
Si Garmin est spécialisé dans le domaine des montres de sport, la marque américaine n’a de cesse, depuis des années, d’étendre le champ de données analysées durant l’entraînement. Selon les informations du site the5krunner, le constructeur aurait ainsi récemment racheté l’entreprise Moxy Monitor, spécialisée dans la mesure d’oxygène musculaire, ou SmO2.
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L’information reste à prendre au conditionnel, puisqu’elle ne repose que sur une source proche de la transaction. the5krunner reconnaît ne pas avoir pu la confirmer auprès des deux entreprises.
L’oxygène musculaire, c’est quoi au juste ?
Moxy Monitor fabrique un petit boîtier qui se porte directement sur un muscle, la cuisse le plus souvent. Il mesure la SmO2, la saturation en oxygène du muscle, grâce à la spectroscopie proche infrarouge (NIRS). Concrètement, le capteur envoie de la lumière infrarouge dans les tissus et en déduit la quantité d’oxygène que l’hémoglobine transporte dans le muscle sollicité. Rien à voir, donc, avec la SpO2, l’oxygène du sang que votre montre lit au poignet la nuit.
Ces capteurs permettent deux analyses distinctes, avec le pourcentage d’hémoglobine qui transporte de l’oxygène à cet instant et sa vitesse de variation, pour la recharge du muscle en oxygène durant l’effort. En pratique, un taux qui décroche pendant un effort régulier marque le seuil, de quoi affiner votre allure en course à pied sans passer par un test en laboratoire. Un taux qui ne remonte pas entre deux répétitions trahit une récupération incomplète, un signal utile pour piloter vos séances de musculation ou de fractionné.
Pourquoi Garmin vise ce capteur
Depuis quelques mois, Garmin ne masque pas son intérêt pour les données musculaires. Outre les plans Garmin Coach liés à la musculation, le constructeur a déposé, en février 2026, la marque Muscle Battery, un algorithme bâti autour de la SmO2.

Or cette mesure est impossible à lire au poignet : elle réclame un capteur dédié plaqué sur le muscle visé. Garmin sait déjà exploiter les données de capteurs tiers comme Moxy et Train.Red via le profil ANT+, mais n’avait ni ses propres optiques, ni ses données de calibration. Racheter Moxy lui apporterait un matériel validé scientifiquement et des années de mesures de terrain, sans repartir de zéro.
Contrairement aux capteurs cardio optiques ou à l’analyse de la SpO2, ce capteur ne se loge cependant pas dans une montre Garmin. Il nécessite un accessoire séparé, sanglé sur la cuisse, les bras ou le torse, en fonction des groupes musculaires que l’on souhaite analyser. Les optiques de Moxy ont d’ailleurs leurs limites connues, sensibilité au placement et calibration capricieuse en tête, exactement ce qui a maintenu ces capteurs dans une niche. Si le rachat se confirme, Garmin aura sans doute davantage à peaufiner le capteur qu’à simplement y coller son logo.
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