Tous les constructeurs y vont désormais de leur MacBook Neo killer avec des machines abordables à moins de 1000 euros, mais qui ne font pas de concession sur leur design et parfois même leur écran.
Ce Zenbook 14 conserve ainsi le standing de la gamme d’Asus mais se repose sur une puce Snapdragon X pour contenir son tarif. On verra que des sacrifices ont été faits, mais que ce Zenbook abordable a les fondations solides.
Fiche technique
| Modèle | Asus Zenbook 14 (UX3480, Snapdragon) |
|---|---|
| Dimensions | 311,1 mm x 16,9 mm |
| Définition | 1920 x 1200 pixels |
| Technologie d’affichage | OLED |
| Processeur (CPU) | Snapdragon X X1-26-100 |
| Puce graphique (GPU) | Qualcomm Adreno |
| Mémoire vive (RAM) | 16 Go |
| Mémoire interne | 512 Go |
| Apparence | Metal |
| Système d’exploitation (OS) | Microsoft Windows 11 |
| Poids | 1100 grammes |
| Profondeur | 215,8 mm |
| Fiche produit |
La machine est prêtée par Asus pour ce test.
Design
Le design du Zenbook 14 ne change pas par rapport au reste de la gamme Zenbook avec son châssis aluminium et son capot d’écran en Ceraluminum, un matériau qui associe céramique et aluminium en théorie bien plus durable et moins sensible aux rayures.
Visuellement, le Zenbook conserve son aspect premium, avec son couvercle à la texture granuleuse et un reste du châssis, côté clavier et pavé tactile, qui retient peu les traces de doigts. L’ensemble respire la robustesse, sans le moindre jeu senti lors des différentes manipulations de l’appareil.

Surtout, ce coloris bleu glacier, qui nous avait tapé dans l’oeil au Computex cette année, est du plus bel effet. Bref, Asus a un train d’avance sur le design de ses machines depuis quelques années. Avec ses 1,1 kg et son écran de 14 pouces, il aurait pu certes se placer sous la barre des 1 Kg (le Zenbook A16 ne pèse que 1,2 kg), mais on ne va pas s’en plaindre.
Clavier et pavé tactile
Le clavier de la gamme Zenbook s’est sérieusement amélioré ces dernières années, avec son toucher lisse et agréable, sa distance d’activation satisfaisante et son silence d’église. L’expérience de frappe est sur ce point quasi-parfaite. On salue aussi la présence de rétroéclairage sur le clavier pour une utilisation dans la pénombre.
Mais comme sur le Zenbook A16, si le pavé tactile offre une surface d’utilisation suffisamment large, on regrette l’absence de retour haptique, surtout pour un ultraportable qui peut se vendre à 1000 euros. Il faudra faire avec le clic mécanique.
Connectique
Niveau connectique, on est forcément moins bien loti que le reste de la gamme, mais la configuration reste tout à fait acceptable à ce niveau. Sur la gauche du châssis, on retrouve 2 ports USB-C en USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s) supportant à la fois la charge et le branchement à un écran, ainsi qu’un port HDMI 2.1 plein format et un port audio jack.
Seul un port USB-A 3.2 Gen 1 (5 Gb/s) se trouve sur le côté droit. Pas de lecteur de carte SD, mais c’est finalement attendu sur une machine de ce type.
Sur la partie connectivité, le Wi-Fi 6E et le Bluetooth 5.3 sont de la partie.
Webcam et audio
La webcam du Zenbook 14 reste dans les standards de la gamme avec un capteur 1080p 2,1 MP on ne peut plus classique. Ici, la puce Qualcomm reste forcément un cran en dessous de ce que peut nous offrir la génération X2 cette année, avec un rendu faiblard, granuleux et manquant de piqué. Cela suffira pour vos visios mais on a vu mieux.

En termes de rendu audio, c’est finalement satisfaisant pour le format, similaire à ce qu’on peut entendre sur un XPS 13 par exemple. Les deux haut-parleurs sont placés sous le châssis, aux deux extrémités, mais offrent des médiums assez clairs, sans trop de saturation. De quoi regarder des vidéos et écouter de la musique de temps en temps sans s’abîmer les oreilles.
Écran
Asus s’efforce de proposer des panneaux Oled sur ses ordinateurs les plus abordables, y compris sur ce Zenbook 14 sous la barre des 1000 euros. L’écran de 14 pouces exploite donc la technologie Oled à une définition de 1920 sur 1200, soit un ratio de 16:10. Le taux de rafraîchissement n’est que de 60 Hz, mais l’écran couvre 100 % du gamut DCI-P3, un plus pour les créatifs. Il ne gère pas le HDR, et le mode DCI-P3 de l’application MyAsus sature bien trop les couleurs.
L’absence de HDR est aussi contre-productive pour l’Oled : vous profiterez certes du contraste quasi infini, mais les pixels émissifs ne pourront vous offrir une expérience visuelle supérieure si l’écran ne supporte pas le HDR. Mais il faut avouer que le confort d’utilisation est bien là, et déjà nettement supérieur à du LCD sur cette gamme de produit, qu’il s’agisse de bureautique, navigation et visionnage de contenus vidéo.

Dans nos mesures, nous retrouvons les promesses d’Asus, à savoir une luminosité de 300 cd/m², même en plein écran, ce qui suffit dans la plupart des situations, mais la dalle brillante reflétera sans détour n’importe quelle source lumineuse. Ne vous attendez pas à l’utiliser en plein jour sans la moindre gêne.
Face au MacBook Neo, le Zenbook 14 prend l’avantage du contraste avec l’OLED. En revanche, l’écran LCD de 13 pouces d’Apple monte plus haut en luminosité (500 cd/m² annoncés) et affiche une meilleure définition (2408 x 1506 pixels).
La précision des couleurs est correcte, avec un Delta E moyen de 3,33, juste au-dessus du seuil de 3 sous lequel les écarts deviennent difficiles à percevoir. Cela suffit pour les contenus web et photo.
Nos principaux regrets pour cet écran tiennent à son taux de rafraîchissement de 60 Hz, à l’absence de HDR et aux reflets de la dalle brillante. Asus a dû faire des économies pour contenir le prix, ces limites se comprennent donc mais reste regrettables.
Logiciel
On connaît bien Windows 11 ARM désormais. Cette version de l’OS s’améliore d’année en année sur le terrain de la compatibilité des applications et même de certains jeux. Vous ne rencontrerez finalement qu’assez peu d’applications qui ne se lanceront pas sur une puce Snapdragon.

Sur ce Zenbook, Asus inclut encore son logiciel de gestion MyAsus dont on a désormais l’habitude. Il reste pratique à utiliser pour configurer les différents profils d’alimentation de la machine, mais aussi pour accéder à différents réglages liés à l’écran Oled (profil de couleurs, protection de la dalle).
Performances
Nous testons ici la version Qualcomm de la gamme Zenbook 14, avec sa puce Snapdragon X (X1-26-100, ni Plus ni Elite) et sa configuration 8 cœurs / 8 threads pouvant grimper jusqu’à 2,97 GHz. Notre configuration embarque 16 Go de RAM en LPDDR5X, mais il existe une version à 8 Go au tarif de 799 euros.
Le stockage reste le même pour les deux versions avec un SSD de 256 Go. Au vu du profil de la machine, nous l’avons testée avec nos benchmarks classiques pour la comparer aux autres machines de la même catégorie.
La RAM est soudée à la carte mère : impossible de passer de 8 à 16 Go après l’achat, il faut donc bien choisir sa configuration dès le départ. Le SSD, lui, se loge dans un port M.2 et peut être remplacé, Asus précisant que seuls les modèles simple face sont compatibles.
Benchmarks
Nous connaissons déjà un peu le profil de performance du Snapdragon X et nos benchmarks le confirment encore. Sur Cinebench 2026, le Zenbook 14 atteint les 2332 points en multicœurs et 383 points en monocœur. C’est légèrement derrière le HP OmniBook 5 et son châssis plus large, mais encore devant le MacBook Air M3 (sauf en monocœur) et largement devant le MacBook Neo. On reste ici derrière les puces Intel Core Ultra 5 et AMD Ryzen AI 7 des Honor MagicBook 16 et HP OmniBook X Flip 16, deux PC 16 pouces au même tarif.

Certes, le châssis plus large permet en théorie de refroidir plus efficacement la puce, mais l’écart reste substantiel et montre les limites de la puce dans ce Zenbook 14. Surtout, il s’agit de la puce Qualcomm la plus lente en monocœur de notre base de données, derrière même un ancien Intel Core i5. La réactivité au quotidien en prend donc un coup, car les principaux cas d’usage de cette machine (bureautique, navigation web, streaming) reposent sur les performances en monocœur.
Côté graphique, l’iGPU Adreno X1-45 n’a jamais été le point fort des puces Qualcomm. Dans nos benchmarks, il se place entre les Radeon 820M et 840M / 860M d’AMD, bien loin derrière l’A18 Pro du MacBook Neo.

Si on peut évoquer ici le jeu occasionnel, c’est aussi l’usage des applications créatives (aussi de manière occasionnelle) qui sera fortement bridé sur la machine. Si ce n’est pas la fonction première du Zenbook 14, la polyvalence de certaines autres puces équivalentes sur ce segment joue en sa défaveur.

Concernant le stockage, il n’est pas non plus très glorieux, surtout pour une machine à 1000 euros avec 2,4 Go/s en lecture séquentielle et 2 Go/s en écriture. On a évidemment vu pire, sous la barre des 2 Go/s notamment pour le Neo ou d’autres machines du genre, mais on sent que la crise du stockage est passée par là.
Refroidissement et bruit
Le Zenbook 14 saura se faire silencieux au quotidien lors des tâches bureautiques, il sera même inaudible. Mais si vous le poussez dans ses retranchements en termes de rendu vidéo ou jeu vidéo (ou en obstruant ses sorties d’air), il soufflera alors assez bruyamment, sans qu’on atteigne les sommets d’un PC de jeu non plus. Cela reste tout à fait acceptable, surtout que les températures en surface de châssis dépasseront rarement les 40 °C.
Autonomie
Le Zenbook 14 est équipé d’une batterie de 50 Wh, que vous pourrez recharger avec un bloc d’alimentation USB-C de 68 watts fourni dans la boîte.
Nous avons testé la machine en usage bureautique classique (navigation, traitement de texte, streaming occasionnel) avec la luminosité de l’écran réglée à 50 %, nous obtenons entre 17 et 18 heures d’usage sans interruption. Sur ce point, Qualcomm convainc systématiquement et ce depuis la première génération.
Prix et disponibilité
Le même châssis existe aussi avec une puce AMD Ryzen AI 7 345 ou Intel Core Ultra série 3. Ces versions ont une batterie de 70 Wh, contre 50 Wh pour la version Snapdragon, et certaines passent à un écran OLED 3K à 120 Hz. Elles coûtent aussi bien plus cher : en Espagne, la version AMD démarre à 1199 euros et la version Intel à 1799 euros.
Il n’y a pas d’offres pour le moment, découvrez :
L’Asus Zenbook 14 (version Snapdragon) débute à 799 euros en configuration 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. Nous avons testé ici la version à 16 Go de RAM vendue à 999 euros. Elle est donc plus chère que le MacBook Neo, mais en théorie plus à l’aise en multitâche avec deux fois plus de mémoire que lui (8 Go, sans option supérieure). L’écart ne devrait toutefois pas être massif.








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