit : il s’agissait d’une donnée constructeur, pas d’une promesse de l’enseigne. Les relevés de l’acheteur n’ayant été authentifiés par aucun expert indépendant, le tribunal écarte toutes ses demandes.

Petite consolation : la Fnac, qui réclamait 200 euros de frais d’avocat, ne les obtient pas non plus. Selon Clubic, qui a révélé l’affaire, l’acheteur reste redevable des frais de justice.

La leçon est rude pour les consommateurs : le chiffre d’autonomie sur la fiche d’un PC portable n’est pas un engagement contractuel, mais un résultat de labo obtenu dans des conditions qui n’ont rien à voir avec votre quotidien. C’est légal, et ça le restera tant que personne n’attaquera la norme elle-même, comme l’a fait l’UFC-Que Choisir contre Ubisoft sur un autre terrain.

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